OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2017 > Juin 2017 > Loi sur la cybercriminalité : Peur sur les libertés individuelles

Loi sur la cybercriminalité : Peur sur les libertés individuelles

samedi 10 juin 2017

Régulation des médias

Les nouvelles lois sur la cybercriminalité et le terrorisme contiennent des notions qui peuvent menacer la liberté des citoyens. C’est un constat sur lequel les principaux participants du panel organisé hier, par la section sénégalaise d’Amnesty, se sont accordés. Organisé dans un contexte où l’on assiste à l’affaire Oulèye Mané, placée sous mandat de dépôt pour publication d’images obscènes, ce débat a été un moment d’échanges entre activistes dans les réseaux sociaux et défenseurs des droits humains.

L’arrestation de Oulèye Mané pour publication d’images obscènes a servi de prétexte à Amnesty international pour organiser un panel sur la loi pénale et les utilisateurs du net. Au cours des débats, les différents intervenants se sont presque tous accordés sur le fait que les réformes du Code de procédure pénale contiennent des lois liberticides avec des termes flous et ambigus. Intervenant sur cette question, Me Demba Ciré Bathily confirme que ces nouvelles lois contiennent « des imprécisions et indéterminations qui peuvent constituer une menace aux libertés ». Selon l’avocat, aussi bien sur la loi contre le terrorisme que sur celle de la cybercriminalité, « il y a une grande marge de manœuvre qui est ouverte ». D’après Me Bathily, il y a des déficits concernant la définition des notions comme « actes de nature à troubler l’ordre public ou les actes contraires aux bonnes mœurs ». « J’aimerais bien qu’au Sénégal on nous dise qu’est-ce qui est conforme aux bonnes mœurs, quelles sont les limites de la définition. Il faut faire la différence entre le droit et la morale. La morale est une chose, mes convictions religieuses peuvent faire que je rejette beaucoup de choses. Est-ce que nous avons une définition des bonnes mœurs en matière d’image ? », s’est-il interrogé. Poursuivant sa réflexion, M. Bathily soutient qu’aujourd’hui « beaucoup d’actes que nous considérions comme anodins et normaux tombent sous le coup d’une incrimination pénale très forte ». Soulignant ainsi le flou qui entoure ces nouvelles lois, Me Bathily rappelle que « ce qui constitue une garantie fondamentale pour un citoyen dans n’importe quel domaine, c’est que ce qui est interdit doit être connu d’avance ; autrement dit, le comportement pénalement répréhensible ».

Plaidoyer pour la révision de la législation

Abordant le sujet, le secrétaire général de la section sénégalaise d’Amnesty soutient que les autorités, en adoptant cette législation, veulent s’attaquer à la liberté des utilisateurs des réseaux sociaux. Pour Seydi Gassama, « cette législation doit être revue parce que manifestement elle porte atteinte aux droits et libertés des citoyens ». « Elle porte atteinte à la liberté d’expression, les personnes qu’on a arrêtées n’ont fait que partager une image qui vient de l’étranger. Si c’était aux Etats-Unis, c’est hors de question que ces personnes soient envoyées en prison. On réprime au Sénégal les gens qui ne sont pas fautifs », a-t-il dénoncé. Partant de ces faits, M. Gassama a plaidé pour la révision de ces lois qui n’ont pas fait l’objet de consultation avant leur adoption. « Elles ont été adoptées en catimini par le pouvoir. Il faut les réviser pour qu’elles tiennent compte du contexte globalisé dans lequel les citoyens interviennent dans les réseaux sociaux et surtout que toutes les peines privatives de liberté puissent être supprimées et à la place qu’on ait des sanctions pécuniaires », a-t-il appelé. Parlant de la notion de bonnes mœurs, le secrétaire général d’Amnesty Sénégal pense que si l’Etat « voulait protéger la société, il aurait déployé des moyens à l’instar des pays comme la Chine pour bloquer les sites pornographiques ». D’après lui, « aujourd’hui un enfant avec son portable peut avoir accès aux sites pornographiques ». « Il faut que les populations comprennent que l’objectif de cette législation n’est pas de les protéger, après avoir muselé la presse avec le Code de la presse. Maintenant, ils veulent s’attaquer aux réseaux sociaux à travers cette législation », a-t-il averti. Rejoignant les autres intervenants, Ibrahima Lissa Faye soutient pour sa part qu’avec ces lois, « nous sommes tous en liberté conditionnelle ». Pour le président de l’Association des éditeurs et professionnels de la presse en ligne (Appel), la législation pose le problème de l’utilisation des réseaux sociaux et la liberté de donner son point de vue. « Avec cette loi, l’Etat a le pouvoir de bloquer un site parce qu’il y a un contenu qu’il juge illicite, ou parce qu’une information ne l’arrange pas », a-t-il dit.

Dieynaba Kane

(Source : Le Quotidien, 10 juin 2017)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 5119/6117 Régulation des télécoms
  • 391/6117 Télécentres/Cybercentres
  • 3897/6117 Economie numérique
  • 2055/6117 Politique nationale
  • 6117/6117 Fintech
  • 602/6117 Noms de domaine
  • 2232/6117 Produits et services
  • 1689/6117 Faits divers/Contentieux
  • 867/6117 Nouveau site web
  • 5791/6117 Infrastructures
  • 1971/6117 TIC pour l’éducation
  • 209/6117 Recherche
  • 262/6117 Projet
  • 4098/6117 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2207/6117 Sonatel/Orange
  • 1781/6117 Licences de télécommunications
  • 314/6117 Sudatel/Expresso
  • 1155/6117 Régulation des médias
  • 1461/6117 Applications
  • 1193/6117 Mouvements sociaux
  • 1941/6117 Données personnelles
  • 176/6117 Big Data/Données ouvertes
  • 679/6117 Mouvement consumériste
  • 392/6117 Médias
  • 694/6117 Appels internationaux entrants
  • 1858/6117 Formation
  • 113/6117 Logiciel libre
  • 2471/6117 Politiques africaines
  • 1229/6117 Fiscalité
  • 191/6117 Art et culture
  • 671/6117 Genre
  • 2437/6117 Point de vue
  • 1151/6117 Commerce électronique
  • 1691/6117 Manifestation
  • 356/6117 Presse en ligne
  • 138/6117 Piratage
  • 231/6117 Téléservices
  • 1151/6117 Biométrie/Identité numérique
  • 355/6117 Environnement/Santé
  • 400/6117 Législation/Réglementation
  • 420/6117 Gouvernance
  • 2027/6117 Portrait/Entretien
  • 161/6117 Radio
  • 924/6117 TIC pour la santé
  • 314/6117 Propriété intellectuelle
  • 65/6117 Langues/Localisation
  • 1277/6117 Médias/Réseaux sociaux
  • 2310/6117 Téléphonie
  • 211/6117 Désengagement de l’Etat
  • 1224/6117 Internet
  • 121/6117 Collectivités locales
  • 474/6117 Dédouanement électronique
  • 1324/6117 Usages et comportements
  • 1175/6117 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 612/6117 Audiovisuel
  • 3841/6117 Transformation digitale
  • 438/6117 Affaire Global Voice
  • 197/6117 Géomatique/Géolocalisation
  • 359/6117 Service universel
  • 734/6117 Sentel/Tigo
  • 211/6117 Vie politique
  • 2023/6117 Distinction/Nomination
  • 37/6117 Handicapés
  • 806/6117 Enseignement à distance
  • 823/6117 Contenus numériques
  • 660/6117 Gestion de l’ARTP
  • 209/6117 Radios communautaires
  • 2265/6117 Qualité de service
  • 501/6117 Privatisation/Libéralisation
  • 142/6117 SMSI
  • 544/6117 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3138/6117 Innovation/Entreprenariat
  • 1601/6117 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 50/6117 Internet des objets
  • 188/6117 Free Sénégal
  • 976/6117 Intelligence artificielle
  • 252/6117 Editorial
  • 18/6117 Gaming/Jeux vidéos
  • 31/6117 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous