OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2026 > Satellites et souveraineté numérique

Satellites et souveraineté numérique

vendredi 6 février 2026

Point de vue

Travaillant depuis une dizaine d’années dans le secteur des communications par satellite, j’ai exprimé dans les milieux appropriés (au Sénégal et à l’international) mon inquiétude quant à ce qu’on appelle les mega-constellations NGSO telles que (Starlink de SpaceX et Amazon LEO d’Amazon).

Starlink a 9.600 satellites en orbite tandis qu’Amazon planifie d’en lancer 3.236 d’ici juillet 2029. Ces mega-constellations soulèvent aujourd’hui un problème de réglementation internationale et nationale notamment en ce qui concerne les limites de puissance surfacique équivalente (epfd), telles que définies à l’Article 22 du Règlement des Radiocommunications (RR) de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT).

Ces limites correspondent au calcul de la puissance que devrait avoir un signal radio lorsqu’il atteint une zone à la surface de la Terre, en fonction de la distance par rapport à un émetteur. Les satellites émettent des signaux radio et lorsqu’ils sont trop proches d’un autre satellite, ces signaux peuvent interférer entre eux et affecter les performances.

L’objectif des limites epfd est donc de contrôler la puissance des signaux et les techniques de mitigation que les systèmes non-géostationnaires (NGSO) tels que Starlink (qui sont à 450 km d’altitude) doivent implémenter afin de ne pas causer d’interférences inacceptables aux satellites géostationnaires (GSO) tels que Viasat (qui sont à 35.786 km d’altitude).

Dans leur utilité, les GSO permettent entre autres, la retransmission TV, la connectivité Internet, la navigation aérienne, la météorologie, l’observation de la terre, la défense, etc. tandis que les NGSO offrent des possibilités de connexion avec moins de latence - parce que plus proches de la terre.

Les NGSO sont une formidable technologie mais viennent avec de vraies problématiques à prendre en compte pour une bonne coexistence avec les systèmes GSO qui étaient là avant.

Dans le cas du Sénégal, le Président de la République a annoncé dans son discours du 31 décembre dernier vouloir connecter 1 million de personnes gratuitement en cette année 2026. C’est en comptant sur 5000 terminaux (les antennes de connexion/paraboles) Starlink.

C’est une excellente initiative mais qui soulève quelques interrogations légitimes :

1- La Senelec n’offre pas d’électricité gratuite, Sonatel n’offre pas de connexion gratuite et la station essence du coin ne remplit pas nos voitures gratuitement
2- Si c’est gratuit, ils y gagnent forcément en retour. A moins que ce ne soit l’Etat qui achète les terminaux et paie l’abonnement.
3- Elon Musk (comme Trump) ne croit pas à la réglementation internationale. Ils veulent imposer leur loi aux autres. Lou lene neekh rekk laniou xam.
4- Sur le plan de la souveraineté et de la sécurité, l’Etat peut couper l’internet des operateurs établis au Sénégal. Qu’en sera t-il de Starlink qui opère depuis l’étranger et à partir du ciel ?
5- Starlink est un moyen de communication idéale dans le Sahel. Nous devons donc être extrêmement vigilants.
6- Tout individu qui a une puce de telephone au Sénégal est en théorie répertorié et donc identifiable.

Normalement il devrait en être de même pour les revendeurs de terminaux Starlink et les utilisateurs. Par le passé, des kits Starlink ont été introduits illégalement au Sénégal et dans d’autres pays.

Un contrôle stricte devra être de mise afin d’éviter que n’importe qui se connecte au nez et à la barbe des autorités compétentes.

7- Enfin, l’Etat doit communiquer sur les conditions d’autorisation de Starlink en tant que FAI (fournisseur d’accès à Internet). Prix, durée (voir le cahier des charges). Comme cela a été le cas pour tous les autres opérateurs (MNO, MVNO et FAI).
Excellent week-end à tous !

Abdou Khadre Lo

(Source : Facebook, 6 février 2026)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4839/5587 Régulation des télécoms
  • 416/5587 Télécentres/Cybercentres
  • 3616/5587 Economie numérique
  • 1890/5587 Politique nationale
  • 5587/5587 Fintech
  • 537/5587 Noms de domaine
  • 2382/5587 Produits et services
  • 1517/5587 Faits divers/Contentieux
  • 767/5587 Nouveau site web
  • 5235/5587 Infrastructures
  • 1875/5587 TIC pour l’éducation
  • 234/5587 Recherche
  • 250/5587 Projet
  • 4284/5587 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1916/5587 Sonatel/Orange
  • 1668/5587 Licences de télécommunications
  • 330/5587 Sudatel/Expresso
  • 1023/5587 Régulation des médias
  • 1310/5587 Applications
  • 1091/5587 Mouvements sociaux
  • 1997/5587 Données personnelles
  • 138/5587 Big Data/Données ouvertes
  • 629/5587 Mouvement consumériste
  • 367/5587 Médias
  • 750/5587 Appels internationaux entrants
  • 1926/5587 Formation
  • 96/5587 Logiciel libre
  • 2291/5587 Politiques africaines
  • 1124/5587 Fiscalité
  • 175/5587 Art et culture
  • 615/5587 Genre
  • 1923/5587 Point de vue
  • 1298/5587 Commerce électronique
  • 1588/5587 Manifestation
  • 321/5587 Presse en ligne
  • 126/5587 Piratage
  • 259/5587 Téléservices
  • 1033/5587 Biométrie/Identité numérique
  • 329/5587 Environnement/Santé
  • 391/5587 Législation/Réglementation
  • 376/5587 Gouvernance
  • 1998/5587 Portrait/Entretien
  • 147/5587 Radio
  • 770/5587 TIC pour la santé
  • 297/5587 Propriété intellectuelle
  • 60/5587 Langues/Localisation
  • 1185/5587 Médias/Réseaux sociaux
  • 2605/5587 Téléphonie
  • 199/5587 Désengagement de l’Etat
  • 1055/5587 Internet
  • 117/5587 Collectivités locales
  • 533/5587 Dédouanement électronique
  • 1284/5587 Usages et comportements
  • 1068/5587 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 569/5587 Audiovisuel
  • 3579/5587 Transformation digitale
  • 429/5587 Affaire Global Voice
  • 160/5587 Géomatique/Géolocalisation
  • 459/5587 Service universel
  • 681/5587 Sentel/Tigo
  • 181/5587 Vie politique
  • 1584/5587 Distinction/Nomination
  • 44/5587 Handicapés
  • 829/5587 Enseignement à distance
  • 724/5587 Contenus numériques
  • 598/5587 Gestion de l’ARTP
  • 233/5587 Radios communautaires
  • 2254/5587 Qualité de service
  • 561/5587 Privatisation/Libéralisation
  • 140/5587 SMSI
  • 547/5587 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2911/5587 Innovation/Entreprenariat
  • 1396/5587 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 61/5587 Internet des objets
  • 182/5587 Free Sénégal
  • 687/5587 Intelligence artificielle
  • 213/5587 Editorial
  • 4/5587 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5587 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous