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Accueil > Ressources > Points de vue > 2026 > Le projet pilote de minage de Bitcoin au Sénégal, un test de souveraineté, (…)

Le projet pilote de minage de Bitcoin au Sénégal, un test de souveraineté, de démocratie et de redevabilité

mercredi 14 octobre 2026

Point de vue

Le minage paraît séduisant parce qu’il rapporterait des devises sans les conditions attachées aux prêts des créanciers. Mais il remplace une dépendance par une autre. Qui a décidé, avec quels partenaires et sous quel contrôle ?

Le Sénégal doit à la fois alléger une dette très lourde et apporter l’électricité à des milliers de villages. Un projet de minage de Bitcoin est présenté comme une manière de répondre aux deux défis. Avant d’y voir une solution, il faut savoir ce qu’il engage, qui l’a décidé et qui en rendra compte.

De quoi parle-t-on ?

Le Bitcoin est une monnaie numérique qui ne dépend d’aucune banque centrale. Ses transactions sont validées par des milliers d’ordinateurs spécialisés répartis dans le monde. Ceux qui font fonctionner ces machines reçoivent en récompense de nouveaux bitcoins : c’est ce qu’on appelle le « minage ».

Cette activité consomme énormément d’électricité, 24 heures sur 24. Les mineurs cherchent donc partout dans le monde l’électricité la moins chère possible. Un pays qui dispose d’électricité inutilisée peut la leur vendre, ou miner lui-même, et transformer ainsi des kilowattheures en dollars.

C’est l’idée avancée ici. Le projet utiliserait une électricité renouvelable dite « bloquée » : produite par des centrales solaires ou éoliennes, mais qui n’arrive pas jusqu’à des clients, faute de lignes, de raccordements ou de demande sur place.

Ce que l’on sait, et ce que l’on ignore

Selon le site spécialisé Crypto Briefing, la Primature aurait approuvé ce projet pilote vers le 14 septembre 2026, dans le but affiché de soutenir l’électrification rurale. [1] L’idée serait de transformer l’électricité excédentaire en devises pendant que Dakar renégocie sa dette extérieure.

Il faut être précis sur ce qui est établi. Cette approbation n’a été confirmée ni par la Primature, ni par le ministère de l’Énergie, ni par la Senelec, ni par la presse sénégalaise. L’article de Crypto Briefing ne cite aucune source. On ne connaît le nom d’aucun opérateur, ni la puissance électrique concernée, ni le lieu des installations. Le lien avec la négociation de la dette repose sur des « discussions informelles », et non sur une déclaration officielle. Les recettes éventuelles sont donc, pour l’instant, à la fois inconnues et théoriques.

C’est précisément pour cette raison qu’il faut poser les questions maintenant. Il est plus facile de fixer des règles avant la signature des contrats qu’après.

Pourquoi maintenant : le poids de la dette

Le contexte explique l’intérêt pour toute source nouvelle de dollars. La dette publique du Sénégal atteint environ 130 % de la richesse produite en un an par le pays (le PIB). [2] En 2024, l’État a révélé l’existence de dettes dissimulées sous le régime du président Macky Sall, estimées entre 11 et 13 milliards de dollars. [3]

Le 1er septembre 2026, le Sénégal a conclu avec les équipes du FMI un accord technique pour un programme de 2,2 milliards de dollars sur trois ans. [4] Cet accord doit encore être approuvé par le conseil d’administration du Fonds avant tout versement. En parallèle, le pays négocie avec ses créanciers dans le cadre du « Cadre commun » du G20, un mécanisme qui réunit tous les prêteurs autour de la même table pour alléger la dette d’un pays.

Ces négociations sur la dette n’ont rien à voir avec le Bitcoin : elles opposent le gouvernement à ses créanciers extérieurs. Selon Reuters, une première réunion d’information s’est tenue le 6 octobre avec l’appui du FMI. [5] Elles portent d’abord sur les obligations internationales du Sénégal, des titres de dette vendus sur les marchés financiers, dont l’encours atteint environ 5,2 milliards de dollars. Elles portent aussi sur environ 1 000 milliards de francs CFA (1,72 milliard de dollars) de swaps : des emprunts obtenus auprès de banques comme First Abu Dhabi Bank, Africa Finance Corporation et Société Générale, en échange de la remise de titres publics en garantie. Dakar vise un accord de principe avec l’ensemble de ses créanciers d’ici décembre 2026.

Souveraineté : une dépendance peut en cacher une autre

Le minage paraît séduisant parce qu’il rapporterait des devises sans les conditions attachées aux prêts des créanciers. Mais il remplace une dépendance par une autre.

D’abord, la dépendance au cours du Bitcoin. Les gains dépendent du prix de cette monnaie et du nombre de mineurs en concurrence dans le monde. Ce prix peut s’effondrer en quelques mois : en 2022, le Bitcoin a perdu près des deux tiers de sa valeur. [6]Un État dont les finances sont déjà fragiles ajouterait ainsi un risque à ses risques.

Ensuite, la dépendance technologique. Les machines sont importées, s’usent vite et doivent être remplacées régulièrement. Les opérateurs seraient très probablement étrangers.

Enfin, et surtout, la dépendance contractuelle. Ce sont les clauses des contrats qui décideront de qui contrôle réellement le projet :

Le prix de l’électricité vendue aux mineurs : s’il est trop bas, c’est la Senelec, donc le contribuable, qui subventionne une activité privée.

Le régime fiscal : exonérations, durée, impôts réellement payés.

Les clauses de stabilisation, qui gèlent pendant des années les règles fiscales et juridiques applicables à l’investisseur, même si l’État veut les changer.

Le lieu de l’arbitrage : en cas de litige, l’affaire serait-elle jugée au Sénégal ou devant une juridiction étrangère ?
La souveraineté ne se mesure pas aux annonces, mais à ces clauses.

L’électricité : à qui doit-elle servir d’abord ?

Parler d’énergie « bloquée » ou « inutilisée » laisse de côté une question essentielle : pourquoi cette électricité n’atteint-elle pas des clients ? La réponse tient souvent au manque de lignes de transport, aux tarifs ou aux lacunes du réseau. Autrement dit, à des problèmes que l’État cherche lui-même à résoudre.

Le gouvernement s’est fixé pour objectif d’électrifier 6 471 villages d’ici 2029. [7] Le ministre de l’Énergie a chiffré à environ 400 milliards de francs CFA le financement nécessaire à l’électrification rurale. [8] Si des ménages manquent encore de courant, vendre cette électricité à des mineurs plutôt que de raccorder ces villages irait directement à l’encontre de l’objectif affiché.

Si le projet doit réellement financer l’électrification rurale, il faut l’écrire noir sur blanc : quelle part des recettes y sera consacrée, selon quel calendrier, et pour quels villages.

Démocratie : qui a décidé, et avec qui ?

L’approbation émanerait de la Primature. Rien dans ce qui est rapporté n’indique que l’Assemblée nationale, l’autorité de régulation de l’énergie ou les communautés concernées aient été consultées.

Le moment rend la question plus sensible encore. Le 28 septembre, le gouvernement a contesté devant le Conseil constitutionnel une proposition de loi qui prévoyait de soumettre les contrats pétroliers à un simple débat préalable à l’Assemblée nationale. Le Conseil l’a déclarée irrecevable le 5 octobre. [9] Une décision sur une nouvelle ressource énergétique, prise sans débat public pendant des négociations délicates avec les créanciers, accentue ce déficit de contrôle.

Les populations vivant près d’un éventuel site en subiraient les effets : occupation des terres, pression sur le réseau local, conséquences possibles sur les tarifs, bruit et chaleur des installations. Elles doivent pouvoir être informées et se faire entendre avant toute décision.

Redevabilité : suivre l’argent

Après l’épisode de la dette cachée, la confiance est devenue la ressource la plus rare au Sénégal. Or une recette nouvelle qui transite par une entreprise publique ou une structure créée pour l’occasion est précisément l’endroit où des opérations hors budget peuvent réapparaître, loin du regard du Parlement.

Le public devrait pouvoir connaître, au minimum :

– Les opérateurs et leurs bénéficiaires effectifs, c’est-à-dire les personnes qui possèdent ou contrôlent réellement ces entreprises, au-delà des sociétés écrans.
– Les contrats et les tarifs d’électricité, intégralement publiés.
– Une règle simple : toutes les recettes sont versées sur les comptes du Trésor public et figurent dans la loi de finances.
– Un droit de regard de la Cour des comptes et de l’Assemblée nationale, ainsi qu’une information complète du FMI et des créanciers, pour éviter tout nouveau soupçon de dette dissimulée.

Qui supporte les pertes si le cours du Bitcoin chute ou si les machines deviennent obsolètes : l’opérateur privé, ou l’État ?

Le FMI doit, lui aussi, rendre des comptes

Le FMI se présente aujourd’hui comme le gardien de la transparence. Il exige du Sénégal qu’il corrige ses données, centralise la gestion de sa dette et audite ses arriérés. Ces exigences sont légitimes. Mais elles passent sous silence son propre rôle dans la crise.

Pendant toutes les années où la dette était dissimulée, le FMI était présent au Sénégal : programmes successifs, missions régulières, revues de programme, analyses de la viabilité de la dette. Il a validé des chiffres qui se sont révélés faux, et il a continué à verser des fonds sur leur base. Le réseau d’économistes IDEAs relève qu’il a manqué l’occasion de découvrir l’écart « mission après mission pendant cinq ans ». [10]

Sa réponse consiste à présenter l’affaire comme une communication d’informations erronées par les autorités sénégalaises. Selon ses propres règles, cette qualification peut entraîner le remboursement anticipé des sommes déjà versées, sauf si son conseil d’administration accorde une dérogation. [11] Or cette dérogation est subordonnée aux réformes exigées du seul Sénégal. Le Fonds rappelle en outre que « toute décision relative à une stratégie de la dette reste de la responsabilité des autorités sénégalaises ». [12] Aucune évaluation publique de sa propre surveillance n’a été annoncée.

Le résultat est une responsabilité à sens unique. Le précédent gouvernement a dissimulé ; le FMI a validé ; c’est le peuple sénégalais qui paie, par l’austérité, la réduction des subventions et une négociation menée sous contrainte. On ne peut exiger la redevabilité de l’État sénégalais sans l’exiger aussi de l’institution qui validait ses chiffres.

Trois demandes en découlent :

une évaluation indépendante de la surveillance exercée par le FMI au Sénégal pendant la période de la dette cachée, confiée à son Bureau indépendant d’évaluation et rendue publique ;

– la publication des documents des revues de programme et des analyses de viabilité de la dette de cette période ;
– la prise en compte de cette responsabilité partagée dans le traitement de la dette, à commencer par l’abandon de toute exigence de remboursement anticipé.

Ce que montrent les expériences étrangères

D’autres pays ont fait ce pari. Le Salvador a fait du Bitcoin une monnaie légale en 2021. Lorsqu’il a conclu un programme avec le FMI fin 2024, il a dû rendre facultative l’acceptation du Bitcoin et limiter les activités de l’État dans ce domaine. [13] Le Bhoutan mine du Bitcoin par l’intermédiaire de son fonds d’investissement public, avec l’électricité de ses barrages ; l’ampleur de ces activités n’a été connue du public qu’après coup. [14]

La leçon est double. D’abord, le FMI sait examiner de près les opérations d’un État lorsqu’il le décide : le Salvador a dû renoncer en partie au Bitcoin pour obtenir son programme. Au Sénégal, ce même FMI, présent pendant toute la période de la dette cachée, prétend n’avoir rien vu, et refuse aujourd’hui d’assumer la moindre part de responsabilité. Ensuite, le secret se paie : lorsqu’une opération cachée est révélée par d’autres, comme la dette dissimulée en 2024 ou les swaps de 2025, [15] c’est la crédibilité de l’État, auprès de ses créanciers comme de ses citoyens, qui en souffre.

Changer de grille de lecture

Le projet de minage repose sur une lecture devenue dominante : le Sénégal manquerait de dollars et de crédibilité, et il faudrait donc réduire les dépenses, rassurer les créanciers et trouver de nouvelles sources de devises. Les économistes hétérodoxes, c’est-à-dire ceux qui contestent cette analyse dominante, posent une autre question : pourquoi le pays a-t-il sans cesse besoin de dollars ?

L’économiste Fadhel Kaboub l’a montré pour l’Afrique : la dette naît d’abord de déficits structurels en énergie, en alimentation et en produits manufacturés. [16] Tant que ces importations ne reculent pas, chaque dollar gagné repart aussitôt. Hyman Minsky appelait « finance de Ponzi » la situation où l’on emprunte pour rembourser d’anciens emprunts. [17] C’est celle d’un État dont, selon un économiste sénégalais, sept francs empruntés sur dix servent à rembourser des prêts passés. [18]

Le minage de Bitcoin n’en sort pas. Des machines importées, des opérateurs étrangers et peu d’emplois en font ce qu’Albert Hirschman appelait une enclave : une activité sans lien avec le reste de l’économie nationale. [19] Et remplacer la dépendance au prix du pétrole par la dépendance au prix du Bitcoin ne change pas la nature du problème que Raúl Prebisch décrivait déjà : celui d’économies suspendues au cours de quelques produits fixé ailleurs. [20]

Une politique alternative partirait de la structure de l’économie :

– l’électricité excédentaire servirait d’abord à irriguer, transformer et produire sur place ;
– le pétrole serait raffiné au Sénégal pour réduire les importations de carburant ;
– les dettes contractées sans l’accord du peuple, et validées par le FMI, feraient l’objet d’un audit et d’un partage des responsabilités, comme le proposent Léonce Ndikumana et James Boyce ; [21]
– la question de la souveraineté monétaire, que pose notamment Ndongo Samba Sylla à propos du franc CFA, serait enfin mise en débat. [22]

Thandika Mkandawire mettait en garde contre les « démocraties sans choix », où les élections changent les gouvernants mais jamais les politiques. [23] Rendre au débat public le choix des politiques économiques fait aussi partie de la souveraineté.

En résumé

Un seul projet pilote n’allégera pas une dette de cette ampleur. Mais ce projet est un test. Il montrera si le Sénégal sait soumettre une source de revenus nouvelle et instable à un contrôle transparent, parlementaire et contractuel, ou si les mêmes pratiques qui ont produit la dette cachée se reproduisent sous une autre forme.

Les signaux à surveiller sont clairs :

– une confirmation officielle du projet ;
– le nom des opérateurs ;
– la puissance et la consommation d’électricité ;
– la publication des contrats ;
– l’affectation des recettes ;
– le respect de l’objectif de décembre pour l’accord avec les créanciers.

Yassine Fall

(Source : Seneplus, 14 octobre 2026


[1] Estefano Gomez, « Senegal eyes Bitcoin mining as it restructures its debt », Crypto Briefing, 12 octobre 2026, republié par TradingView. L’article ne cite pas ses sources ; l’information n’a pas été confirmée par les autorités sénégalaises. https://cryptobriefing.com/senegal-bitcoin-mining-debt-restructuring/

[2] Reuters, « Explainer – Senegal’s $44 billion debt dilemma : to whom does it owe money and why it matters », 29 septembre 2026. https://www.933thedrive.com/2026/09/29/explainer-senegals-44-billion-debt-dilemma-to-whom-does-it-owe-money-and-why-it-matters/

[3] allAfrica, « Senegal Secures $2.2b IMF Deal As Debt Restructuring Looms », 3 septembre 2026. https://allafrica.com/stories/202609030644.html

[4] Agence Ecofin, « Sénégal : après l’accord de 2,2 milliards $ avec le FMI, Dakar ouvre le chantier de la dette », 1er septembre 2026. https://www.agenceecofin.com/actualites/0109-141226-senegal-apres-l-accord-de-2-2-milliards-avec-le-fmi-dakar-ouvre-le-chantier-de-la-dette

[5] Xalima, d’après Reuters, « Dette : le Sénégal vise un accord avec ses créanciers d’ici décembre, les 1 000 milliards de FCFA de swaps au cœur des discussions », 7 octobre 2026. https://xalimasn.com/2026/10/07/dette-le-senegal-vise-un-accord-avec-ses-creanciers-dici-decembre-les-1-000-milliards-de-fcfa-de-swaps-au-coeur-des-discussions/

[6] The Motley Fool Australia, « The Bitcoin price crashed 65% in 2022. Here’s why », 3 janvier 2023. https://fool.com.au/2023/01/03/the-bitcoin-price-crashed-65-in-2022-heres-why

[7] Agence Ecofin, « Senegal plans to electrify 6,471 villages by 2029 », février 2026. https://www.ecofinagency.com/news-services/1502-52916-senegal-plans-to-electrify-6-471-villages-by-2029

[8] Journal du Sénégal, « Abdourahmane Diouf : les hydrocarbures au cœur de la revue de presse sénégalaise », 2 octobre 2026. https://www.journaldusenegal.com/presse-senegalaise-les-annonces-dabdourahmane-diouf-sur-les-hydrocarbures-dominent-les-unes/

[9] Le Soleil, « Code pétrolier : le Conseil constitutionnel déclare irrecevable la proposition de loi », 5 octobre 2026. Voir aussi APS, même date. https://lesoleil.sn/justice/contrats-petroliers-le-conseil-constitutionnel-declare-irrecevable-la-proposition-de-loi/

[10] Bretton Woods Project, « Senegal’s hidden debt sparks questions about IMF’s oversight », décembre 2025, rapportant l’analyse du réseau IDEAs. https://www.brettonwoodsproject.org/2025/12/senegals-hidden-debt-sparks-questions-about-imfs-oversight/

[11] Wansom, « Senegal : IMF Erroneous Financial Data Requires Waiver for New Program », 3 septembre 2026. https://www.wansom.ai/briefly/news/senegal-imf-agree-on-debt-restructuring-program-amidst-compliance-issues-2026-09-03_88c0fa81-5a07-443b-bfe4-e73ac87f4689

[12] Youssouf Sane, « Les discussions, la possible dérogation, les risques et la restructuration : les éclairages formels du FMI sur le cas sénégalais », Seneweb, 20 août 2026. https://www.seneweb.com/en/news/Economie/les-discussions-la-possible-derogation-les-risques-et-la-restructuration-les-eclairages-formels-du-fmi-sur-le-cas-senegalais_n_501974.html

[13] FMI, communiqué de presse n° 24/485, « El Salvador : IMF Reaches Staff-Level Agreement on an EFF Arrangement », 18 décembre 2024. https://www.imf.org/en/news/articles/2024/12/18/pr-24485-el-salvador-imf-reaches-staff-level-agreement-on-an-eff-arrangement

[14] Bitcoin Magazine, « Bhutan’s Bitcoin Holdings Revealed : Kingdom Owns $780M in BTC from Mining », consulté le 14 octobre 2026. https://bitcoinmagazine.com/markets/bhutans-bitcoin-holdings-revealed-kingdom-owns-780m-in-btc-from-mining

[15] Nairametrics, « Senegal’s hidden derivatives : Hidden debt 2.0 », 24 mars 2026, reprenant les révélations du Financial Times. https://nairametrics.com/2026/03/24/senegals-hidden-derivatives-hidden-debt-2-0/

[16] Fadhel Kaboub, « Financing Sustainable Economic Transformation : Domestic Resource Mobilization », présentation à la réunion du groupe technique du G-24, Abidjan, 17 juillet 2023. https://g24.org/wp-content/uploads/2023/10/Fadhel-Kaboub-–-Financing-Sustainable-Economic-Transformation-Domestic-Resource-Mobilization.pdf

[17] Hyman P. Minsky, « The Financial Instability Hypothesis », Levy Economics Institute, Working Paper n° 74, 1992.

[18] SenePlus, « Dette du Sénégal, pourquoi l’accord avec le FMI ne règle pas encore la crise », septembre 2026. https://www.seneplus.com/article/dette-du-senegal-pourquoi-laccord-avec-le-fmi-ne-regle-pas-encore-la-crise

[19] Albert O. Hirschman, The Strategy of Economic Development, New Haven, Yale University Press, 1958.

[20] Raúl Prebisch, The Economic Development of Latin America and Its Principal Problems, New York, Nations unies (CEPAL), 1950.

[21] Léonce Ndikumana et James K. Boyce, Africa’s Odious Debts : How Foreign Loans and Capital Flight Bled a Continent, Londres, Zed Books, 2011.

[22] Fanny Pigeaud et Ndongo Samba Sylla, L’arme invisible de la Françafrique. Une histoire du franc CFA, Paris, La Découverte, 2018.

[23] Thandika Mkandawire, « Crisis Management and the Making of “Choiceless Democracies” », in Richard Joseph (dir.), State, Conflict, and Democracy in Africa, Boulder, Lynne Rienner, 1999.

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