OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2026 > Le Sénégal face aux défis du développement du numérique

Le Sénégal face aux défis du développement du numérique

mercredi 11 février 2026

Point de vue

Suivant le Network Readiness Index (NRI) 2025 (publié le 4 février 2026). Le Sénégal continue de progresser et gagne trois places, se classant désormais 98ème sur 127 économies. Le pays reste ce que les experts appellent un « surperformant » : il obtient des résultats bien supérieurs à ce que son PIB par habitant pourrait laisser présager.

Pilier Rang 2025 Rang 2024 Tendance
Classement général 98e 101e +3
Gouvernance 84e 97e +13
Technologie 90e 92 +2
Impact 95e 86e -9
Capital humain 118e 119e +1

Points clés de l’analyse

• La Gouvernance, moteur de la croissance : C’est le saut le plus impressionnant (+13 places). Le Sénégal récolte les fruits de ses réformes réglementaires, notamment sa législation sur le e-commerce (souvent classée 1ère mondiale par le NRI) et son cadre pour les technologies émergentes.
• Un « Surperformant » reconnu : Aux côtés de pays comme le Kenya ou le Vietnam, le Sénégal est cité comme un modèle pour les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. Le pays « boxe dans une catégorie supérieure » à la sienne.
• Le paradoxe de l’Impact : Malgré de meilleures infrastructures et lois, le pilier Impact a chuté de 9 places. Cela indique un décalage temporel : le cadre est prêt, mais les bénéfices concrets sur l’économie et la qualité de vie des citoyens mettent du temps à se généraliser.
• Le défi du Capital Humain : À la 118ème place, le pilier « People » (compétences numériques et usage par la population) reste le talon d’Achille. Sans une accélération massive de la formation au numérique, le pays aura du mal à franchir le cap du top 80 mondial.

En Afrique subsaharienne, le Sénégal occupe désormais la 5ème place, derrière Maurice, l’Afrique du Sud, le Kenya et le Rwanda. À l’échelle mondiale, il se classe 9ème parmi les économies de sa catégorie de revenu.

Le Sénégal se positionne comme un leader émergent en Afrique de l’Ouest, porté par une volonté politique forte (le « New Deal Technologique »), mais il fait face à des défis persistants en matière de gestion de crise et de compétences techniques.
Pour évaluer la cybersécurité en 2025-2026, on s’appuie sur trois indices mondiaux de référence qui mesurent l’engagement technique, législatif et organisationnel du pays. Voici le positionnement du Sénégal dans ces 3 secteurs :

Le Sénégal se positionne comme un leader émergent en Afrique de l’Ouest, porté par une volonté politique forte (le « New Deal Technologique »), mais il fait face à des défis persistants en matière de gestion de crise et de compétences techniques.

Pour évaluer la cybersécurité en 2025-2026, on s’appuie sur trois indices mondiaux de référence qui mesurent l’engagement technique, législatif et organisationnel du pays. Voici le positionnement du Sénégal dans ces 3 secteurs :

Indicateur Score / Rang Statut
Global Cybersecurity Index (GCI - UIT) 67,3 / 100 Tier 3 (Évolutif) : Le pays a des bases solides mais doit renforcer ses mesures techniques et organisationnelles.
National Cyber Security Index (NCSI) 85ème mondial Score de 37,50. Bonne gouvernance stratégique, mais faible capacité de réponse opérationnelle.
Network Readiness Index (Sous-pilier « Trust ») 94ème mondial Reflète la perception de la sécurité et la confiance des utilisateurs dans les transactions numériques.

FORCES DU CADRE SÉNÉGALAIS

•Cadre Législatif Robuste : Le Sénégal est l’un des pays les mieux notés pour sa législation sur la cybercriminalité et la protection des données personnelles. Il a ratifié la Convention de Malabo et dispose d’une loi sur la cryptologie.
• Vision Stratégique : La Stratégie Nationale de Cybersécurité (SNC2022) et le nouveau « New Deal Technologique » (2025-2034) prévoient des investissements massifs (1105 milliards FCFA) pour la souveraineté numérique, incluant des data centers sécurisés.
• Rayonnement Régional : L’École Nationale de Cybersécurité à Vocation Régionale (ENCVR) basée à Dakar forme des experts pour toute l’Afrique francophone, renforçant la coopération internationale.

FAIBLESSES ET POINTS DE VIGILANCE
Malgré ces avancées, des indicateurs spécifiques restent au rouge selon le dernier rapport du NCSI (septembre 2025) :

• Gestion de Crise Cyber (0%) : Le pays manque encore d’un plan national de gestion de crise formellement testé et d’exercices de simulation à grande échelle impliquant le secteur privé.
• Protection des Infrastructures Critiques : Bien que des entités comme la SAR (Société Africaine de Raffinage) déploient leurs propres roadmaps, la protection centralisée des secteurs vitaux (énergie, eau, santé) reste à finaliser.
• Pression des Menaces : En 2025, plus de 92 millions de menaces ont été recensées en Afrique de l’Ouest par Kaspersky, le Sénégal étant une cible privilégiée en raison de sa numérisation rapide.

IMPACT DES CYBERATTAQUES AU SENEGAL

L’événement le plus marquant de ce début d’année est l’attaque massive contre la Direction de l’Automatisation des Fichiers (DAF).

• L’Impact : Le groupe de hackers « The Green Black Group » (ou The Green Blood) revendique le vol de 139 téraoctets (TB) de données, ce qui représenterait les informations personnelles de la quasi-totalité de la population sénégalaise.
• Conséquence immédiate : La production des cartes nationales d’identité a été suspendue le 5 février 2026, paralysant de nombreuses démarches administratives et bancaires pour les citoyens.

Le Sénégal n’est plus une cible collatérale, mais une cible stratégique. En 2025, plus de 92 millions de menaces ont été détectées en Afrique de l’Ouest, avec une concentration sur les infrastructures critiques sénégalaises.

Secteur Incident Récent (2025-2026) Impact / Rançon demandée
Administration Fiscale Attaque contre la DGID 6,5 milliards FCFA demandés (Ransomware).
Secteur Bancaire Banque de l’Habitat (BHS) Compromission des données de milliers de clients.
État civil / Identité Direction de la DAF Vol de 139 TB de données (Février 2026).
Souveraineté Numérique Sénégal Numérique (SENUM SA) Perturbation des services cloud de l’État.

Le Sénégal se distingue par une prédominance des attaques sur les accès distants et les infrastructures publiques, là où le reste du continent est plus massivement touché par la fraude aux particuliers.

Typologie d’Attaque Fréquence au Sénégal (Est. 2026) Moyenne Afrique Subsaharienne Note Spécifique au Sénégal
Phishing / Ingénierie Sociale 35% 45% Souvent via WhatsApp et SMS (Smishing) ciblant Wave/Orange Money.
Ransomware (Rançongiciels) 25% 15% Point critique : Le Sénégal subit plus de ransomwares ciblés (DGID, DAF, Banques).
Exploitation de failles (RDP/VPN) 20% 10% Très élevé (>600 000 incidents) dû au retard de mise à jour des serveurs.
Malwares /Voleurs de mots de passe 15% 20% Explosion des « Infostealers » suite à la fuite des données de la DAF.
DDoS et autres 5% 10% Utilisés principalement contre les sites gouvernementaux.

En 2026, les modes opératoires ont radicalement changé. L’analyse des derniers incidents (notamment l’attaque de la DAF en février) révèle trois tendances lourdes propres au marché sénégalais :

• L’Identité comme Cible : Contrairement au reste de l’Afrique où le vol financier direct est prioritaire, les attaquants au Sénégal ciblent de plus en plus les bases de données d’identité (139 TB volés à la DAF). L’objectif est de créer des identités synthétiques pour des fraudes de long terme.
• Le Cloud Misconfiguration : Avec le passage forcé vers le « Cloud Souverain », de nombreuses erreurs de configuration exposent des données critiques. 60 % des incidents en 2025 proviennent de mauvaises gestions d’API.
• Deepfakes Financiers : Le Sénégal voit une multiplication des fraudes au président utilisant des clones vocaux (IA) pour ordonner des virements vers des comptes à l’étranger, exploitant la structure souvent hiérarchisée des entreprises locales.
Malgré le lancement du « New Deal Technologique » par le gouvernement, il est important de souligner des lacunes persistantes :
• Absence de Cellule de Crise Publique : Le manque de communication structurée lors de l’attaque de la DAF a créé un sentiment d’insécurité chez les citoyens.
• Déficit de Compétences : Bien que l’école de cybersécurité de Dakar (ENCVR) soit active, le déficit de l’offre de formation est criard, favorisant la fuite des cerveaux dans ce domaine vers l’étranger et limitant la capacité de réponse locale.
• Souveraineté des Données : L’urgence est désormais de rapatrier et de sécuriser les données critiques sur le sol national (Cloud souverain) pour éviter les dépendances vis-à-vis d’infrastructures étrangères vulnérables.
• CERT National : La mise en place d’un (Computer Emergency Response Team) au Sénégal, particulièrement dans le contexte tendu de 2026, n’est plus une option technique mais un impératif de souveraineté. L’incidence d’un CERT opérationnel se mesure sur trois niveaux stratégiques :

