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Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2017 > Août 2017 > Sidy Diagne (Pdg Excaf) : ‘’Les difficultés financières que nous rencontrons…’’

Sidy Diagne (Pdg Excaf) : ‘’Les difficultés financières que nous rencontrons…’’

mercredi 30 août 2017

Portrait/Entretien

La situation générale du groupe, les difficultés financières, les licenciements, mais surtout les problèmes techniques de la TNT, le soutien de l’Etat… Sidy Diagne, le PDG d’EXCAF, s’est exprimé sur toutes ces questions. Sans oublier le secteur des médias. Entretien.

Une information fait état d’une vente aux enchères des immeubles d’EXCAF par la Banque islamique. Dans votre communiqué, vous dites que cette procédure de la BIS ne met nullement à risque le patrimoine du groupe. Sur quoi vous vous fondez ?

On se fonde sur la bonne relation que nous avons avec la banque. Nous essayons de trouver des voies de sortie. Cette banque nous a accompagnés depuis le début du projet, depuis les problèmes que nous avons eu dans le processus. En aucun moment, elle ne nous a manifesté une position radicale pour une sortie de crise. Nous avons trouvé, aujourd’hui, les voies et moyens pour non seulement restructurer cette créance et l’étaler sur une période beaucoup plus longue, mais également leur donner l’assurance que cette restructuration sera respectée.

Nous sommes, aujourd’hui, dans une position où le projet est à un tournant plus favorable pour nous. Nous avons, avec l’appui de l’Etat, trouvé des financements, nous avons même mis en place une équipe pour aller vers les populations et les accompagner dans l’installation des équipements et de leur apporter toute l’assistance nécessaire pour qu’elles puissent bénéficier pleinement de la TNT.

Est-ce que vous pouvez faire le point sur la TNT ?

La TNT est à son dernier tournant. D’abord, dans la première phase, il s’agissait de bâtir l’infrastructure. On a 26 sites à bâtir et on doit mettre en place tous les émetteurs pour abriter le service. Ce qui reste, c’est d’approvisionner suffisamment le marché en décodeurs, pour que les populations puissent s’approprier le projet. Il ne faut pas oublier que ce sont des opérations qui doivent bénéficier à l’ensemble des populations et sur toute l’étendue du territoire. Il ne faut pas qu’il y ait une discrimination. Par exemple, que certaines chaines soient disponibles à Dakar et qu’à Ziguinchor, on ne puisse pas les recevoir.

Cette phase a été bien faite, nous sommes dans un processus d’approvisionnement en décodeurs. Malheureusement, il y a, dans ce pays, beaucoup de décodeurs qui n’étaient pas homologués. D’ailleurs, certaines populations ont acheté ces décodeurs ‘’piratés’’. Nous sommes en mesure de mettre tous les moyens pour que seuls les décodeurs accrédités puissent recevoir les chaines nationales. Il y a aussi d’autres chaines que l’Etat veut mettre en place et nous ferons en sorte que seuls les décodeurs agréés puissent offrir ces services-là. Il est beaucoup plus simple aussi d’acheter un décodeur, mais il a fallu du temps pour que notre expertise soit mise en place. Nous couvrons aujourd’hui 90 % du territoire, certaines zones comme Kolda et Sédhiou sont en cours d’installation. Excepté ces localités, nous pouvons dire que, géographiquement, les zones sont assez couvertes.

Pour ce qui est des décodeurs également, nous pouvons dire que 100 % du territoire est couvert. En ce qui concerne le nombre de décodeurs, nous avons un engagement pour 865 mille décodeurs. Nous pensons que cela va évoluer pour atteindre 1 million. Nous sommes en train d’approvisionner le marché pour que tous les foyers puissent avoir un décodeur à domicile.

Combien de décodeurs sont vendus à ce jour ?

