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Accueil > Ressources > Points de vue > 2010 > Web 2.0, mode ou réalité

Web 2.0, mode ou réalité

mercredi 27 octobre 2010

Le terme Web 2.0 (lire web deux point zéro) ne s’est imposé qu’à partir de 2007, bien que ce qu’il désigne soit connu depuis 2000. On qualifie de Web 2.0 les interfaces permettant à l’ensemble des utilisateurs du web d’interagir avec le contenu des pages, et entre eux. Ce terme ne concerne pas simplement que quelques blogueurs, start-ups (une entreprise en phase de construction) et sociétés de capital-risque mais tous les internautes.

En effet le Web 2.0 s’est développée en marge du Web 1.0 ou du Web originel pour désigner un terme à la mode, une révolution, une nouvelle version de l’internet. L’évolution décrite est aussi bien technologique que d’utilisation. Dans sa conception initiale, le web (nommé dans ce contexte le « web 1.0 ») comprenait des pages web statiques qui étaient rarement mises à jour, voire jamais. Une première évolution fut réalisée par des solutions se basant sur un web dynamique où des systèmes de gestion de contenu servaient des pages web dynamiques, à partir d’une base de données en constant changement. Le web était considéré principalement comme un outil de diffusion et de visualisation de données, où des aspects comme le nombre de pages vues et l’esthétique revêtaient une très grande importance.

Entre le web originel et le web sémantique ?

Le Web 2.0 lui, représente une avancée dans l’utilisation des technologies sur le Web. Cependant la première difficulté lorsque l’on s’intéresse au Web 2.0, est de cerner son contour et il est difficile de dire si une page web est Web 2.0. Le Web 2.0 est un concept flou, une sorte de buzzword (un terme dont son sens exact reste vague) qui regroupe un certain nombre de tendances et chacun semble en avoir sa propre définition.

Phénomène réel reposant sur un changement technologique et une rupture d’échelle liée la croissance du nombre d’utilisateurs ou récupération marketing de technologies anciennes (technologies rafraichies par un nouvel engouement public), le web 2.0 dont tout le monde parle est difficile à comprendre. Dans tous les cas il désigne la dynamique qui vise à replacer l’utilisateur du web et ses relations avec les autres (plutôt qu’avec des contenus ou des machines) au centre de l’internet. Les partisans de l’approche web 2.0 pensent que l’utilisation du web s’oriente de plus en plus vers cette interaction entre les utilisateurs, et la création de réseaux sociaux et plateformes d’échanges multimédias rudimentaires comme Twitter, Facebook, Viadeo, Wikipedia, dailymotion...

En ce sens, les sites web 2.0 agissent plus comme des points de présence, ou portails web centrés sur l’utilisateur plutôt que sur les sites web traditionnels.

Les principes du web 2.0

Selon Tim O’Reilly le web 2.0 repose sur sept principes dont :

– Le web en tant que plateforme : on passe d’une collection de sites web à des applications web réunis sur une seule et unique plateforme.

– Tirer partie de l’intelligence collective : mettre en œuvre des modèles qui favorisent la participation des utilisateurs. (Exemple de Wikipedia)

– Les utilisateurs sont des co-développeurs : leur avis est pris dans chaque étape de conception d’un produit ou d’une application. C’est le secret de succès de certaines entreprises 2.0.

– Le service s’améliore automatiquement quand le nombre de ses utilisateurs croit. Ce principe est basé sur le phénomène de « long tail » de Chris Anderson.

– La puissance est dans les données : il existe une source pour acquérir des données. Les problèmes de confidentialité et de droits d’auteurs se posent alors. Des données libres vont apparaitre peu à peu.

– Mise en place d’interface légères.

– Le logiciel se libère du PC : le PC n’est plus le seul appareil qui nous permet d’accéder aux applications internet.

Les Enjeux liés au Web 2.0

Les sociétés Web 2.0 représentent un nouveau type de sites combinant plusieurs technologies modernes et logiciels libres (comme LAMP qui est un acronyme désignant un ensemble de logiciels permettant de construire des serveurs de sites Web) pour permettre aux utilisateurs de créer des services aussi interactifs qu’attractifs. Sur le plan technique, la quasi-totalité de ces sites ont choisi MySQL (la base de données open libre la plus utilisée au monde) comme plate-forme de base de données pour supporter leur gigantesque croissance. Des sites Web 2.0 aussi populaires et leaders que YouTube, Flickr, ont opté pour MySQL du fait de sa fiabilité ainsi que son faible coût permettent à ces sites de croître de façon explosive. MySQL conçue pour être aussi performante et flexible que l’internet lui-même, aide le web 2.0 à se positionner comme l’infrastructure adéquate des entreprises du futur. L’ensemble des entreprises actrices du Web2.0 ont su s’intéresser à temps à ces nouvelles technologies, afin de les découvrir et de comprendre comment les incorporer à leurs systèmes d’informations. Il en est ainsi des Tags, RSS, blogs, podcast, vidéos et autres innovations technologiques à très forte valeur ajoutée stratégique pour l’entreprise

Certains pionniers de cette génération web 2.0 en ont tiré profit avant leurs suiveurs à travers l’intégration de modèles de mesures émergents dédiés au contenu vidéo. En tant qu’indicateur de performance conçu pour aider les entreprises à piloter de manière précise leurs investissements en contenus vidéo et multimédia sur Internet, ces modèles de mesure permettent d’avoir plus de visibilité sur les dépenses publicitaires qui visent à promouvoir le marketing viral et augmenter l’engagement des internautes. Le Web 2.0 est vu aujourd’hui comme un avantage déterminant du fait que sur le plan technique social, et économique, il allie convivialité, démocratie et accessibilité.

Le web 2.0, un Web Social !

Le Web 2.0 n’est plus simplement un concept, c’est devenu une réalité qui commence sa progression pour faire évoluer le système d’information des entreprises. Internet 1.0 demeure celui des contenus statiques, le Web 2.0 quant à lui sera celui des applications et des individus. Si technologiquement, rien d’essentiel n’a changé sur le web depuis 10 ans, l’essence du « nouveau web » réside dans ce qu’en font aujourd’hui les gens.

Dans le Web2.0, le web de participation, l’internaute est l’acteur qui contribue à alimenter en contenu les sites et blogs, pour les entreprises c’est un moyen de promotion de propagande et de conversation avec les clients à travers le Networking.

Le web 2.0 est résolument conversationnel. Dans cette nouvelle vague de réappropriation du web, en attendant le web 3 ou web sémantique (qui est d’ailleurs déjà la), à nous d’inventer le modèle économique qui va avec !

Aboubacar Sadikh Ndiaye
Chroniqueur IT, auteur du lexique 2.0

(Source : ITMag, 27 octobre 2010)

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