Indicateur Sans CERT Avec CERT Incidence attendue
Score NCSI (Gestion de crise) Low (≈0%) High (>60%) Réponse structurée aux incidents.
Délai moyen de détection Plusieurs mois Quelques jours/heures Limitation des dommages financiers.
Infrastructures sécurisées 119 ème mondial Top 80 mondial Meilleure protection des data centers.

Si 2024 était l’année de la prise de conscience (New Deal Technologique) et 2025 celle des investissements, 2026 est l’année de l’épreuve du feu pour la résilience numérique du Sénégal.

Dr. Alex Corenthin
(Source : LinledIn, 11 février 2026)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4489/5240 Régulation des télécoms
  • 350/5240 Télécentres/Cybercentres
  • 3483/5240 Economie numérique
  • 2418/5240 Politique nationale
  • 5240/5240 Fintech
  • 521/5240 Noms de domaine
  • 2231/5240 Produits et services
  • 1460/5240 Faits divers/Contentieux
  • 876/5240 Nouveau site web
  • 5059/5240 Infrastructures
  • 1678/5240 TIC pour l’éducation
  • 186/5240 Recherche
  • 243/5240 Projet
  • 3621/5240 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1831/5240 Sonatel/Orange
  • 1586/5240 Licences de télécommunications
  • 278/5240 Sudatel/Expresso
  • 1006/5240 Régulation des médias
  • 1337/5240 Applications
  • 1055/5240 Mouvements sociaux
  • 1667/5240 Données personnelles
  • 129/5240 Big Data/Données ouvertes
  • 593/5240 Mouvement consumériste
  • 361/5240 Médias
  • 645/5240 Appels internationaux entrants
  • 1648/5240 Formation
  • 148/5240 Logiciel libre
  • 2475/5240 Politiques africaines
  • 1127/5240 Fiscalité
  • 167/5240 Art et culture
  • 579/5240 Genre
  • 1696/5240 Point de vue
  • 1105/5240 Commerce électronique
  • 1465/5240 Manifestation
  • 320/5240 Presse en ligne
  • 125/5240 Piratage
  • 205/5240 Téléservices
  • 969/5240 Biométrie/Identité numérique
  • 311/5240 Environnement/Santé
  • 339/5240 Législation/Réglementation
  • 514/5240 Gouvernance
  • 1796/5240 Portrait/Entretien
  • 145/5240 Radio
  • 800/5240 TIC pour la santé
  • 355/5240 Propriété intellectuelle
  • 59/5240 Langues/Localisation
  • 1056/5240 Médias/Réseaux sociaux
  • 1927/5240 Téléphonie
  • 191/5240 Désengagement de l’Etat
  • 1014/5240 Internet
  • 114/5240 Collectivités locales
  • 457/5240 Dédouanement électronique
  • 1243/5240 Usages et comportements
  • 1028/5240 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 559/5240 Audiovisuel
  • 3910/5240 Transformation digitale
  • 383/5240 Affaire Global Voice
  • 159/5240 Géomatique/Géolocalisation
  • 314/5240 Service universel
  • 661/5240 Sentel/Tigo
  • 176/5240 Vie politique
  • 1522/5240 Distinction/Nomination
  • 34/5240 Handicapés
  • 690/5240 Enseignement à distance
  • 686/5240 Contenus numériques
  • 587/5240 Gestion de l’ARTP
  • 179/5240 Radios communautaires
  • 1760/5240 Qualité de service
  • 429/5240 Privatisation/Libéralisation
  • 134/5240 SMSI
  • 463/5240 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2757/5240 Innovation/Entreprenariat
  • 1352/5240 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5240 Internet des objets
  • 170/5240 Free Sénégal
  • 754/5240 Intelligence artificielle
  • 197/5240 Editorial
  • 2/5240 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5240 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous