OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2017 > Août 2017 > La grave désillusion d’internet et des réseaux sociaux au Sénégal

La grave désillusion d’internet et des réseaux sociaux au Sénégal

vendredi 4 août 2017

Usages et comportements

Les réseaux sociaux sont apparus récemment dans nos vies et ils amènent tout un lot de questions en rasion de l’usage inapporprié qu’en font les Sénégalais.

Il est vrai cependant qu’avec les réseaux sociaux, la distance physique, l’apparent anonymat, l’instantanéité sont des ingrédients qui sont de nature à stimuler les comportements antisociaux et à faire tomber les barrières élémentaires du civisme.

Cependant, Il est important de rappeler que la majorité des principes applicables face à ces comportements antisociaux sur le Web sont les mêmes que ceux qui s’appliquent depuis longtemps dans notre société.

Oui toute personne a droit au respect de sa vie privée et a droit à la protection de sa dignité, de son honneur et de sa réputation. La justice peut agir de façon à faire cesser une atteinte à l’un de ces droits, que cette atteinte soit faite via les réseaux sociaux ou comme face à face.

Dans la vie de tous les jours, on convient assez facilement d’un code de savoir-vivre. Le discernement nous permet de juger de ce qu’on peut dire ou ne pas dire, faire ou ne pas faire. Ces attitudes et comportements sont modulés par les valeurs, d’une part, et par l’éducation, d’autre part, mais aussi par l’approbation ou la désapprobation sociale qui peut être immédiate en situation de communication, disons en face à face.

Par exemple, ridiculiser quelqu’un devant les autres, faire une mauvaise blague, trahir une confidence pourra créer, au moins chez quelques spectateurs de la scène, suffisamment de malaise, voire de commentaires, pour générer une autocensure sociale.

En situation de communication virtuelle, il arrive souvent que cette autocensure se perde, rendant ainsi les échanges empreints d’une rudesse qui ne serait pas survenue en dehors de ce cadre. Sur les réseaux sociaux, l’empathie est la clé d’une communication saine et respectueuse tout simplement parce qu’elle permet de rester conscient qu’il y a un humain derrière l’écran, une personne habitée par des sentiments et des émotions. Cette capacité nous incite également à ne pas perdre de vue que certains sujets sont du domaine privé et d’autres, du domaine public. Il importe de savoir reconnaître où tracer la ligne. Plusieurs situations de la vie méritent encore et toujours un contact réel entre les personnes. Plus la situation est délicate, plus il devient pertinent de privilégier le contact réel.

Qui n’a pas été choqué de découvrir en un seul clic les photos nues de Mbathio ou les ébats sexuels d’un couple.

Qui n’a pas été choqué d’entendre les insultes de la petite fille encouragée par sa propre maman, les insultes de Penda Ba à toute une ethnie du Sénégal allant jusqu’à se foutre d’être emprisonnée.

Qui n’a pas été choqué de voir cette caricature obscène de Oulèye Mané ou les propos injuriants de Amy Collé Dieng à l’endroit du Président de la République.

Plus près de nous, dans l’intimité de nos relations sociales sur Internet, qui n’a pas déjà été blessé, choqué, surpris de se voir sur des photos, de lire des commentaires les concernant, ou d’être insulté par des inconnus ?
Ces outils ont complètement plongé notre pays dans le chaos total tout en bouleversant nos valeurs morales connues à travers le monde. Au lieu d’en faire un outil de connaissance, nos élèves en font un outil pour tricher comme le cas du Bac et BFEM de cette année.

Ces outils sont aujourd’hui la cause du taux de chômage jamais égalé dans notre pays. Oui ces outils ont sédentarisé nos jeunes en leur ôtant toute ambition pour un bien être, ils se sont inscrits à une vingtaine de page facebook où ils passent 90 % de leur temps quotidien pour y entretenir leur MOI virtuel. Au lieu d’affronter la réalité, ils partagent des moments qu’ils ne vivent pas, puisqu’ils passent plus de temps à en parler qu’à en profiter dans la vraie vie. Il est rare de les voir publier des photos en salle de cours mais ce sont plutôt des photos en boite de nuit, en costumes, en train de boire un verre ou dans des restaurants ou accompagné de filles.

Le comble c’est quand, à 30 ans sans emplois, ils se considèrent toujours comme des enfants.

Le plus dur à avaler c’est quand les personnes adultes sensées nous diriger se mêlent dans la danse. Nous avons vécu avec grande tristesse, les enregistrements téléphoniques de Yakham Mbaye, un Ministre de la République, divulgués par les hautes autorités de la Mairie du Plateau. Récemment nous assistons à ceux concernant Clédor Séne et Pape Samba Mboup.

Un climat de manque de confiance total règne dans le pays ; personne ne fait plus confiance à personne. Nous sommes même allé jusqu’à se faire confisquer notre téléphone lorsque nous voulons rencontrer une autorité.
Détruire la vie d’une personne au Sénégal devient un jeu d’enfant avec ces outils. Allons nous rester les bras croisés sans pour autant se débarrasser de ce fléau qui gangrène notre société ?

Ne serait-il pas temps que le Gouvernement, avec l’appui des médias sénégalais, sensibilise les populations sur l’utilisation de ces outils ? Sensibiliser les populations sur les risques à encourir en cas de mauvaise utilisation.

Abdoul Aziz Badiane
Aquaculture Specialis/Connsultant

(Source : Social Net Link, 4 août 2017)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4523/5149 Régulation des télécoms
  • 358/5149 Télécentres/Cybercentres
  • 3479/5149 Economie numérique
  • 1829/5149 Politique nationale
  • 5109/5149 Fintech
  • 552/5149 Noms de domaine
  • 1987/5149 Produits et services
  • 1570/5149 Faits divers/Contentieux
  • 769/5149 Nouveau site web
  • 5149/5149 Infrastructures
  • 1826/5149 TIC pour l’éducation
  • 196/5149 Recherche
  • 246/5149 Projet
  • 3834/5149 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1895/5149 Sonatel/Orange
  • 1666/5149 Licences de télécommunications
  • 283/5149 Sudatel/Expresso
  • 1036/5149 Régulation des médias
  • 1320/5149 Applications
  • 1152/5149 Mouvements sociaux
  • 1745/5149 Données personnelles
  • 150/5149 Big Data/Données ouvertes
  • 670/5149 Mouvement consumériste
  • 370/5149 Médias
  • 670/5149 Appels internationaux entrants
  • 1755/5149 Formation
  • 100/5149 Logiciel libre
  • 2138/5149 Politiques africaines
  • 1031/5149 Fiscalité
  • 213/5149 Art et culture
  • 620/5149 Genre
  • 2136/5149 Point de vue
  • 1089/5149 Commerce électronique
  • 1518/5149 Manifestation
  • 331/5149 Presse en ligne
  • 124/5149 Piratage
  • 212/5149 Téléservices
  • 1009/5149 Biométrie/Identité numérique
  • 332/5149 Environnement/Santé
  • 423/5149 Législation/Réglementation
  • 373/5149 Gouvernance
  • 1893/5149 Portrait/Entretien
  • 148/5149 Radio
  • 810/5149 TIC pour la santé
  • 287/5149 Propriété intellectuelle
  • 58/5149 Langues/Localisation
  • 1113/5149 Médias/Réseaux sociaux
  • 2069/5149 Téléphonie
  • 190/5149 Désengagement de l’Etat
  • 1059/5149 Internet
  • 114/5149 Collectivités locales
  • 444/5149 Dédouanement électronique
  • 1242/5149 Usages et comportements
  • 1043/5149 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 554/5149 Audiovisuel
  • 3417/5149 Transformation digitale
  • 387/5149 Affaire Global Voice
  • 186/5149 Géomatique/Géolocalisation
  • 337/5149 Service universel
  • 675/5149 Sentel/Tigo
  • 180/5149 Vie politique
  • 1658/5149 Distinction/Nomination
  • 35/5149 Handicapés
  • 728/5149 Enseignement à distance
  • 741/5149 Contenus numériques
  • 589/5149 Gestion de l’ARTP
  • 180/5149 Radios communautaires
  • 1870/5149 Qualité de service
  • 479/5149 Privatisation/Libéralisation
  • 139/5149 SMSI
  • 486/5149 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2842/5149 Innovation/Entreprenariat
  • 1376/5149 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5149 Internet des objets
  • 180/5149 Free Sénégal
  • 1000/5149 Intelligence artificielle
  • 204/5149 Editorial
  • 16/5149 Gaming/Jeux vidéos
  • 28/5149 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous