OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2011 > Août > Les 10 leaders tech d’Afrique (2/2)

Les 10 leaders tech d’Afrique (2/2)

samedi 20 août 2011

Portrait/Entretien

Second volet de cette galerie non exhaustive de mini-portraits des ces femmes et hommes qui œuvrent à bâtir une Afrique innovante.

Le monde des nouvelles technologies en Afrique est riche de ses pionniers, de ses entrepreneurs, de ses cyberactivistes et de ses penseurs qui guident et influencent l’innovation en Afrique. Ces leaders tech sont pour la plupart animés par le rêve un peu fou de transformer le continent avec des outils digitaux pensés pour l’Afrique. Là où des technologies occidentales connaissent parfois leurs limites en Afrique, ils innovent et adaptent un savoir faire, souvent acquis aux États-Unis, aux réalités concrètes du continent. Satisfaire les besoins des Africains et contribuer au développement avec les technologies pourrait bien révolutionner l’Afrique et créer des opportunités entrepreneuriales sans précédent. Galerie de mini-portraits de ces leaders tech qui bâtissent e-Africa.

Chris Uwaje, le parrain Nigerian de la cybersécurité

Toujours smart avec son noeud papillon ou sa cravate et son costume bien taillé, Chris Uwaje est un personnage central et influent de la scène technologique africaine. Considéré comme le gourou de l’innovation au Nigeria, ça fait trois décennies que cet ingénieur informatique évolue dans le milieu des nouvelles technologies. Trente ans qu’il essaie de convaincre et d’évangéliser le Nigeria, pays géant d’Afrique, aux bienfaits des tech. Ce pionnier dirige l’entreprise Connect Technologies, et préside l’Institut des développeurs de logiciel du Nigeria (ISPON). Spécialiste de l’utilisation des tech appliquée à la gouvernance, il est également l’un des premiers à avoir compris les enjeux de la cybersécurité en Afrique de l’ouest. Il donne des conférences un peu partout dans le monde et sensibilise à la nécessité pour les Etats africains d’exister sur les territoires digitaux mais ausis d’être capable de s’y défendre et de contre-attaquer. Entrepreneurs et militant de la cause technologique, il est certain que la création de logiciel et le développement d’un écosytème de codeurs africains pourra contribuer au développement économique de l’Afrique. « Les banquiers ont des banques, les professeurs ont des écoles...Mais les développeurs de logiciels n’ont pas de lieu consacré à leur profession », aime-t-il à dire en martelant que le développement de logiciel pourra générer des millions d’emplois au Nigeria.

Ory Okolloh, la diplomate Google

Cette activiste est devenue la numéro 1 de Google en Afrique où elle est en charge de gérer la stratégie de l’entreprise californienne sur le continent. Cette kényane diplômée d’Harvard qui a co-fondé la start-up Ushahidi occupe désormais un poste de « diplomate privée » qui doit trouver le juste milieu entre le développement de l’Afrique grâce aux tech et les intérêts de Google sur le continent. Elle incarne cette excellence africaine formée aux Etats-Unis pour mieux rentrer sur le continent où elle a combattu avec les nouvelles technologies la pauvreté, la corruption, la mauvaise gouvernance... Avec ses discours et ses actions guidées par des valeurs humanistes, elle est devenue un modèle d’inspiration pour les geeks d’Afrique. Elle a choisi de rejoindre le géant californien où elle est notamment en charge de convertir les décideurs africains aux bienfaits des tech au service des populations. Elle traite directement avec les chefs d’Etat et est devenue l’une des femmes africaines les plus influentes du monde.

Slim Amamou, un cyberactiviste de Tunis à Yale

le cyberactiviste
« Slim4 » ou « Slim404 », Slim Amamou pour l’Etat civil tunisien, cet informaticien est l’un des héros numérique de la première révolution arabe. Celui qui continue de rouler en 4L à Tunis est une figure de proue du mouvement de cyberactivistes tunisiens talentueux qui ont contribué très activement au démâtage de Ben Ali en janvier 2011. Pendant cette révolution tunisienne, il fera un passage par la case prison. Dans les geôles de Ben Ali, les internautes pouvaient le suivre après qu’il ait activé la géolocalisation sur son smartphone. Plus proche des Anonymous, ces hackers libertaires qui défendent mordicus la liberté d’expression et qui ont appuyé les révolutions arabes, Slim4 s’est impliqué dans la mécanique du nouveau gouvernement de transition tunisien en devenant secrétaire d’Etat à la jeunesse. Et il va tweeter en direct le premier conseil des ministres. Depuis sa démission du gouvernement en mai 2011 il continue de militer sur les territoires numériques. Il vient d’être accepté par la prestigieuse université américaine Yale, où il a déjà donné des conférences. Cette fois, il y intègre le très sélectif programme « World Fellows » qui accueille depuis dix ans l’élite 2.0 internationale. De Tunis à New Haven sur la côte est américaine, Amamou l’ancien ministre, cyberactiviste de toujours continue sa route sur les territoires digitaux.

Juliana Rotich, la blogueuse militante

Cette blogueuse kenyane de la première heure est devenue en quelques années la personnalité phare des nouvelles technologies en Afrique. Son blog Afromusing (en anglais) est une référence de l’actualité tech africaine mais traite également d’énergies renouvelables, de tendances et de sujets légers. A 33 ans, cette visionnaire imbibée d’innovations et de la volonté de développer l’Afrique est également une ambassadrice de l’organisation californienne TED. Elle encgaine les conférences à travers le monde pour sensibiliser, informer et diffuser un continent noir innovant. Pour elle, « les jeunes sont la clé du succès de la révolution technologique en cours en Afrique » et elle milite ardemment pour supporter, encourager et contribuer au mouvement tech africain. Depuis cette année, elle remplace Ory Okolloh à la tête de la start-up Ushahidi qu’elle a co-fondée. Cette militante est aussi une pragmatique pour qui les technologies doivent transformer positivement l’Afrique tout en générant des richesses et une économie viable.

Wael Ghonim, le cadre devenu révolutionnaire

Les médias ont fait de lui le visage de la révolution égyptienne. Lui, refuse cette image et se voit comme un cyberactiviste, citoyen égyptien parmi des milliers d’autres manifestants qui ont manifesté sur la désormais mythique place Tahrir. Ancien cadre chez Google pour la zone Moyen-Orient et Afrique du Nord, il a quitté son job bien payé pour se consacrer à la révolution. Emprisonné, libéré, interviewé, ses larmes ont fait le tour du monde. Après la chute de Hosni Moubarak le 11 février 2011, Ghonim continue son combat pour une Egypte libre et démocratique. Il a demandé à réintégrer Google pour finalement annoncer vouloir se consacrer à la transition en Egypte lors de son séjour dans la Silicon Valley en avril dernier après avoir été élu homme de l’année par le magazine américain Time. Saturé par la presse, Ghonim, allergique aux caméras, est désormais en retrait du cirque médiatique et s’attelle à la lourde tâche de (re)construire un futur prospère pour l’Egypte avec les nouvelles technologies comme arme de développement et de transparence démocratique au service de la liberté.

Joan Tilouine

(Source : Africa Tech, 20 août 2011)


Voir la première partie

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6820/7767 Régulation des télécoms
  • 558/7767 Télécentres/Cybercentres
  • 5473/7767 Economie numérique
  • 2704/7767 Politique nationale
  • 7708/7767 Fintech
  • 827/7767 Noms de domaine
  • 2852/7767 Produits et services
  • 2490/7767 Faits divers/Contentieux
  • 1160/7767 Nouveau site web
  • 7767/7767 Infrastructures
  • 2701/7767 TIC pour l’éducation
  • 301/7767 Recherche
  • 388/7767 Projet
  • 5523/7767 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2798/7767 Sonatel/Orange
  • 2520/7767 Licences de télécommunications
  • 456/7767 Sudatel/Expresso
  • 1530/7767 Régulation des médias
  • 2199/7767 Applications
  • 1606/7767 Mouvements sociaux
  • 2603/7767 Données personnelles
  • 202/7767 Big Data/Données ouvertes
  • 960/7767 Mouvement consumériste
  • 563/7767 Médias
  • 1020/7767 Appels internationaux entrants
  • 2671/7767 Formation
  • 144/7767 Logiciel libre
  • 3075/7767 Politiques africaines
  • 1539/7767 Fiscalité
  • 269/7767 Art et culture
  • 929/7767 Genre
  • 2694/7767 Point de vue
  • 1578/7767 Commerce électronique
  • 2312/7767 Manifestation
  • 526/7767 Presse en ligne
  • 196/7767 Piratage
  • 323/7767 Téléservices
  • 1409/7767 Biométrie/Identité numérique
  • 463/7767 Environnement/Santé
  • 615/7767 Législation/Réglementation
  • 547/7767 Gouvernance
  • 2823/7767 Portrait/Entretien
  • 222/7767 Radio
  • 1139/7767 TIC pour la santé
  • 540/7767 Propriété intellectuelle
  • 99/7767 Langues/Localisation
  • 1700/7767 Médias/Réseaux sociaux
  • 3181/7767 Téléphonie
  • 299/7767 Désengagement de l’Etat
  • 1586/7767 Internet
  • 179/7767 Collectivités locales
  • 676/7767 Dédouanement électronique
  • 1919/7767 Usages et comportements
  • 1633/7767 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 861/7767 Audiovisuel
  • 4923/7767 Transformation digitale
  • 595/7767 Affaire Global Voice
  • 238/7767 Géomatique/Géolocalisation
  • 494/7767 Service universel
  • 1090/7767 Sentel/Tigo
  • 285/7767 Vie politique
  • 2403/7767 Distinction/Nomination
  • 56/7767 Handicapés
  • 1073/7767 Enseignement à distance
  • 1110/7767 Contenus numériques
  • 954/7767 Gestion de l’ARTP
  • 280/7767 Radios communautaires
  • 2847/7767 Qualité de service
  • 671/7767 Privatisation/Libéralisation
  • 219/7767 SMSI
  • 740/7767 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4171/7767 Innovation/Entreprenariat
  • 2120/7767 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 70/7767 Internet des objets
  • 266/7767 Free Sénégal
  • 956/7767 Intelligence artificielle
  • 308/7767 Editorial
  • 42/7767 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous