OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2017 > Mai 2017 > Le numérique au secours de la santé en Afrique

Le numérique au secours de la santé en Afrique

mercredi 24 mai 2017

TIC pour la santé

Ces dernières années, l’adoption progressive des services numériques en Afrique a eu des effets positifs incontestables sur le développement socio-économique des pays. Disposant d’un parc de près de 300 millions [1] de smartphones et de nombreux réservoirs d’entrepreneuriat et d’innovations technologiques, l’Afrique présente de sérieux atouts dans le domaine. Le secteur de la santé africain n’a pas échappé à cette digitalisation.

La m-santé africaine

De nombreuses initiatives innovantes en matière d’e-santé tentent de palier la faiblesse des systèmes de soin du continent. Les exemples ne manquent pas, et ce, à toutes les étapes.

Prévention et éducation : L’application Prévention Ebola (Côte d’Ivoire) a ainsi permis aux populations d’accéder à des informations de prévention contre l’infection en langues locales. Kasha (Rwanda) permet aux femmes de commander des produits d’hygiène et de contraception.

Diagnostic : Les utilisateurs de Matibabu en Ouganda peuvent, grâce à l’application, effectuer leur autodiagnostic du paludisme. Le projet IKON du Mali permet la transmission des radiographies depuis les cliniques isolées vers les spécialistes, faisant gagner un temps précieux au processus de diagnostic.

Traitement  : Malisanté (Mali) et MedXCare facilitent la mise en relation entre professionnels de santé et patients. La problématique de la gestion des médicaments est quant à elle traitée par des startups telles que mPharma (Ghana) et Jokkosanté (Sénégal).

Suivi médical  : SMS et messages vocaux permettent aux femmes enceintes un suivi de l’évolution de leur grossesse à travers l’application M@SAM (Burkina Faso).

Particulièrement adapté aux contraintes propres au contexte africain, le mobile s’impose peu à peu comme un outil stratégique en matière de santé.

L’hôpital numérique, opportunité et défi

Aujourd’hui, l’hôpital numérique en Afrique relève plus du défi que de la réalité de terrain. En effet, se limitant encore à la gestion des entrées et des sorties des patients, la gestion informatique des hôpitaux est encore insuffisamment développée. Rares sont les pays qui, à l’instar de la Côte d’Ivoire et du Bénin ont mis en place de tels systèmes, bien qu’ils renferment un fort potentiel en matière de gestion hospitalière et donc d’efficacité du système de santé.

Un constat similaire peut être fait en matière de formation des étudiants et professionnels de santé, à laquelle le numérique, via l’e-learning, ne contribue encore que de manière très sporadique.

Les initiatives existent mais restent pour la plupart isolées et en dehors de tout projet d’envergure ou de coordination à grande échelle. Ainsi, dans un contexte de contraintes budgétaires et d’explosion de la croissance démographique et des maladies chroniques, les africains continuent de pâtir d’inégalités dans l’accès aux soins et aux médicaments, des infrastructures défectueuses et du manque de personnel qualifié. Si le numérique apparaît comme un véritable levier d’amélioration du secteur de la santé, le continent ne pourra en tirer des bénéfices qu’à condition que les autorités publiques s’assurent de créer des conditions favorables : en développant l’accès aux réseaux et à l’outil numérique des professionnels de santé et des citoyens d’une part, et en se présentant comme les instigatrices d’un cadre réglementaire dans le domaine d’autre part.

Indispensable connectivité

Les pays africains ont connu ces dernières années une croissance impressionnante de la couverture du territoire en réseaux mobiles et d’utilisation des services numériques. Toutefois, si 46% de la population africaine a souscrit à un service mobile, seulement 29% des africains ont accès à internet mobile [2]. De plus, la fracture numérique entre zones rurales et zones urbaines sur le continent reste prégnante. L’amélioration de l’accès des professionnels et des citoyens à l’outil numérique est ainsi un enjeu important de l’e-santé et concerne aussi bien le développement des réseaux mobiles en zones non couvertes et des infrastructures d’électricité que l’accès à un équipement mobile ou informatique et la formation à l’utilisation des outils numériques.

L’impulsion politique comme enjeu majeur de l’e-santé

Le développement de mécanismes de gouvernance appropriés assurant redevabilité, transparence et leadership est un véritable défi de la e-santé en Afrique [3]. Il est primordial qu’un environnement favorable soit créé – aux niveaux régional et national – pour que le secteur de la santé puisse tirer le meilleur parti du numérique.

Plusieurs recommandations en ce sens, à l’égard des autorités africaines et autres parties prenantes du secteur de la santé sur le continent, peuvent être faites :

  • Encourager la collaboration entre les différentes parties prenantes, afin d’assurer la cohérence, la pertinence et l’efficacité des programmes.
  • Améliorer le cadre réglementaire pour établir un climat de confiance et assurer la sécurité des usagers et des différents acteurs.
  • Faciliter l’investissement pour dynamiser le secteur et favoriser l’innovation, à travers la mobilisation de fonds publics, la mise en place de cadres législatifs favorables à l’innovation et à l’investissement et des Partenariats Public-Privé favorisant le passage à l’échelle des projets d’e-santé.
  • Développer la formation aux outils numériques afin d’améliorer les compétences et leur utilisation. [4]

La mobilisation devra s’effectuer à tous les niveaux : des Etats aux opérateurs en passant par les professionnels de santé et les citoyens.
Aude Schoentgen

(Source : http://terangaweb.com/, 24 mai 2017)


[1] 296 millions de smartphones, Afrique, Q4 2016 (Source : GSMA Intelligence)

[2] 2016, GSMA Intelligence

[3] OMS (http://www.afro.who.int/en/health-information-and-knowledge-management/topics/ehealth-and- informatics.html)

[4] L’Afrique des Idées, L’impact du numérique sur l’amélioration de la santé en Afrique, Etude annuelle, 2017​

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4530/5793 Régulation des télécoms
  • 348/5793 Télécentres/Cybercentres
  • 3757/5793 Economie numérique
  • 1865/5793 Politique nationale
  • 5213/5793 Fintech
  • 573/5793 Noms de domaine
  • 2103/5793 Produits et services
  • 1548/5793 Faits divers/Contentieux
  • 813/5793 Nouveau site web
  • 5793/5793 Infrastructures
  • 2094/5793 TIC pour l’éducation
  • 198/5793 Recherche
  • 250/5793 Projet
  • 4269/5793 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2178/5793 Sonatel/Orange
  • 1634/5793 Licences de télécommunications
  • 279/5793 Sudatel/Expresso
  • 1039/5793 Régulation des médias
  • 1454/5793 Applications
  • 1650/5793 Mouvements sociaux
  • 1683/5793 Données personnelles
  • 143/5793 Big Data/Données ouvertes
  • 611/5793 Mouvement consumériste
  • 369/5793 Médias
  • 653/5793 Appels internationaux entrants
  • 1716/5793 Formation
  • 95/5793 Logiciel libre
  • 2440/5793 Politiques africaines
  • 1117/5793 Fiscalité
  • 170/5793 Art et culture
  • 592/5793 Genre
  • 1916/5793 Point de vue
  • 1058/5793 Commerce électronique
  • 1494/5793 Manifestation
  • 322/5793 Presse en ligne
  • 133/5793 Piratage
  • 204/5793 Téléservices
  • 1071/5793 Biométrie/Identité numérique
  • 367/5793 Environnement/Santé
  • 430/5793 Législation/Réglementation
  • 368/5793 Gouvernance
  • 1896/5793 Portrait/Entretien
  • 148/5793 Radio
  • 813/5793 TIC pour la santé
  • 287/5793 Propriété intellectuelle
  • 60/5793 Langues/Localisation
  • 1116/5793 Médias/Réseaux sociaux
  • 2128/5793 Téléphonie
  • 209/5793 Désengagement de l’Etat
  • 1068/5793 Internet
  • 118/5793 Collectivités locales
  • 423/5793 Dédouanement électronique
  • 1458/5793 Usages et comportements
  • 1095/5793 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 570/5793 Audiovisuel
  • 3677/5793 Transformation digitale
  • 394/5793 Affaire Global Voice
  • 302/5793 Géomatique/Géolocalisation
  • 341/5793 Service universel
  • 679/5793 Sentel/Tigo
  • 183/5793 Vie politique
  • 1738/5793 Distinction/Nomination
  • 34/5793 Handicapés
  • 710/5793 Enseignement à distance
  • 896/5793 Contenus numériques
  • 605/5793 Gestion de l’ARTP
  • 191/5793 Radios communautaires
  • 2017/5793 Qualité de service
  • 542/5793 Privatisation/Libéralisation
  • 146/5793 SMSI
  • 510/5793 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2821/5793 Innovation/Entreprenariat
  • 1674/5793 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5793 Internet des objets
  • 179/5793 Free Sénégal
  • 977/5793 Intelligence artificielle
  • 199/5793 Editorial
  • 12/5793 Gaming/Jeux vidéos
  • 31/5793 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous