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Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2024 > Année 2017 > Juillet 2017 > Internet : noms de domaine africains, les raisons d’une « faillite »

Internet : noms de domaine africains, les raisons d’une « faillite »

samedi 29 juillet 2017

Noms de domaine

Si le marché africains des DNS pèse 38 millions de dollars, tous les pays africains ne se valent pas et que seule l’Afrique du sud s’accapare 45% de ce chiffre d’affaires. Autrement dit, si beaucoup de pays d’Afrique multiplient les rencontres et les stratégies autour des secteurs technologiques, c’est que le besoin d’améliorer l’accès à Internet est pressant. Ce n’est qu’ensuite que le marché du DNS, et de production de contenu, pourra émerger. Un rapport de l’ICANN, l’organisation qui agit en tant qu’autorité sur les noms de domaine dans le monde, détaille les raisons du retard africain.

Pendant que le gotha africain d’Internet est rassemblé à Dar Es-Salaam pour échanger sur les problématiques véritables de l’émergence africaine sur la Toile, l’ICANN a procédé à la présentation de sa dernière étude sur le marché africain des noms de domaine en ligne. Sobrement intitulé « The 2016 Africain Domaine Name System Study : Final Report » (L’Etude du système des noms de domaine : le dernier rapport, ndlr), le rapport donne les principaux indicateurs sur l’appropriation que se font les africains de la Toile. Le marché des DNS, vu sa nature, donne de précieuses indications sur l’attribution des adresses, la création de sites internet et parfois même leur hébergement.

D’emblée, l’étude précise que toutes généralisations et tout indicateur régional ne pourraient être fiable, pour la simple raison que l’Afrique est une région très disparate du fait des écarts parfois phénoménaux entre les pays. Par exemple, sur les 20 pays les moins bien classés dans le rapport de préparation en réseau de 2016 de l’ICANN, 18 sont en Afrique. Et pourtant, les 7 pays qui ont marqué le plus de croissance dans le monde selon le « Global Information Technology Report 2016 » sont en Afrique. Mais il faudra quand même dire que le continent compte plutôt plus de mauvais élèves que de bons. La région est en retard par rapport à d’autres en termes d’accès à Internet avec une pénétration moyenne de 28,7% comparativement avec la moyenne mondiale, qui elle, est de 50,1%. Notons toutefois, comme il a été précisé au départ que le niveau global de pénétration masque de grandes différences entre les pays, avec d’un accès à Internet variant de 1% en Érythrée à 68% au Kenya. Les remontées de l’ICANN cristallisées dans ce rapport montrent également que l’accès se fait principalement par des appareils mobiles.

La connectivité s’améliore mais le coût reste élevé

En même temps, les réseaux de dorsales Internet en fibre optique, plus connu par son appellation en anglais « Backbone fibre networks », se répandent progressivement dans la plupart des pays africains. Tous les pays côtiers, à l’exception de la Guinée-Bissau et de l’Érythrée, ont accès à au moins un câble à fibre sous-marine et la plupart des pays en ont au moins deux. Sur la terre, il y a plus d’un million de kilomètres de fibre terrestre installée. La fibre transfrontalière augmente de sorte que presque tous les pays seront connectés à leurs voisins par la fibre d’ici 2018.

Alors que l’adoption de la large bande en Afrique se propage de jour en jour, les coûts d’accès à Internet restent excessivement élevés dans la plupart des pays devenant ainsi la principale entrave ralentissant l’adoption du digital dans la plupart des pays.

L’association « Alliance for Affordable Internet » (A4AI) estime que pour seulement 500 Mo de données mensuelles (soit l’équivalent de deux minutes de vidéo de moyenne qualité (360p) par jour), l’africain moyen doit payer plus de 15% de son revenu mensuel, contre 1% par rapport à l’européen moyen.

Pas d’accès, pas de création...

La création de sites Internet reste doublement centralisée en Afrique. Le nombre des pays qui produisent du contenu sur le continent se compte sur les doigts des deux mains. L’analyse des volumes de contenu des pages Web indexées par Google a révélé que 75% des 400 millions de pages africaines se trouvent dans sept pays africains : Afrique du Sud, Kenya, Zimbabwe, Ouganda, Nigéria, Egypte et Maroc. Naturellement, les enregistrements des noms de domaines en pâtissent.

Selon l’ICANN, les enregistrements par des africains des domaines de premier niveau (gTLD) totalisent environ 1,4 million, dont la majeure partie (1,2 million) est constitué de domaines « .COM ». Les enquêtes ont révélé que les coûts d’accès élevés, le manque d’infrastructure et le fait que l’accès à Internet en Afrique se fait principalement à travers des appareils mobiles entraîne une demande de noms de domaine moins élevée qu’ailleurs. Cette faible demande se répercute ainsi sur l’offre. Par rapport à d’autres régions, l’Afrique possède peu d’enregistreurs accrédités par ICANN. Au total, il n’y a que 11 bureaux d’enregistrement accrédités par ICANN dans la région sur un total mondial de 2.143 !

Pour les noms de domaine africains, le marché du DNS équivaut approximativement à une valeur totale de 38 millions de dollars par an. 25% de ces revenus sont accumulés auprès des bureaux d’enregistrement internationaux tandis que les 29 millions restants seraient des revenus générés par des bureaux locaux que cela soit pour la clientèle dans les pays ou pour des clients étrangers.

Encore une fois, ce chiffre d’affaire se concentre chez une poignée de pays. Selon l’étude, dix pays (Afrique du Sud, Maroc, Nigéria, Zimbabwe, Egypte, Tanzanie, Libye, Somalie, Cameroun et Côte d’Ivoire) représentent environ 73% du total des revenus annuels sur le continent. Il devient évident ainsi qu’au-delà des problématiques d’infrastructures et d’investissement, celle de la création du contenu local devient de plus en plus cruciale. Beaucoup d’experts considère que l’investissement dans du contenu local doperait la consommation dans les pays les plus avancés en Afrique pour atteindre leur plein potentiel. Pour le reste, cela restera aux opérateurs télécoms et aux gouvernements surtout, de trouver la bonne formule pour rattraper le retard accumulé...

(Source : La Tribune, 29 juillet 2017)

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