Nous en sommes à un peu moins de 400 000. A votre arrivée, vous avez vu du monde en bas (l’interview a eu lieu hier au siège d’EXCAF). D’aucuns sont venus pour les décodeurs, d’autres pour l’identification. Cela veut dire que les Sénégalais croient en notre projet. Nous sommes à la place de l’Obélisque (actuelle place de la Nation), à la place de France (promenade des Thiessois), à Touba, à Kaolack, nous sommes dans toutes les grandes villes. Nous voulons que les populations, là où elles puissent être, puissent en avoir accès. Ce n’est pas seulement le fait de vendre un décodeur ; il y a tout un ensemble. Il y a l’assistance technique.

Avec le décodeur, il y a des chaines qui disparaissent, parfois c’est le blackout total. Il y a beaucoup de problèmes. Que se passe-t-il réellement ?

La TNT, c’est une technologie très pointue. Avec l’analogie, on pouvait avoir la chaine avec beaucoup de grains, mais avec la TNT, soit on a l’image, soit on ne l’a pas. Ce problème peut facilement provenir même de l’installation chez le client. C’est pourquoi nous avons initié une campagne qui s’appelle ‘’Nemeku sa TNT (vérifier votre TNT)’’. Nous proposons nos services aux gens et leur demandons de brancher leurs décodeurs et à respecter les normes comme dans une technologie qui nécessite une certaine expertise. C’est dans ce cadre que nous avons entamé une formation de 9 000 jeunes qui se chargeront, dans les localités, d’apporter l’assistance aux populations. Une simple antenne mal dirigée peut faire tourner les chaines. C’est ce que nous voulons expliquer aux populations et c’est cela que nous voulons régler.

Il y a des gens qui ont acheté des postes téléviseurs avec TNT intégrée, mais vous avez coupé le signal. Pourquoi ?

Je n’aime pas l’expression ‘’couper le signal’’. Nous avons des décodeurs qui sont agréés pour tout le monde. De même, nous proposerons à ces téléviseurs des connectiques qui leur permettraient de ne plus utiliser les décodeurs. Mais ils pourront avoir accès à cela. Il faut bien comprendre le modèle de partenariat que nous avons. Il s’agit d’un investissement et c’est nous qui devons assurer notre retour sur investissement. Si chacun achetait un téléviseur avec TNT intégrée, on aurait moins de moyens pour faire un retour sur investissement.

Certains avaient acheté un décodeur EXCAF et par la suite ont acquis un téléviseur avec TNT intégrée. Mais il y a eu qui ont vu leur signal coupé…

(Il coupe) Je n’ai jamais eu vent d’une personne dans ce cas-là. Mais si ça existe, cette personne aura tout notre soutien technique. Nous avons un centre d’appel pour fournir l’assistance nécessaire à ces personnes. Toute personne qui nous appelle et nous fait part de ses problèmes, c’est de notre intérêt, surtout de notre devoir, de l’assister.

Au vu de la communication qui a été faite, ce que le Sénégalais avait compris est qu’il suffisait juste de débourser 10 000 F pour avoir le décodeur. Il s’est trouvé qu’il y a derrière d’autres éléments… Finalement, on passe de 10 000 à 30 000 F CFA, c’est-à-dire du simple au triple.

Aujourd’hui déjà, le décodeur coûte 25 000 F CFA, ce qui est son coût réel. Nous avons fait un effort commercial pour que ce décodeur puisse être accessible à tous. Nous perdons beaucoup d’argent dans la vente des décodeurs qui n’est même pas notre métier. Nous nous sommes dit : pour que ce basculement puisse se faire le plus vite possible, il faut que le prix du décodeur soit accessible. Nous ne voulons pas laisser des familles en rade.

Mais il faut que les Sénégalais sachent que lorsqu’ils achètent un décodeur à 10 000 F, il y a beaucoup de facteurs contraignants dans ce système. Ils sont habitués à regarder la télé à travers les câblos (câblodistributeurs), ce qui est un véritable problème qu’il faut impérativement régler. Si, aujourd’hui, nous espérons un retour sur investissement, alors que les gens achètent les décodeurs pour simplement regarder les chaines nationales, là aussi se pose un autre problème. C’est pourquoi nous avons discuté avec les autorités, l’association des consommateurs et nous leur avons fait part des réels problèmes que nous rencontrons. Nous leur avons expliqué également que nous vendons les décodeurs à perte. Il faut qu’on réajuste le prix pour nous permettre d’être en position de terminer le projet.

Effectivement, le décodeur coûte 10 000 F. Il y a une partie assignée au décodeur qui coûte 5 000 F. C’est nous qui avons fait un appui financier pour dire aux gens que nous allons leur faire découvrir les services annexes pour deux mois d’abonnement à 10 000 F. Mais si on calcule le prix de ces abonnements-là, nous ne gagnons presque rien. On gagne de l’argent chez un client qui, après avoir regardé le bouquet pendant 2 mois, arrive à nous faire confiance et éprouve l’envie de continuer avec nous.

Cependant, il y a tout un travail que nous devons mener pour améliorer la qualité de services pour que la personne puisse se retrouver dans nos produits. A côté, nous avons un bouquet qui coûte 5 000 F. Il y a des ‘’câblos’’ qui ne payent pas d’émetteurs, ni les éditeurs de chaines qui n’ont aucune responsabilité à savoir si l’émetteur marche ou pas. Ces gens vendent des émetteurs à 2 000 F. Ce sont des situations qui ne peuvent plus continuer. Il faut que chacun prenne ses responsabilités pour mettre fin à cette situation. Ce sont ces genres de contraintes qui font que tout ce que vous voulez faire dans ce projet est difficilement réalisable.

Mais est-ce que la mauvaise qualité des services des décodeurs n’est pas l’un des facteurs qui expliquent la non-atteinte de votre objectif ?

Non ! Aujourd’hui, chaque client a un cas particulier. Nous avons un centre de monitoring qui fonctionne 24 heures/24, qui veille sur l’ensemble des chaines pour qu’en cas de problèmes, nos techniciens soient les premiers à réagir. Ils veillent aussi sur la qualité du signal et interviennent en temps réel. Ils ont même un retour sur ce que doivent recevoir les clients avec les mêmes décodeurs. Mais la réalité est que dans chaque famille, se pose une équation spécifique. Vous pouvez retrouver quelqu’un qui est au 2e étage avec un excellent signal, là où un autre présente une autre situation. Si nous avons pris sur nous la responsabilité d’assurer la formation d’autant de jeunes avec des emplois stables et durables, c’est parce que nous sommes conscients que chaque famille mérite une assistance. C’est sur quoi nous devons veiller. Mais cela n’a rien à voir avec la qualité. Parce que le décodeur est testé en amont. Chez le client, on peut parfois trouver des situations qui font que le décodeur est mal branché, l’antenne est mal disposée, par exemple.

Ce n’est une obligation pour personne de s’abonner. Ni à EXCAF ni ailleurs. C’est à nous de leur offrir un produit suffisamment attractif pour qu’ils s’y retrouvent. C’est en ça que nous nous battons pour trouver les meilleurs programmes possibles à un prix accessible. Nous ne donnons pas un produit de luxe. Nous donnons quelque chose qui est accessible à tous et surtout avec un retour des services qu’ils n’avaient pas avec les autres concurrents.

Combien sont les Sénégalais qui, après avoir accès à la TNT, ont décidé de s’abonner au bouquet ?

Ce sont des informations confidentielles que je ne vais pas divulguer ici. Mais, aujourd’hui, il y a une cohabitation entre le signal analogique et le numérique, parce que certains Sénégalais n’ont pas encore accès au décodeur. Mais lorsque les conditions seront réunies, c’est-à-dire quand toutes les familles seront dotées de décodeurs, nous espérons que le signal analogique sera coupé.

Vous avez dénoncé ce que font certains câblodistributeurs, mais EXCAF a reçu plusieurs mises en demeure venant des bouquets internationaux.

C’est un sujet extrêmement facile à résoudre. Aujourd’hui, nous avons un concurrent qui fait tout pour dire que vous n’avez pas le droit de faire ceci ou cela. Mais si on se réfère aux lois et règlements au Sénégal, ce sont les premiers (ces concurrents internationaux) à violer la loi. Tous les contrats que nous avons avec les éditeurs, vu les problèmes que nous avons, n’ont pas été payés à temps certes, mais on ne peut pas dire que nous n’avons pas de contrats avec eux. Nous avons des contrats avec des éditeurs, mais nous traversons des moments difficiles que nous leur expliquons. Pour la plupart, ils le comprennent très bien. Mais pour toutes les chaines que nous diffusons, nous avons les droits pour les diffuser.

Concrètement, qu’est-ce que l’Etat a fait pour vous quand vous avez eu ces difficultés ?

Nous avons eu le soutien de l’Etat et la confiance surtout. Le président a donné des instructions au FONGIP pour qu’il nous accompagne dans le financement. Il a aussi donné des instructions à l’ensemble des services concernés pour nous faciliter le travail. En cela, nous lui témoignons toute notre reconnaissance et nous attendons aujourd’hui que tout le processus puisse être mené à terme rapidement. Vous imaginez, depuis deux ans que nous supportons tous les frais inhérents au transport des chaines (pour les 17 chaines de télévision sénégalaises). Une chaine qui se retrouve à Ziguinchor, c’est nous qui payons son transport. Toutes les chaines diffusées ne payent aucune redevance aujourd’hui par rapport à ce projet-là. Il est grand temps, pour l’Etat, qu’il mette en place les structures qui permettent à ces chaines de payer leurs redevances.

Quand vous avez postulé pour le projet, certainement vous aviez toutes les garanties. Est-ce à dire qu’il y a des partenaires qui vous ont lâché par la suite ?

Après 18 mois, très honnêtement, je ne parle plus du passé. Les difficultés financières que nous rencontrons, tous les Sénégalais le savent. Attendre que nous ayons les installations, les décodeurs et accompagner la population, pour nous ramener à nos problèmes… Chacun fait son métier. C’est vrai que dans la profession, comme on le dit, on ne parle que des trains qui n’arrivent pas à l’heure. Mais pour un pays comme le Sénégal, il faudrait aussi qu’on parle des trains qui arrivent à l’heure. Mais l’équilibre de l’information, c’est aussi nous donner notre part de vérité. Nous avons eu une discussion avec les responsables de cette banque, avec les fournisseurs aussi. Il ne faut pas que les gens pensent que nous avons un seul problème avec la banque. Il y a aussi d’autres fournisseurs. Nous avons même des problèmes avec nos partenaires personnels avec qui nous discutons tous les jours pour amener la sérénité. Nous savons où nous mettons les pieds, nous savons pourquoi nous avons postulé à ce type de projet.

Quand on avait dit que c’est 40 milliards, tout le monde savait qu’on n’a pas 40 milliards dans les poches. On nous avait donné le projet parce qu’il y a certaines banques qui nous accompagnaient. Si elles se sont retirées aujourd’hui, ce n’est plus notre priorité. Nous avons une vision et un délai à court terme qu’il nous faut respecter, et toutes les conditions sont réunies pour qu’on le respecte. Les décodeurs sont là, on a une couverture, on a du monde sur le terrain pour assister les populations. Et sous peu, nous aurons une couverture nationale totale. C’est à ce moment qu’on nous parle de nos problèmes pour nous ramener sur des choses qui sont derrière nous. J’en suis très déçu, mais ça ne fait que nous galvaniser.

Mais est-ce que ces difficultés peuvent justifier certains licenciements abusifs ?

Je ne pense pas qu’on ait eu à faire un licenciement abusif. Je ne sais pas si vous avez des exemples. On a eu plusieurs fois des manifestations de mauvaises humeurs du personnel, ce que moi-même je comprends parce que c’est un sacrifice énorme que le personnel est en train de faire et c’est leur droit de revendiquer. Mais ça fait plusieurs mois que nous discutons, nous échangeons et ils comprennent que ce défi, si on le relève ensemble, ça participe à la pérennisation de l’entreprise. Aujourd’hui, nous finissons le projet et nous le faisons bien. Nous pérennisons la société pour au moins 20 à 30 ans. Nous ferons partie des fleurons des entreprises du Sénégal. Les gens qui restent avec nous, se battent et font des sacrifices avec nous le comprennent très bien. Après, un employé qui n’est pas content, il est libre de démissionner. Je ne peux pas retenir quelqu’un qui n’est pas en phase avec notre vision.

S’agit-il de démission ou de licenciement ?

Je ne me souviens pas de licenciement abusif. Mais quel que soit l’employé, il y a les institutions qui défendent bien les intérêts des travailleurs. S’il se sent lésé, il est libre d’aller faire prévaloir ses droits. Maintenant, nous avons un intérêt commun à préserver, c’est notre outil de travail. Et, en cela, nous devons être fermes par rapport à toutes les manœuvres qui peuvent nous empêcher d’avancer. Moi, je dois gérer l’intérêt et les emplois de 507 personnes. Celui qui veut nous accompagner le fait dans notre vision et dans l’intérêt général.

Vous connaissez certainement très bien les problèmes de la presse. Est-ce que vous n’avez pas vu trop gros avec deux télés et plusieurs radios qui vous créent finalement des difficultés ?

La presse n’est que le reflet de notre vie au quotidien. C’est mon opinion, ça n’engage que moi. Aujourd’hui, chacun veut avoir son groupe de presse ou son journal, sa radio et sa télé. Le Sénégalais n’a pas l’esprit d’association. On a 17 télés pour 14 millions d’habitants, c’est quand même énorme ! Il y a beaucoup de problèmes qu’il nous faut résoudre dans la presse. Je ne parle même pas du nombre de quotidiens, de radios et télés, alors que l’assiette publicitaire reste la même. En un moment ou à un autre, il faudrait que les gens s’arrêtent, qu’ils acceptent de se parler et mettent les pieds dans le plat. Si l’Etat veut une presse responsable, il faut qu’on encadre le secteur. Il est inadmissible d’avoir autant de quotidiens, de radios, de télés. Il faut qu’on ait l’honnêteté de reconnaitre qu’on est dans un pays pauvre et qu’on n’a pas des entreprises qui peuvent injecter de l’argent dans la communication, dans la presse à longueur de journée ; ce n’est pas possible. Il y a les priorités. Je pense que les gens sont tout aussi avisés. Ils connaissent très bien la situation, chacun prendra ses responsabilités.

En ce qui nous concerne, nous savons que nous avons deux télés qui peuvent être complémentaires. Avec la TNT, le marché des contenus est devenu plus important et vital. Nous pensons que nous avons notre place à défendre. Nous avons aussi l’avantage d’avoir plusieurs activités, une imprimerie, le bouquet de la TNT ; et ces deux télés participent à promouvoir ces activités-là, à faire connaitre aux populations ce que nous offrons. Nous avons aussi un département évènementiel. Donc, c’est une stratégie mûrement réfléchie.

Il y a certains créneaux comme les sketchs et les séries ainsi que la lutte qui donnent un peu de publicité. Mais vos supports ne se positionnent pas sur ce terrain. Pourquoi ?

On s’est essayé à la lutte, on a produit quelques sketchs en partenariat avec certains réalisateurs. Je pense que, de plus en plus, on doit coproduire ou produire ce type de contenu. C’est en cela que la TNT peut apporter une énorme plus-value aux producteurs et aux télévisions.

En un mot, comment se porte EXCAF ?

Nous avons traversé des moments difficiles, parce que c’est un projet important, lourd en investissement. En ce moment, je ne dis pas que tout est rose, mais on est en train de relever la tête. Nous sommes conscients de nos difficultés, nous avons une bonne maitrise de là où nous voulons aller et comment y aller. Nous avons l’aide de l’Etat pour couvrir nos derniers besoins. Je pense que nous allons vers des lendemains meilleurs.

Babacar Willane

(Source : Enquête, 30 août 2017)

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