OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Septembre 2025 > Sénégal : La taxe sur le Mobile Money, une fausse bonne idée pour les (…)

Sénégal : La taxe sur le Mobile Money, une fausse bonne idée pour les finances publiques ?

vendredi 12 septembre 2025

Fiscalité

Pour combler son déficit budgétaire, l’État sénégalais envisage de taxer les transactions de mobile money. Derrière cet argument de rationalité financière se cache pourtant un risque : fragiliser l’une des plus grandes réussites sociales et numériques du pays.

Mobile money : plus qu’un service, une infrastructure nationale

En dix ans, le mobile money a fait ce que le système bancaire traditionnel n’avait pas réussi en plusieurs décennies : intégrer financièrement la majorité des Sénégalais. C’est la colonne vertébrale de l’économie informelle. On l’utilise pour envoyer de l’argent, payer des factures, épargner, soutenir le commerce local. Son impact social et économique est massif.

Ce que l’État espère : un gain budgétaire immédiat

L’argumentaire officiel repose sur trois promesses :

• Générer rapidement des recettes pour le budget national.
• Mieux formaliser l’économie.
• Financer la transition numérique, à condition d’une transparence totale sur l’usage des fonds.

Les risques : un pari dangereux déjà perdu ailleurs

Les expériences en Ouganda, au Cameroun et au Ghana sont claires : taxer brutalement le mobile money freine l’usage, accroît l’informalité et rapporte moins que prévu.

Les dangers pour le Sénégal sont multiples :

1. Contraction de l’activité : les coûts plus élevés découragent les transactions. Les usagers retournent au cash et l’État encaisse bien moins que prévu.
2. Injustice sociale : les ménages modestes, les petits commerçants et les agriculteurs seraient les plus touchés, car pour eux, le mobile money est une nécessité, pas un luxe.
3. Coup d’arrêt à l’innovation : la taxe fragiliserait le réseau des agents, bloquerait les fintechs et ralentirait l’interopérabilité régionale, mettant en péril des années de progrès en inclusion financière.

Construire une fiscalité numérique plus juste

Plutôt qu’une taxe punitive, il faut une approche concertée et progressive

• Pour l’État :
• Exonérer les petites transactions vitales (santé, éducation, transferts de subsistance).
• Plafonner la taxe par transaction et par mois.
• Associer opérateurs, société civile et experts pour co-construire une fiscalité qui préserve l’écosystème.
• Pour les opérateurs :
• Protéger leur réseau d’agents.
• Innover pour absorber une partie de la charge et réduire l’impact pour les usagers.
• Pour la société civile :
• Défendre une fiscalité équitable.
• Exiger de la transparence sur l’usage des recettes générées.

Conclusion : Trouver l’équilibre entre recettes et prospérité

La vraie question n’est pas de savoir si l’État doit lever des impôts, mais comment il peut le faire sans casser un moteur vital du développement.

Une fiscalité mal pensée serait un frein à l’inclusion et à la croissance. Une fiscalité intelligente, progressive et concertée pourrait au contraire consolider les acquis et transformer le numérique en pilier de souveraineté économique.

Marieme Mounira Fofana, Digital Lover

(Source : Dakar Actu, 12 septembre 2025)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4563/5232 Régulation des télécoms
  • 373/5232 Télécentres/Cybercentres
  • 3544/5232 Economie numérique
  • 1844/5232 Politique nationale
  • 4981/5232 Fintech
  • 580/5232 Noms de domaine
  • 2016/5232 Produits et services
  • 1600/5232 Faits divers/Contentieux
  • 776/5232 Nouveau site web
  • 5232/5232 Infrastructures
  • 1795/5232 TIC pour l’éducation
  • 188/5232 Recherche
  • 250/5232 Projet
  • 3530/5232 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2078/5232 Sonatel/Orange
  • 1674/5232 Licences de télécommunications
  • 293/5232 Sudatel/Expresso
  • 1016/5232 Régulation des médias
  • 1326/5232 Applications
  • 1115/5232 Mouvements sociaux
  • 1697/5232 Données personnelles
  • 156/5232 Big Data/Données ouvertes
  • 631/5232 Mouvement consumériste
  • 379/5232 Médias
  • 674/5232 Appels internationaux entrants
  • 1643/5232 Formation
  • 100/5232 Logiciel libre
  • 2190/5232 Politiques africaines
  • 1018/5232 Fiscalité
  • 182/5232 Art et culture
  • 617/5232 Genre
  • 1948/5232 Point de vue
  • 1154/5232 Commerce électronique
  • 1577/5232 Manifestation
  • 329/5232 Presse en ligne
  • 135/5232 Piratage
  • 222/5232 Téléservices
  • 1024/5232 Biométrie/Identité numérique
  • 323/5232 Environnement/Santé
  • 364/5232 Législation/Réglementation
  • 371/5232 Gouvernance
  • 1809/5232 Portrait/Entretien
  • 146/5232 Radio
  • 784/5232 TIC pour la santé
  • 317/5232 Propriété intellectuelle
  • 62/5232 Langues/Localisation
  • 1156/5232 Médias/Réseaux sociaux
  • 2042/5232 Téléphonie
  • 225/5232 Désengagement de l’Etat
  • 1070/5232 Internet
  • 119/5232 Collectivités locales
  • 472/5232 Dédouanement électronique
  • 1285/5232 Usages et comportements
  • 1089/5232 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 561/5232 Audiovisuel
  • 3429/5232 Transformation digitale
  • 416/5232 Affaire Global Voice
  • 179/5232 Géomatique/Géolocalisation
  • 348/5232 Service universel
  • 674/5232 Sentel/Tigo
  • 177/5232 Vie politique
  • 1683/5232 Distinction/Nomination
  • 37/5232 Handicapés
  • 724/5232 Enseignement à distance
  • 739/5232 Contenus numériques
  • 585/5232 Gestion de l’ARTP
  • 220/5232 Radios communautaires
  • 1811/5232 Qualité de service
  • 486/5232 Privatisation/Libéralisation
  • 138/5232 SMSI
  • 513/5232 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2807/5232 Innovation/Entreprenariat
  • 1377/5232 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5232 Internet des objets
  • 179/5232 Free Sénégal
  • 916/5232 Intelligence artificielle
  • 214/5232 Editorial
  • 10/5232 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5232 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous