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Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2017 > Novembre 2017 > Saisine d’une plainte au procureur de République : Oumar Diatta reste (…)

Saisine d’une plainte au procureur de République : Oumar Diatta reste déterminé (Partie I)

mercredi 22 novembre 2017

Régulation des télécoms

Le feuilleton judiciaire entre Expresso et l’expert en comptabilité-finance et système informatique Oumar Diatta risque de connaître une autre tournure. Oumar Diatta, victime des manœuvres de cet opérateur, envisage de se plaindre auprès du procureur de la République pour obtenir gain de cause. Conscient de l’incapacité de l’Artp quant à la résolution de ses problèmes, il se prépare minutieusement à la suite de son second combat judiciaire. (3e partie de l’enquête sur la fraude de facturation et violations des droits).
A la guerre comme à la guerre, les moyens importent peu. Seul l’aboutissement héroïque compte pour les plus téméraires. Ce que semble comprendre l’expert-comptable, Oumar Diatta qui tient à poursuivre son bras de fer avec Expresso devant une juridiction compétente pour faire parler le droit.

« Je me prépare à mon deuxième combat. A travers mon dernier mail, j’ai dit à l’Artp qu’ils sont incompétents. Comme, il en est ainsi, je vais saisir la justice. Une plainte sera déposée au niveau du procureur de la République pour obliger Expresso à me remettre mes données financières. Je ne laisserai pas tomber et j’ai fait savoir cela à la direction d’Expresso. Malgré toutes les communications, les rencontres, ils pensent qu’ils peuvent m’amener à me décourager », décrypte-t-il.

Ainsi, le plaignant projette d’auditer son compte Expresso. L’audit de son compte, dira-t-il, reste une possibilité, une façon de valider le système ou mode opératoire de cette société de téléphonie mobile. « Je sais ce qu’ils ont dans leur système. Ils m’ont montré leur système. Ils sont en train de frauder les Sénégalais. Ils ont peur de me prouver qu’en réalité, j’ai raison sur eux. C’est pour cela qu’ils refusent de me donner mes données financières », se défend le consultant, qui reste d’avis que l’obtention de ses données financières, serait synonyme pour Expresso de l’admission de crime.
Sous ce registre, il demande à Expresso de faire des excuses publiques dans les médias pour reconnaître avoir arnaqué les populations sénégalaises. Et, il précise qu’Expresso doit aussi, accepter de rembourser les consommateurs sénégalais, escroqués. « Oui, il y aura deux procès. Je leur ai donné le choix de s’excuser publiquement auprès des Sénégalais dans les médias pour les avoir arnaqués et de les rembourser. S’ils font ça, je laisse tomber. Dans le cas contraire, je vais les poursuivre en justice », menace-t-il.

Combat d’un solitaire

Le plaignant engagé à briser le règne de l’arnaque d’un opérateur « véreux », indique qu’au début de son combat, il y avait l’Union nationale des consommateurs du Sénégal (Uncs). « Je les ai même amenés lors de mes rencontres avec l’Artp pour qu’ils soient des témoins. Mais, je me suis rendu compte qu’on a une divergence de vision. Et j’étais déçu. J’ai coupé court. Moi, j’essaye de régler un problème, alors qu’eux, c’est pour des problèmes d’intérêt. Et, je n’opère pas comme ça », se démarque-t-il. Avant de préciser que lorsqu’il déposait sa plainte, il l’a fait de lui-même. « Je les ai contactés pour leur faire savoir seulement, ce qui se passe afin qu’ils collaborent pour combattre ensemble l’injustice », note-t-il.

Sa collaboration avec cette association de consommateurs était bien partie. Mais, au bout de quelques temps, il se résout à l’évidence que l’idéal du combat est loin d’être identique. « Au début, ça a marché. Mais, je ne veux pas créer de polémique. Et, je m’écarte des choses qui me dévient de mes objectifs. Et, j’ai vu dans leurs articles qu’ils ne veulent pas qu’on se batte contre Expresso. C’est décevant. Puisqu’on ne peut pas servir deux maîtres. Etre du côté des consommateurs et être aussi, du côté de celui qui exploite ces mêmes consommateurs. Je suis déçu quand j’ai vu cette façon de procéder. Je me suis dit que ce n’est pas la bonne solution. Ça ne me dérange pas, je peux me défendre tout seul », tranche-t-il.

Oumar Diatta est loin d’avoir peur de prendre tout seul sa défense. Il évoque son passé d’expatrié aux Etats Unis et au Canada au cours duquel, il a eu à se défendre seul. « J’ai appris des cours de droit et j’ai une très bonne compréhension du système juridique. Je faisais partie du comité qui a rédigé le service de pension à l’Etat d’Arizona. On a soumis cela au législateur qui l’a approuvé. Je n’ai pas peur de les affronter tout seul », promet Oumar Diatta.

L’Artp et ses intérêts

Interpellé sur la question à savoir, si c’est le Directeur d’Expresso qui lui a appris qu’il perd son temps dans ce combat. L’expert en comptabilité-finance et système informatique, nuance pour soutenir que ce n’est pas forcément lui. Mais, des responsables d’Expresso lui ont fait savoir que l’Artp a des intérêts dans l’entreprise américaine. « Un responsable d’Expresso m’a dit qu’il ne se passera rien. J’ai dit cela à l’Artp dans ma dernière communication. Ce que cette personne m’a dit, est vérifié. Puisque l’Artp ne semble pas s’inscrire dans une logique de protéger les consommateurs », révèle-t-il.

Le contestataire reste d’avis que les opérateurs, opérant au Sénégal ne sont pas fautifs. « C’est comme dans la circulation, il y a des gens à qui on a donné des permis, qui ont des voitures avec le droit de circuler. Et, il y a un agent de police qui contrôle la circulation. S’il les laisse conduire n’importe comment, voire même, rouler sur les piétons sans rien dire, ce n’est pas la faute de ces conducteurs. C’est ce qui se passe avec l’Artp. Ces opérateurs opèrent au Sénégal sous la surveillance de l’Artp, qui doit être obligée de vérifier qu’ils opèrent selon les normes établies », précise-t-il.

D’après lui, l’Artp ne doit pas fermer les yeux sur la pratique de ces opérateurs. « Je leur ai dit que 100% des gens à qui j’ai parlé, ont une opinion très négative de l’Artp et des opérateurs sénégalais. Nul n’est satisfait. Avec toutes les preuves que j’ai apportées à l’Artp, les communications que j’ai fournies, les échanges téléphoniques, et les multiples rencontres, ils sont incapables de régler le problème », constate-t-il.

Si l’Artp affiche son incapacité, s’interroge-t-il, comment peut-elle aider un autre consommateur sénégalais qui ne demande rien dautre que de disposer de ses données financières. « J’ai évalué des procédures dans le privé et j’en ai même créées. J’ai répertorié 6 catégories de fraudes, dont la publicité mensongère, les fraudes sur les crédits principaux et les contacts par Sms à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit », énumère-t-il.

Harcèlement intensif de messages

« Vous vous rendez compte, un jour à 1heure du matin, ils m’envoient un sms. Alors que, j’ai une notification sonore quand je reçois un message. A 1heure du matin, pendant que les gens dorment, ils envoient une notification comme s’ils n’ont pas d’heures, comme s’ils ne peuvent pas attendre le lendemain. Ce n’est pas normal », fustige-t-il.

Dans toute compagnie, fait-il remarquer, il y a des heures d’opération. « Je sais qu’aux Etats Unis aussi bien qu’au Canada, de 9 heures du matin à 21 heures, les compagnies peuvent contacter les clients. Au-delà de ces heures, elles ne le font pas. A moins que je ne les appelle ou leur donne l’autorisation de me contacter. Je n’aurais jamais donné mon consentement pour qu’Expresso m’envoie des messages à des heures tardives de la nuit », rejette-t-il.

Oumar Diatta déplore les Sms, tels « Yéwoulène », envoyé tôt le matin par Expresso. « Je ne leur demande pas d’être mon réveil. L’Artp doit les rappeler à l’ordre. C’est son rôle de s’assurer qu’ils ne font pas ces trucs. Quand je suis parti à l’Artp, un des agents m’a dit que même leur Directeur a eu ce problème-là. Peut-être, il a fait quelque chose pour qu’ils arrêtent de le contacter à ces heures matinales. Mais, le citoyen ordinaire va continuer à recevoir des messages de la sorte », se désole Oumar Diatta.

Par ailleurs, le service messagerie vocale qui est un moyen de ponction du crédit des consommateurs par les opérateurs, ne donnent toujours pas satisfaction à certains clients. Souvent, le destinataire peine à écouter le message vocal reçu. Alors qu’après consultation, le destinataire trouve que l’opérateur expéditeur a déjà, débité du crédit sur son compte principal. Une situation décevante que la victime déplore. « J’ai activé mon service de messagerie. Au début, ça marchait. Mais actuellement, ce service ne marche plus. Quand je reçois un message vocal, je n’arrive pas à l’écouter. Ma messagerie ne sonne pas. Devant eux, on a vérifié au niveau de leur service. L’une de leur directrices m’a dit, votre boîte vocale est remplie. Il vous sera impossible de recevoir vos messages. Quand la boîte est remplie, cela ne doit empêcher d’accéder aux messages », conteste-t-il.

Signalant cette fraude sur le crédit orchestrée par l’opérateur Expresso, le consultant contestataire, insiste sur la possibilité de pouvoir accéder à ses messages et même à être en mesure de les supprimer. Et pourtant, retient-il, Expresso débite son compte. « Les agents d’Expresso facturent toujours mes messages. Comme j’ai dit, j’ai beaucoup d’expérience pour résoudre mes problèmes », assure-t-il, avec fermeté.

Leral surveillera de près l’aboutissement de cette confrontation entre un « combattant solitaire » et un puissant opérateur de téléphonie mobile. Même s’il reste que nombre de Sénégalais ne sont pas loin d’éprouver le même sentiment d’insatisfaction et de frustration quant à la manière qu’ont les opérateurs de gérer leur crédit pour téléphone mobile.

Ousseynou Wade

(Source : Leral, 22 novembre 2017)

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