OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2011 > Octobre > Volonté d’acquérir les 35% entreprises de téléphonie : « Insensé » pour (…)

Volonté d’acquérir les 35% entreprises de téléphonie : « Insensé » pour certains économiques, « incompréhensible » pour d’autres

samedi 22 octobre 2011

Politique nationale

Le projet de Me Wade d’acquérir 35% des actions des entreprises de téléphonie au Sénégal est démonté par des économistes. Ils mettent à nu l’impertinence et l’incohérence de la démarche.

La volonté du président Wade de faire en sorte que le Sénégal détienne 35% des actions de chaque société de téléphonie au Sénégal, des techniciens de l’économie l’ont scruté à la loupe.

L’économiste Moubarack Lô qui estime que la détention des 35 % par l’Etat des actions de Tigo, de Sonatel ou d’Expresso, doit être « dicté plus par des considérations stratégiques que par des soucis de gagner des dividendes » il clame qu’ « à terme l’Etat devait même se retirer, en tout cas du capital de la Sonatel, et laisser ça à des privés nationaux, l’Etat fait du portage ». Et M. Lô de douter de l’opportunité d’un tel projet :« Est ce que c’est opportun, je ne suis pas sûr pour Tigo et Expresso. Moi j’aurais plus pousser pour que ces entreprises ouvrent leur capital à l’actionnariat populaire national, plutôt que l’Etat puisse être partout, parce que ça n’a pas de sens pour moi. Aujourd’hui ça n’a pas de sens, d’entrer dans le capital de Tigo ou Expresso pour ressortir plus tard ».

Moubarack Lô : « ça n’a pas de sens, d’entrer dans le capital de Tigo ou Expresso pour ressortir plus tard »

Moubarack Lô qui souligne cependant qu’il ne s’agit pas d’une nationalisation de ces entreprises, a estimé à 150 milliards de Francs Cfa, le prix minimum que l’Etat devrait payer pour entrer en possession des 8% qui lui manquent pour détenir les 35% à la Sonatel. « Maintenant le coût des 8%, il lui faudrait au moins 150 milliards. Donc Est ce que le jeu en vaut la chandelle ? c’est à l’Etat d’apprécier. Sachant que si la Sonatel fait des bénéfices de 60 milliards, il peut récupérer 13 milliards ou 12 milliards, il lui faudrait à peu près 10 ans en comptant que le bénéfice doit augmenter pour récupérer » prévient-il.

Pour les deux autres sociétés de téléphonie, « Tigo n’a pas investi en termes d’infrastructures quasiment pas, contrairement à Expresso qui a créé un réseau terrien. Tigo utilise les infrastructures de Sonatel. Donc pour entrer dans le capital de Tigo ça coûterait moins cher ».
Par contre, « Expresso a acheté sa licence à 200 millions de dollars et a investi. OK. Scène de jalousie. ça devrait être beaucoup plus cher. Et est ce que c’est rentable pour l’Etat ? Parce qu’Expresso n’a même pas encore amorti. Et ne devrait pas faire beaucoup de bénéfices avant plusieurs années. Donc acheter aujourd’hui 35% des parts d’Expresso pourrait s’élever à 50 milliards au minimum, si on prend juste les investissements et les bénéfices escomptés ». C’est pourquoi se demande-t-il si « l’Etat a intérêt à débourser 50 milliards sur une société qui peut avoir des difficultés à faire des bénéfices dans le court terme ».

Demba Moussa Dembélé, Chercheur : « Est ce que ce n’est pas lié aux élections, pour trouver de l’argent et régler les problèmes immédiats »

Demba Moussa Dembélé, Economiste et Chercheur, lui se demande « pourquoi 35% d’abord ». Car indique-t-il, « Tout d’un coup on parle de 35% ». « Avec la Sonatel l’Etat avait 49%, et a revendu une partie de ses actions à France télécom parce qu’il avait besoin d’argent. Qu’est ce qui nous dit que 35% c’est juste pour régler des problèmes au jour le jour. Et ce n’est pas conçu dans une perspective à long terme. Est ce que ce n’est pas lié aux élections, pour trouver de l’argent et régler les problèmes immédiats. Ce sont des questions certainement que beaucoup se posent. Et j’avoue que je ne comprend pas cette volonté subite de prendre 35% des sociétés de téléphonie » a t-indiqué.

Malick Sané, enseignant à l’Ucad « au niveau de la politique d’ensemble il y a des hésitations » qui « ne donnent pas suffisamment de visibilité aux investisseurs »
Même s’il trouve que « c’est une mesure qui peut être salutaire pour l’économie nationale. Parce que marquée par la présence de l’Etat dans des secteurs qui rapportent des gains pourrait permettre au pays de disposer de ressources pour espérer réaliser des investissements », Malick Sané, enseignant en économie internationale se veut prudent. « Il y a le revers de la médaille. Au niveau de la politique économique d’ensemble, il faut qu’il y ait une cohérence », fait-il remarquer. Mieux rappelle-t-il, « quelques mois de cela, il était question de privatiser, aujourd’hui il est question que l’Etat renforce ses parts ». Des manières de faire qu’il assimile, à « des hésitations » qui ne sont pas sans conséquences néfastes. Puisque, elles « ne donnent pas suffisamment de visibilité aux investisseurs étrangers ». C’est pourquoi il souligne, « la politique doit être quelque chose de véritablement stable pour que les actionnaires puissent avoir une certaine visibilité ».

Youssouf Sané

(Source : Le Populaire, 22 octobre 2011)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4869/5225 Régulation des télécoms
  • 353/5225 Télécentres/Cybercentres
  • 3574/5225 Economie numérique
  • 1835/5225 Politique nationale
  • 5137/5225 Fintech
  • 533/5225 Noms de domaine
  • 2512/5225 Produits et services
  • 1505/5225 Faits divers/Contentieux
  • 759/5225 Nouveau site web
  • 5225/5225 Infrastructures
  • 1775/5225 TIC pour l’éducation
  • 191/5225 Recherche
  • 247/5225 Projet
  • 4132/5225 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1930/5225 Sonatel/Orange
  • 1634/5225 Licences de télécommunications
  • 284/5225 Sudatel/Expresso
  • 1032/5225 Régulation des médias
  • 1295/5225 Applications
  • 1075/5225 Mouvements sociaux
  • 1906/5225 Données personnelles
  • 129/5225 Big Data/Données ouvertes
  • 602/5225 Mouvement consumériste
  • 368/5225 Médias
  • 652/5225 Appels internationaux entrants
  • 1730/5225 Formation
  • 98/5225 Logiciel libre
  • 2278/5225 Politiques africaines
  • 1184/5225 Fiscalité
  • 173/5225 Art et culture
  • 595/5225 Genre
  • 1837/5225 Point de vue
  • 1167/5225 Commerce électronique
  • 1559/5225 Manifestation
  • 324/5225 Presse en ligne
  • 130/5225 Piratage
  • 211/5225 Téléservices
  • 1009/5225 Biométrie/Identité numérique
  • 315/5225 Environnement/Santé
  • 343/5225 Législation/Réglementation
  • 365/5225 Gouvernance
  • 2066/5225 Portrait/Entretien
  • 149/5225 Radio
  • 751/5225 TIC pour la santé
  • 281/5225 Propriété intellectuelle
  • 60/5225 Langues/Localisation
  • 1145/5225 Médias/Réseaux sociaux
  • 2377/5225 Téléphonie
  • 195/5225 Désengagement de l’Etat
  • 1043/5225 Internet
  • 118/5225 Collectivités locales
  • 467/5225 Dédouanement électronique
  • 1344/5225 Usages et comportements
  • 1054/5225 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 572/5225 Audiovisuel
  • 3794/5225 Transformation digitale
  • 396/5225 Affaire Global Voice
  • 161/5225 Géomatique/Géolocalisation
  • 397/5225 Service universel
  • 679/5225 Sentel/Tigo
  • 180/5225 Vie politique
  • 1656/5225 Distinction/Nomination
  • 36/5225 Handicapés
  • 711/5225 Enseignement à distance
  • 695/5225 Contenus numériques
  • 603/5225 Gestion de l’ARTP
  • 189/5225 Radios communautaires
  • 2311/5225 Qualité de service
  • 504/5225 Privatisation/Libéralisation
  • 134/5225 SMSI
  • 575/5225 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2802/5225 Innovation/Entreprenariat
  • 1380/5225 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5225 Internet des objets
  • 174/5225 Free Sénégal
  • 902/5225 Intelligence artificielle
  • 204/5225 Editorial
  • 4/5225 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5225 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous