OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Batik > Archives des éditoriaux > Année 2014 > L’explosion de la téléphonie mobile bénéficiera-t-elle aux acteurs de (…)

L’explosion de la téléphonie mobile bénéficiera-t-elle aux acteurs de l’économie numérique ?

lundi 30 juin 2014

Editorial

Au 31 mars 2014, le taux de pénétration de la téléphonie mobile, introduite au Sénégal en 1996, a dépassé le seuil symbolique des 100%. Prise au pied de la lettre, cette information signifie que chaque Sénégalais possède au moins un téléphone portable quel que soit son âge, son sexe et sa condition sociale. Bien entendu, cette lecture des statistiques n’a pas de sens et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il faut retrancher de ces chiffres tous ceux et toutes celles qui sont trop jeunes pour posséder un téléphone portable, ce qui fait plusieurs millions de personnes puisque les moins de quinze ans représentent 42,1% de la population. Au-delà, il faut également soustraire ceux et celles qui, dans les villes comme dans les campagnes, ne disposent pas de revenus suffisants pour acquérir un téléphone portable et alimenter régulièrement une ligne « communications » dans leur budget individuel. En effet, même si nous avons souvent la perception trompeuse que « tout le monde possède un téléphone portable », il ne faut pas oublier que notre société compte de nombreux exclus de l’accès à la téléphonie. Par ailleurs, il faut compter avec le phénomène multi-puces qui fait que nombre de Sénégalais possèdent plusieurs puces, de manière à pouvoir bénéficier des offres promotionnelles des opérateurs et économiser en privilégiant les appels à l’intérieur de leurs réseaux respectifs. Enfin, beaucoup de personnes achètent une puce uniquement pour profiter du montant de crédit qui lui est associé à un moment donné pour ensuite ne plus l’utiliser ce qui fait que le nombre de puces actives est de loin inférieur au cumul des puces vendues par les opérateurs. Nonobstant ces considérations, il est indéniable que la téléphonie mobile est devenu un produit complètement banalisé au point que le téléphone portable est le plus répandu des terminaux, loin devant la radio, la télévision, les ordinateurs et les tablettes tactiles. Afin de bien mesurer le succès de la téléphonie mobile, il faut rappeler que le taux de pénétration de la téléphonie fixe, introduite au Sénégal en 1901, est actuellement inférieur à 2,5% et que le nombre de ses abonnés ne cesse de décliner, particuliers comme entreprises ayant tendance à résilier leurs abonnements pour les remplacer par des téléphones portables ou par des lignes fixes sans fil du type de celles proposées par Expresso. Cela étant, ce que ces chiffres ne disent pas c’est que le téléphone portable est de moins en moins utilisé comme un simple outil de communication et de plus en plus comme une plateforme multi-services utilisée pour transférer des sommes d’argent à des tiers, acheter des produits ou des services en ligne, payer des factures d’eau, de téléphone d’électricité ou des droits d’inscription dans les universités, se connecter à Internet, échanger sur les réseaux sociaux, faire de la téléphonie sur Internet, servir de porte-monnaie électronique, etc. Dans un environnement où le taux de bancarisation est inférieure à 10%, les services financiers mobiles semblent notamment promis à un bel avenir, et Orange et Tigo ne s’y sont pas trompés qui ont lancé pour l’un Orange Money et pour l’autre Tigo Cash. Au-delà, le téléphone portable sert désormais de support à une pléiade d’applications mobiles qui vont du m-Paiement à la m-Education en passant par la m-Agriculture, la m-Gouvernance, la m-Santé, etc. qui complètent, concurrencent, voire remplacent, les e-applications apparues il y a quelques années. Le fait que les possibilités de création d’applications mobiles soient quasi illimitées contribue fortement à stimuler l’innovation à tel point que l’écosystème de l’économie numérique s’enrichit régulièrement de l’arrivée de nouveaux acteurs qui ont décidé d’investir le créneau stratégique de la production d’applications et de contenus. Malheureusement, il ne suffit pas de faire preuve de créativité, encore faut-il disposer d’un dispositif d’accompagnement permettant de transformer une brillante idée en un succès commercial. Or, de cela le Sénégal ne dispose point et dès lors les applications qui sont primées ici et là risquent de n’avoir que des succès d’estime et le secteur des technologies de information et de la communication (TIC) être condamné à végéter au lieu de d’être le levier de croissance économique et de développement social qu’il pourrait être. Fondamentalement, cela pose la question de savoir pendant combien de temps encore le Sénégal pourra-t-il se payer le luxe de ne pas disposer d’une stratégie nationale de développement des TIC digne de nom.

Alex Corenthin
Secrétaire aux relations internationales

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4739/5110 Régulation des télécoms
  • 359/5110 Télécentres/Cybercentres
  • 3598/5110 Economie numérique
  • 1926/5110 Politique nationale
  • 4988/5110 Fintech
  • 532/5110 Noms de domaine
  • 2368/5110 Produits et services
  • 1501/5110 Faits divers/Contentieux
  • 764/5110 Nouveau site web
  • 5110/5110 Infrastructures
  • 1769/5110 TIC pour l’éducation
  • 188/5110 Recherche
  • 258/5110 Projet
  • 3947/5110 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1934/5110 Sonatel/Orange
  • 1647/5110 Licences de télécommunications
  • 288/5110 Sudatel/Expresso
  • 1019/5110 Régulation des médias
  • 1322/5110 Applications
  • 1142/5110 Mouvements sociaux
  • 1724/5110 Données personnelles
  • 131/5110 Big Data/Données ouvertes
  • 615/5110 Mouvement consumériste
  • 374/5110 Médias
  • 690/5110 Appels internationaux entrants
  • 1733/5110 Formation
  • 103/5110 Logiciel libre
  • 2141/5110 Politiques africaines
  • 998/5110 Fiscalité
  • 182/5110 Art et culture
  • 601/5110 Genre
  • 1817/5110 Point de vue
  • 1050/5110 Commerce électronique
  • 1503/5110 Manifestation
  • 330/5110 Presse en ligne
  • 134/5110 Piratage
  • 218/5110 Téléservices
  • 1090/5110 Biométrie/Identité numérique
  • 319/5110 Environnement/Santé
  • 357/5110 Législation/Réglementation
  • 420/5110 Gouvernance
  • 1876/5110 Portrait/Entretien
  • 160/5110 Radio
  • 815/5110 TIC pour la santé
  • 293/5110 Propriété intellectuelle
  • 59/5110 Langues/Localisation
  • 1083/5110 Médias/Réseaux sociaux
  • 1982/5110 Téléphonie
  • 209/5110 Désengagement de l’Etat
  • 1053/5110 Internet
  • 121/5110 Collectivités locales
  • 468/5110 Dédouanement électronique
  • 1162/5110 Usages et comportements
  • 1058/5110 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 569/5110 Audiovisuel
  • 3168/5110 Transformation digitale
  • 387/5110 Affaire Global Voice
  • 163/5110 Géomatique/Géolocalisation
  • 332/5110 Service universel
  • 696/5110 Sentel/Tigo
  • 179/5110 Vie politique
  • 1613/5110 Distinction/Nomination
  • 34/5110 Handicapés
  • 724/5110 Enseignement à distance
  • 748/5110 Contenus numériques
  • 620/5110 Gestion de l’ARTP
  • 179/5110 Radios communautaires
  • 1785/5110 Qualité de service
  • 449/5110 Privatisation/Libéralisation
  • 137/5110 SMSI
  • 478/5110 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2803/5110 Innovation/Entreprenariat
  • 1450/5110 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5110 Internet des objets
  • 185/5110 Free Sénégal
  • 634/5110 Intelligence artificielle
  • 208/5110 Editorial
  • 25/5110 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous