OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2026 > Le New Deal Technologique au Starlink, l’électrochoc d’une souveraineté en (…)

Le New Deal Technologique au Starlink, l’électrochoc d’une souveraineté en mutation

jeudi 5 février 2026

Point de vue

L’annonce officielle de la disponibilité de Starlink au Sénégal, confirmée ce 5 février 2026, marque un tournant irréversible dans l’écosystème numérique national. Longtemps cantonnée aux zones urbaines denses, la connectivité à haut débit franchit désormais les barrières géographiques grâce à la constellation en orbite basse de SpaceX. Mais au-delà de la prouesse technique, l’arrivée du géant américain, sous le contrôle rigoureux de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP), pose les bases d’un débat poignant sur la souveraineté, la concurrence et l’avenir de nos opérateurs historiques. Comme l’a martelé Dahirou Thiam, Directeur général de l’ARTP, Starlink ne bénéficie d’aucun passe-droit : le cadre réglementaire s’applique à tous, garantissant ainsi que cette rupture technologique ne se transforme pas en une jungle numérique incontrôlée.

Le contribuable sénégalais, souvent otage d’une qualité de service fluctuante et de tarifs rigides, a de quoi se réjouir et s’inquiéter simultanément. D’un côté, l’avantage est immédiat pour le secteur de l’audiovisuel : une révolution pour le streaming et les WebTV. Alors que la Télédiffusion du Sénégal (TDS-SA) peine structurellement à garantir une bande passante stable et suffisante aux chaînes de télévision nationales sur l’ensemble du territoire, Starlink offre une alternative de secours et de diffusion directe d’une fiabilité redoutable. Pour les éditeurs de contenus, c’est la fin du calvaire des ruptures de faisceaux et des latences rédhibitoires. Cependant, cette liberté a un prix. Le coût d’acquisition du terminal et l’abonnement mensuel maintiennent une barrière financière pour le citoyen lambda. Le risque est de voir émerger une fracture entre une élite médiatique ultra-connectée et un service public audiovisuel traditionnel en quête de second souffle technique.

Pour les opérateurs présents sur le terrain, l’arrivée d’Elon Musk est un signal d’alarme sans précédent. Sonatel Orange, YAS (ex-Free) et Expresso voient leur modèle de rente sur la data fixe sérieusement challengé. La réaction ne s’est pas fait attendre : le repositionnement de YAS vers des offres segmentées et le partenariat entre Orange et les solutions satellitaires hybrides prouvent que la concurrence a forcé les acteurs locaux à sortir de leur zone de confort. Néanmoins, le spectre d’une dépendance technologique étrangère plane. En confiant une partie de notre infrastructure critique — incluant le transport des flux TV — à une constellation privée américaine, le Sénégal doit naviguer avec prudence. La souveraineté numérique ne se décrète pas ; elle se construit par le contrôle des données et la maîtrise des passerelles de sécurité par l’ARTP.

Le futur de l’internet au Sénégal s’inscrit donc dans une hybridation forcée où la TDS devra impérativement intégrer ces nouvelles capacités pour ne pas devenir obsolète. La grande concurrence qui s’annonce ne doit pas être perçue comme une menace pour nos institutions, mais comme un levier de modernisation.

Le Sénégal de souveraineté ne doit pas craindre l’innovation, il doit la domestiquer pour pallier les carences de ses infrastructures terrestres. Les avantages sont clairs : résilience du réseau audiovisuel, redondance stratégique et accélération de l’économie numérique. Les inconvénients résident dans la fuite potentielle de devises et la fragilisation des revenus fiscaux issus des opérateurs locaux. Le défi pour l’autorité régulatrice sera de maintenir cet équilibre fragile : attirer l’investissement global tout en sauvant le soldat TDS et en protégeant le patrimoine technologique national. Le débat est désormais au cœur de la République : l’internet haute performance est-il un droit pour tous ou le nouveau privilège des diffuseurs ?

Alioune Ndiaye

(Source : Groupe WhatsApp du RASA, 5 février 2026)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2164/2469 Régulation des télécoms
  • 173/2469 Télécentres/Cybercentres
  • 1653/2469 Economie numérique
  • 870/2469 Politique nationale
  • 2469/2469 Fintech
  • 256/2469 Noms de domaine
  • 935/2469 Produits et services
  • 726/2469 Faits divers/Contentieux
  • 368/2469 Nouveau site web
  • 2408/2469 Infrastructures
  • 856/2469 TIC pour l’éducation
  • 93/2469 Recherche
  • 121/2469 Projet
  • 1643/2469 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 922/2469 Sonatel/Orange
  • 792/2469 Licences de télécommunications
  • 137/2469 Sudatel/Expresso
  • 500/2469 Régulation des médias
  • 639/2469 Applications
  • 524/2469 Mouvements sociaux
  • 811/2469 Données personnelles
  • 63/2469 Big Data/Données ouvertes
  • 296/2469 Mouvement consumériste
  • 180/2469 Médias
  • 321/2469 Appels internationaux entrants
  • 808/2469 Formation
  • 47/2469 Logiciel libre
  • 1006/2469 Politiques africaines
  • 489/2469 Fiscalité
  • 83/2469 Art et culture
  • 290/2469 Genre
  • 843/2469 Point de vue
  • 519/2469 Commerce électronique
  • 731/2469 Manifestation
  • 159/2469 Presse en ligne
  • 62/2469 Piratage
  • 102/2469 Téléservices
  • 454/2469 Biométrie/Identité numérique
  • 153/2469 Environnement/Santé
  • 168/2469 Législation/Réglementation
  • 176/2469 Gouvernance
  • 873/2469 Portrait/Entretien
  • 72/2469 Radio
  • 377/2469 TIC pour la santé
  • 138/2469 Propriété intellectuelle
  • 29/2469 Langues/Localisation
  • 532/2469 Médias/Réseaux sociaux
  • 970/2469 Téléphonie
  • 95/2469 Désengagement de l’Etat
  • 505/2469 Internet
  • 57/2469 Collectivités locales
  • 204/2469 Dédouanement électronique
  • 557/2469 Usages et comportements
  • 514/2469 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 275/2469 Audiovisuel
  • 1553/2469 Transformation digitale
  • 191/2469 Affaire Global Voice
  • 78/2469 Géomatique/Géolocalisation
  • 160/2469 Service universel
  • 330/2469 Sentel/Tigo
  • 87/2469 Vie politique
  • 765/2469 Distinction/Nomination
  • 17/2469 Handicapés
  • 352/2469 Enseignement à distance
  • 341/2469 Contenus numériques
  • 292/2469 Gestion de l’ARTP
  • 89/2469 Radios communautaires
  • 876/2469 Qualité de service
  • 216/2469 Privatisation/Libéralisation
  • 66/2469 SMSI
  • 236/2469 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1445/2469 Innovation/Entreprenariat
  • 670/2469 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2469 Internet des objets
  • 85/2469 Free Sénégal
  • 294/2469 Intelligence artificielle
  • 97/2469 Editorial
  • 2/2469 Gaming/Jeux vidéos
  • 12/2469 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous