OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2011 > Crise énergétique : La solution ne peut venir que de la Sonatel

Crise énergétique : La solution ne peut venir que de la Sonatel

mercredi 16 février 2011

Point de vue

Le Sénégal traverse une grave crise énergétique depuis plus de 15 ans. La Sénélec a connu plusieurs Directeurs Généraux qui n’ont pu rien faire face à la gravité de la question. Les Ministres de l’Energie se succèdent comme chez le médecin sans succès. L’Etat du Sénégal a consenti des efforts immenses pour mettre fin aux délestages. Récemment, le Ministre de l’Energie est monté au créneau pour faire un état des lieux dans ce secteur complexe. Cette crise n’est pas le propre du Sénégal. D’autres pays pourtant émergents connaissent cette même crise de l’énergie. Seulement, au Sénégal, le problème est multisectoriel. Mais ce qui revient très souvent dans les discours, c’est le déficit chronique de la Sénélec. Et pourtant, la solution n’est pas à rechercher loin de chez nous. L’Etat du Sénégal peut faire ce que la France et l’Espagne ont essayé et réussi.

Suite à une perte constatée des recettes publicitaires liée à la suppression progressive de la publicité dans l’audiovisuel public, la France a crée une taxe télécoms imposée depuis 2009 au secteur des télécoms pour financer l’audiovisuel public. Cela rappelle la fameuse affaire de Global Voice Groupe. Cette société est partie mais le principe des services qu’elle proposait demeure actuel. L’Etat du Sénégal peut avec la Sonatel, le Tigo et l’Expresso, voir comment trouver un terrain d’entente pour créer cette taxe télécoms qui va combler le déficit de la Sénélec.

En France, la « taxe télécoms », d’un montant de 0,9% du chiffre d’affaires, est imposée depuis mars 2009 aux sociétés du secteur. Les revenus sont reversés au groupe public France Télévisions pour compenser la perte de recettes publicitaires liées à la suppression progressive de la publicité dans l’audiovisuel public.

Comme la France, l’Espagne a légiféré pour supprimer la publicité sur les chaînes publiques espagnoles. Et pour compenser les pertes de revenus, Madrid a prévu de taxer les radiodiffuseurs privés, les diffuseurs de télévision payante et les opérateurs de communications électroniques.

L’Etat français a collecté 700 millions d’Euros grâce à la « taxe télécoms », dont 350 millions payés par Orange et France Telecom. Au Sénégal, Sonatel gagne une importante manne financière par an. Il faudrait trouver un mécanisme pour que cette société et ses autres concurrents reversent une taxe à l’Etat qui servira à financer le secteur de l’Energie.

Paris a institué la « taxe télécoms Cope » adoptée par Nicolas Sarkozy en France depuis mars 2009. Elle est imposée aux sociétés du secteur des Telecom en France dont le Chiffre d’Affaires (CA) est supérieur à cinq millions d’euros. Les revenus de cette redevance télécom sont évalués à quelques 400 millions d’euros annuels selon Bruxelles. Madrid a de son côté crée une taxe similaire de 0,9% des recettes brutes des opérateurs est entrée en vigueur en septembre 2009. Elle devrait rapporter quelque 230 millions d’euros en 2010 à la radiotélévision publique espagnole RTVE.

L’Etat du Sénégal avait loué les services d’une Société américaine Global Voice Groupe. Le Chef de l’Etat avait publié un décret devant permettre à cette société de contrôler les appels entrant au Sénégal. Finalement, ce décret a été supprimé. Mais avant sa suspension, Orange-France payait à la Sonatel 141 FCFA par minute sur 100 millions de minutes et gardait la différence. La Sonatel devrait garder un profit brut de 101 FCFA sur un volume de 100 millions de minutes par mois. Orange- Sénégal devrait verser 40FCFA par minute sur un volume de 100 millions de minutes par mois à l’Artp. Quelques mois après la décision prise par le président Wade de supprimer ce fameux décret, Orange-France continuait de facturer 459FCFA par minute à ses abonnés à Paris pour appeler au Sénégal. Or Orange-France ne concédait que 92FCFA à la Sonatel et garde la différence. L’enquête sur les Tarifs d’appels vers le Sénégal montre qu’en faisant payer une moyenne de 70c Euros (459F CFA) par minute à ses abonnés, Orange par exemple garde 56c Euros (367F CFA) et ne reverse que 14c Euros (90F CFA) à SONATEL. Sur un volume de 100 millions de minutes par mois, Paris récolte 45.900.000.000 F CFA par mois grâce aux appels vers le Sénégal. Et pourtant, elle ne verse que 9.000.000.000 F CFA à SONATEL par mois. Malgré la suspension du décret par Dakar, tous les opérateurs internationaux continuaient à l’époque de pratiquer les mêmes tarifs avant, après le décret. Une pratique que l’Etat du Sénégal doit contrôler.

Ainsi, les profits du secteur des Télécommunications, au lieu de profiter aux pays Africains qui ont crée le vaste marché de 400Millions d’abonnés profitent en réalité aux pays riches. Il faut noter que sur les 45 milliards F CFA par mois gardés en France par France Telecom-Orange, Paris a adopté la Loi Copè qui lui permet de réclamer 0,9% de ce montant pour équilibrer le Budget de la France. Maintenant qu’est ce qui empêche à l’Etat sénégalais d’appliquer le même procédé pour financer le secteur de l’énergie ? Ou pour équilibrer son budget ?

L’Etat français collecte donc 0,9% sur chaque appel international vers le Sénégal. L’Etat Sénégal ne gagne rien sur ses appels internationaux vers le Sénégal. Et pourtant ce sont des dizaines de milliards que l’Etat sénégalais perd chaque mois en tardant d’appliquer cette taxe télécoms pour renflouer les caisses de la Sénélec.

Si la Sonatel peut apporter les équipements de vérification que proposait Global Voice Group, l’Etat du Sénégal peut engager ces réformes. Car selon des spécialistes sur la question, cela permet aux Etats de réguler une Industrie de plus de 50 milliard F CFA par mois.

En Afrique, certains pays ont profité de cette taxe télécoms pour financer d’autres secteurs. Prenons l’exemple du Ghana. Le Gouvernement du Ghana avait inauguré en Juin 2010 son Observatoire de la qualité de service et des revenus du trafic téléphonique international et adopte une Lois du Budget qui a apporté plus de $14 Millions de Dollars à l’Etat Ghanéen en trois (3) mois. Avec l’adoption de cette politique de protection des revenus Telecom, le Régulateur Ghanéens garantit au Trésor Public des recettes de l’ordre de 300 Millions de Dollars en 5 ans.

Cet argent ne viendra pas des caisses de la Sonatel, c’est juste un petit geste technique. L’Etat du Sénégal doit engager des discussions sérieuses et sincères avec France Télécom, la Sonatel et les autres opérateurs de téléphonies pour voir comment créer cette taxe télécoms qui devra servir à financer le secteur de l’Energie. Car, la solution de cette crise énergétique n’est pas dans l’endettement.

(Source : Btimrew, 16 février 2011)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4411/5462 Régulation des télécoms
  • 352/5462 Télécentres/Cybercentres
  • 3591/5462 Economie numérique
  • 1819/5462 Politique nationale
  • 4997/5462 Fintech
  • 530/5462 Noms de domaine
  • 2028/5462 Produits et services
  • 1585/5462 Faits divers/Contentieux
  • 748/5462 Nouveau site web
  • 5462/5462 Infrastructures
  • 2024/5462 TIC pour l’éducation
  • 190/5462 Recherche
  • 245/5462 Projet
  • 4325/5462 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1887/5462 Sonatel/Orange
  • 1618/5462 Licences de télécommunications
  • 282/5462 Sudatel/Expresso
  • 1021/5462 Régulation des médias
  • 1353/5462 Applications
  • 1468/5462 Mouvements sociaux
  • 1720/5462 Données personnelles
  • 146/5462 Big Data/Données ouvertes
  • 600/5462 Mouvement consumériste
  • 361/5462 Médias
  • 663/5462 Appels internationaux entrants
  • 1645/5462 Formation
  • 94/5462 Logiciel libre
  • 2277/5462 Politiques africaines
  • 1034/5462 Fiscalité
  • 170/5462 Art et culture
  • 584/5462 Genre
  • 1906/5462 Point de vue
  • 1133/5462 Commerce électronique
  • 1482/5462 Manifestation
  • 319/5462 Presse en ligne
  • 126/5462 Piratage
  • 208/5462 Téléservices
  • 966/5462 Biométrie/Identité numérique
  • 333/5462 Environnement/Santé
  • 582/5462 Législation/Réglementation
  • 364/5462 Gouvernance
  • 1777/5462 Portrait/Entretien
  • 144/5462 Radio
  • 766/5462 TIC pour la santé
  • 287/5462 Propriété intellectuelle
  • 58/5462 Langues/Localisation
  • 1161/5462 Médias/Réseaux sociaux
  • 2016/5462 Téléphonie
  • 191/5462 Désengagement de l’Etat
  • 1042/5462 Internet
  • 117/5462 Collectivités locales
  • 418/5462 Dédouanement électronique
  • 1376/5462 Usages et comportements
  • 1037/5462 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 551/5462 Audiovisuel
  • 3397/5462 Transformation digitale
  • 396/5462 Affaire Global Voice
  • 331/5462 Géomatique/Géolocalisation
  • 388/5462 Service universel
  • 667/5462 Sentel/Tigo
  • 181/5462 Vie politique
  • 1735/5462 Distinction/Nomination
  • 36/5462 Handicapés
  • 702/5462 Enseignement à distance
  • 816/5462 Contenus numériques
  • 592/5462 Gestion de l’ARTP
  • 179/5462 Radios communautaires
  • 1949/5462 Qualité de service
  • 553/5462 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5462 SMSI
  • 546/5462 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2834/5462 Innovation/Entreprenariat
  • 1533/5462 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5462 Internet des objets
  • 171/5462 Free Sénégal
  • 857/5462 Intelligence artificielle
  • 198/5462 Editorial
  • 11/5462 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5462 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous