OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2017 > Septembre 2017 > WhatsApp, FacebooK... Les réseaux sociaux, nouveaux arbres à palabres (1/2)

WhatsApp, FacebooK... Les réseaux sociaux, nouveaux arbres à palabres (1/2)

mercredi 6 septembre 2017

Usages et comportements

A longueur de journée, des Sénégalais, surtout des jeunes, sont connectés sur les forums de discussions : Facebook, WathsApp, presse en ligne... où toutes les questions sont abordées ; des plus utiles au moins importantes.

Des forums qui, aujourd’hui, sont les lieux privilégiés pour prendre la parole avec toutes les dérives que cela comporte.

Dans le jardin du Point-E, sur la route qui mène à la police de Grand-Dakar, une fille est tranquillement assise. La nuit tombant, elle est sortie, dit-elle, pour prendre de l’air en cette période de forte canicule à Dakar. Sokhna Mbathio Sall qui a quitté son Saloum natal pour venir en vacances chez des parents dans la capitale sénégalaise profite aussi de ce moment de solitude pour échanger avec ses amies via leur groupe WathsApp. Ce forum de discussions, Mbathio et ses anciennes camarades de classe l’ont créé au milieu de l’année scolaire 2016-2017.

A son avis, leur groupe WathsApp leur permet d’échanger des informations sur la mode, la tendance du moment, mais aussi de partager des exercices. Le groupe a aussi un caractère ludique surtout en cette période de grandes vacances où elle et ses amies, à longueur de journée, se partagent des messages audio et vidéo. Même si cette discussion est privée et ne concerne qu’un nombre restreint d’amies qui ont cheminé ensemble de la 3ème à la terminale, Sokhna Mbathio Sall n’a pas peur que le contenu de leurs discussions se retrouve un jour sur la place publique parce que, dit-elle, il n’y a rien de compromettant dans leurs échanges.

Le respect de cette charte, poursuit-elle, est même une obligation pour adhérer à ce groupe. Celle qui passe outre ce consensus, est remise à l’ordre sans hésitation. Si elle récidive, elle la « retire purement et simplement » de la plateforme. Sokhna Mbathio est au courant de toutes les dérives notées, ces derniers temps, sur WathsApp, Facebook et autres réseaux sociaux et forums de discussion. Elle est sûre qu’elle ne sera pas une deuxième Amy Collé Dieng, la chanteuse sénégalaise qui s’est retrouvée en prison pour avoir tenu des propos offensants contre le chef de l’Etat avant d’être libérée après quelques jours de détention. Dans son groupe WathsApp « Sopey Karim », l’artiste avait, dans un message audio, tenu des propos discourtois contre le président de la République.

Cette discussion tenue dans un cadre privé s’était retrouvée dans l’espace public. Pour Basile Niane youtubeur et social manager, le cas de l’artiste Amy Collé Dieng est un peu dérangeant parce que l’Etat a arrêté quelqu’un qui a parlé dans le cadre privé. « Le problème qui se pose est que créer un groupe ne veut pas dire que tu es responsable du contenu. La personne qui diffuse pose souvent problème. Si l’on arrête la personne qui a créé le groupe, forcément, on doit mener des enquêtes pour retrouver la personne qui a fait sortir le contenu », explique Basile Niane.

A l’instar de Sokhna Mbathio Sall, beaucoup de jeunes restent, à longueur de journées, connectés sur internet. Ils sont sur WathsApp, Facebook, twitter, et autres forums de discussion qu’on peut même retrouver dans la presse en ligne. Aujourd’hui, on assiste à une génération 2.0.

Mais le seul problème, déplore Basile Niane, est que « les gens ne savent plus où se limite la liberté d’expression et où commence celle des autres ». « Il faut comprendre que tout n’est pas bon à dire sur les réseaux sociaux. Quand le dire et où le dire, c’est important et il faut qu’on apprenne cela aux jeunes », suggère M. Niane. Qu’est-ce qui doit être dit sur les forums de discussion et qu’est-ce qui ne doit pas l’être ? Djiby Dieng connait la réponse à cette question. Très « connecté », le trentenaire est sur Facebook et est membre d’un groupe WathsApp.

Sur Facebook, dit-il, il discute avec ses amis via Messenger. Sa vie privée, est-ce qu’il l’expose sur ces forums de discussion ? Jamais !, répond, sans ambages, Djiby Dieng aujourd’hui père d’un enfant. La naissance de son « petit bout de bois de Dieu », il ne l’a pas annoncé sur sa page Facebook comme le font certains avec une photo du nouveau à l’appui. « Je pense qu’on ne doit pas publier tout sur Facebook ou partager sur WathsApp. Pour moi, la naissance de mon enfant fait partie de ma vie privée », explique M. Dieng, ouvrier maçon de profession.

Selon lui, il y a certains qui, sur WathsApp ou Messenger, parlent de leur vie de famille ou de couple avec des amis virtuels. D’autres envoient des photos ou vidéos compromettantes à des amis par WathsApp ou autres canaux de communication sur internet. Ces photos prises ou envoyées dans un cadre privé se retrouvent souvent sur la place publique.

C’est le cas de la danseuse Mbathio Ndiaye dont les photos laissant apparaître ses parties intimes étaient partagées sur WathsApp. Cet épisode avait fini par créer un tollé général. Ce qui avait poussé la danseuse à se confondre à des excuses publiques. Mais le mal était déjà fait.

Aliou Ngamby Ndiaye

(Source : Le Soleil, 6 septembre 2017)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4737/5485 Régulation des télécoms
  • 364/5485 Télécentres/Cybercentres
  • 3723/5485 Economie numérique
  • 1964/5485 Politique nationale
  • 5188/5485 Fintech
  • 530/5485 Noms de domaine
  • 2016/5485 Produits et services
  • 1750/5485 Faits divers/Contentieux
  • 754/5485 Nouveau site web
  • 5485/5485 Infrastructures
  • 1920/5485 TIC pour l’éducation
  • 239/5485 Recherche
  • 243/5485 Projet
  • 4297/5485 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1835/5485 Sonatel/Orange
  • 1600/5485 Licences de télécommunications
  • 302/5485 Sudatel/Expresso
  • 1027/5485 Régulation des médias
  • 1285/5485 Applications
  • 1087/5485 Mouvements sociaux
  • 1882/5485 Données personnelles
  • 150/5485 Big Data/Données ouvertes
  • 641/5485 Mouvement consumériste
  • 453/5485 Médias
  • 653/5485 Appels internationaux entrants
  • 1642/5485 Formation
  • 95/5485 Logiciel libre
  • 2486/5485 Politiques africaines
  • 1008/5485 Fiscalité
  • 197/5485 Art et culture
  • 602/5485 Genre
  • 1952/5485 Point de vue
  • 1076/5485 Commerce électronique
  • 1486/5485 Manifestation
  • 322/5485 Presse en ligne
  • 149/5485 Piratage
  • 246/5485 Téléservices
  • 946/5485 Biométrie/Identité numérique
  • 410/5485 Environnement/Santé
  • 369/5485 Législation/Réglementation
  • 361/5485 Gouvernance
  • 1778/5485 Portrait/Entretien
  • 157/5485 Radio
  • 794/5485 TIC pour la santé
  • 286/5485 Propriété intellectuelle
  • 58/5485 Langues/Localisation
  • 1080/5485 Médias/Réseaux sociaux
  • 2071/5485 Téléphonie
  • 205/5485 Désengagement de l’Etat
  • 1053/5485 Internet
  • 116/5485 Collectivités locales
  • 438/5485 Dédouanement électronique
  • 1242/5485 Usages et comportements
  • 1047/5485 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 572/5485 Audiovisuel
  • 3574/5485 Transformation digitale
  • 408/5485 Affaire Global Voice
  • 271/5485 Géomatique/Géolocalisation
  • 375/5485 Service universel
  • 661/5485 Sentel/Tigo
  • 176/5485 Vie politique
  • 1818/5485 Distinction/Nomination
  • 37/5485 Handicapés
  • 702/5485 Enseignement à distance
  • 789/5485 Contenus numériques
  • 586/5485 Gestion de l’ARTP
  • 193/5485 Radios communautaires
  • 2172/5485 Qualité de service
  • 451/5485 Privatisation/Libéralisation
  • 138/5485 SMSI
  • 589/5485 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2722/5485 Innovation/Entreprenariat
  • 1352/5485 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5485 Internet des objets
  • 177/5485 Free Sénégal
  • 1069/5485 Intelligence artificielle
  • 202/5485 Editorial
  • 10/5485 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5485 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous