OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Batik > Archives des éditoriaux > Année 2003 > Genève 2003 sur les traces de Cancun ?

Genève 2003 sur les traces de Cancun ?

mardi 30 septembre 2003

La 3ème PrepCom qui vient de s’achever à Genève sans parvenir à adopter une déclaration de principe ni un plan d’action à soumettre aux Chefs d’Etats et de gouvernement pour le prochain Sommet mondial sur la Société de l’information de Décembre 2003, bute sur plusieurs questions qui témoignent des enjeux de la société de l’information, autant pour les pouvoirs publics, le secteur privé que pour la société civile. Les documents en discussion sont dans leur globalité entre crochet, faute de consensus sur la quasi totalité des sujets abordés. Les divergences profondes se focalisent sur la gouvernance de l’Internet, la sécurité et le financement. Des questions annexes divisent également, qui portent sur la propriété intellectuelle, les logiciels libres et à code source ouvert et les médias, en particulier les radios communautaires, dont ne veulent pas entendre certains pays. Au total il y a peu de points de convergence pour ne pas dire aucun. Le Fonds de solidarité numérique proposé par le Président Abdoulaye Wade est au centre des questions cruciales de la préparation du sommet, parce que c’est la seule formulation explicite d’un projet de lutte concrète contre la fracture numérique, considérée comme un des défis majeurs de la société de l’information. Il propose de donner corps au partenariat entre les trois acteurs du sommet mondial, par l’organisation d’une solidarité réelle structurée autour d’un fonds mondial alimenté par des contributions volontaires, géré par une structure autonome, et disposant de suffisamment de réactivité pour intervenir dans le financement des besoins en formation, en équipement et en production de contenus notamment dans les pays et les secteurs sociaux confrontés à une demande non solvable. Les pays du Nord, l’Union européenne en pointe, acceptent l’idée d’une solidarité numérique mais pour l’instant préfèrent s’en tenir à la simple évocation de sa nécessité, sans nouveaux mécanismes de financement aptes à y faire face. Ils invoquent l’existence de multiples fonds d’aide au développement qui pourraient assurer disent- ils la prise en charge des demandes en matière de technologies de l’information et de la communication. Bien évidemment, les mécanismes existants de la coopération tant bilatérale que multilatérale ont fait la preuve de leur totale inefficacité, adossées qu’ils sont sur de lourdes bureaucraties et des conditionnalités aussi sophistiquées qu’excentriques. Les pays du Sud sont quant à eux favorables à la création d’un fonds de solidarité numérique spécifiquement dédié à la lutte contre l’exclusion de la Société de l’information. Sa mise en place est soutenue par le groupe arabe, le groupe latino américain, avec le Brésil en tête, le groupe Afrique et de nombreux pays asiatique avec l’Inde en première ligne. Tous s’accordent pour que sa gestion soit confiée à une structure indépendante, regroupant des représentants du secteur privé, de la société civile et des pouvoirs publics, que les contributions soient volontaires et que ses interventions soient prioritairement destinées à l’inclusion des secteurs qui risquent d’être marginalisés dans la nouvelle société qui se met en place. La réunion de Cancun ayant été un échec du fait de l’inflexibilité des pays du Nord qui entendent maintenir les subventions de leurs produits agricoles aux détriments des agriculteurs du Sud, il est clair pour de nombreux observateurs qu’un échec du sommet de Genève, du au refus de lutter concrètement contre la fracture numérique ’par la mise en place de ce fonds de solidarité numérique, ne pourra être interprété que comme la froide volonté des plus nantis de faire de la Société de l’information une Société dans laquelle règnera l’exclusion et sur laquelle ils continueront à exercer leur domination.

Amadou Top
Président d’OSIRIS

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2654/3064 Régulation des télécoms
  • 201/3064 Télécentres/Cybercentres
  • 2032/3064 Economie numérique
  • 1091/3064 Politique nationale
  • 2924/3064 Fintech
  • 368/3064 Noms de domaine
  • 1190/3064 Produits et services
  • 876/3064 Faits divers/Contentieux
  • 421/3064 Nouveau site web
  • 3064/3064 Infrastructures
  • 1255/3064 TIC pour l’éducation
  • 101/3064 Recherche
  • 136/3064 Projet
  • 2105/3064 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1151/3064 Sonatel/Orange
  • 1011/3064 Licences de télécommunications
  • 218/3064 Sudatel/Expresso
  • 578/3064 Régulation des médias
  • 747/3064 Applications
  • 634/3064 Mouvements sociaux
  • 1001/3064 Données personnelles
  • 152/3064 Big Data/Données ouvertes
  • 337/3064 Mouvement consumériste
  • 196/3064 Médias
  • 366/3064 Appels internationaux entrants
  • 1005/3064 Formation
  • 64/3064 Logiciel libre
  • 1311/3064 Politiques africaines
  • 574/3064 Fiscalité
  • 146/3064 Art et culture
  • 322/3064 Genre
  • 1047/3064 Point de vue
  • 622/3064 Commerce électronique
  • 824/3064 Manifestation
  • 210/3064 Presse en ligne
  • 75/3064 Piratage
  • 112/3064 Téléservices
  • 567/3064 Biométrie/Identité numérique
  • 163/3064 Environnement/Santé
  • 225/3064 Législation/Réglementation
  • 205/3064 Gouvernance
  • 1010/3064 Portrait/Entretien
  • 79/3064 Radio
  • 521/3064 TIC pour la santé
  • 157/3064 Propriété intellectuelle
  • 33/3064 Langues/Localisation
  • 644/3064 Médias/Réseaux sociaux
  • 1140/3064 Téléphonie
  • 105/3064 Désengagement de l’Etat
  • 653/3064 Internet
  • 64/3064 Collectivités locales
  • 233/3064 Dédouanement électronique
  • 654/3064 Usages et comportements
  • 659/3064 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 309/3064 Audiovisuel
  • 1873/3064 Transformation digitale
  • 208/3064 Affaire Global Voice
  • 139/3064 Géomatique/Géolocalisation
  • 188/3064 Service universel
  • 362/3064 Sentel/Tigo
  • 155/3064 Vie politique
  • 954/3064 Distinction/Nomination
  • 17/3064 Handicapés
  • 444/3064 Enseignement à distance
  • 367/3064 Contenus numériques
  • 333/3064 Gestion de l’ARTP
  • 102/3064 Radios communautaires
  • 1162/3064 Qualité de service
  • 243/3064 Privatisation/Libéralisation
  • 72/3064 SMSI
  • 308/3064 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1652/3064 Innovation/Entreprenariat
  • 762/3064 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 26/3064 Internet des objets
  • 97/3064 Free Sénégal
  • 431/3064 Intelligence artificielle
  • 110/3064 Editorial
  • 3/3064 Gaming/Jeux vidéos
  • 16/3064 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous