OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2013 > Mars 2013 > Une tribune virtuelle qui connait des soubresauts au fil du temps

Une tribune virtuelle qui connait des soubresauts au fil du temps

mardi 19 mars 2013

Usages et comportements

Les forums d’échanges et de discussions se multiplient sur internet. Les internautes disposent de cette tribune virtuelle pour échanger des idées, des informations voire des fichiers de manière interactive et rapide. Ces forums ont pour mot d’ordre : liberté d’expression.

La liberté d’expression est un principe constitutionnel défini par l’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 10 août 1789. L’article stipule que « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme, tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ». Cependant de nombreux débordements ont pu être constatés sur internet. En effet, outre des propos illicites contraires à l’ordre public ou aux bonnes mœurs, de plus en plus d’internautes en profitent pour régler leurs comptes via les forums de discussion : ils mettent en ligne des propos diffamatoires et injurieux à l’encontre d’une personne déterminée ou déterminable.

Les forums de discussions ou newsgroups, créés par des étudiants américains en 1979, étaient des espaces d’échanges entre des personnes intéressées par un sujet spécifique : la monnaie, la chimie, l’environnement, etc. Ils constituaient un excellent moyen de partage et d’échanges d’information sur des sujets précis. Les newsgroups sont identifiés par une adresse spécialisée. Ils fonctionnaient sur le principe de l’abonnement. Lorsqu’on s’abonne à un newsgroup, on consultait les articles et les messages des autres et envoyait ses propres messages, qui étaient aussi consultés par tous les autres.

Ces messages étaient généralement des problèmes soumis au groupe ou des opinions sur le sujet discuté. Certains groupes peuvent être modérés : les articles et messages envoyés sont approuvés avant la publication.

Occasions favorables

Malheureusement, on constate de plus en plus des dérives dans les forums de discussions. D’honnêtes gens sont dénigrés ou diffamés par autrui sous couvert de l’anonymat. « Ma fille ne se connecte plus sur internet à cause des commentaires des internautes sur ma personne. Des gens me dénigrent et disent n’importe quoi sur moi ». Voilà comment s’est indigné Me El Hadji Diouf, avocat à la Cour, par ailleurs leader du Parti des travailleurs et du peuple (Ptp), au cours d’une conférence le 6 mars dernier, face aux dérives des forums de discussion via les sites sur internet. Elles sont nombreuses les personnes victimes de ces dérives sur la toile. Des citoyens se plaignent de diffamations de la part d’internautes, notamment lorsqu’ils tiennent des positions qui n’emportent pas forcément l’adhésion de tous. « Ce sont des faits à condamner parce que les gens portent gravement atteinte à l’honneur des gens », a regretté un étudiant qui a requis l’anonymat.

Pour Me Boubacar Dramé, avocat à la Cour, cette attitude des internautes à diffamer autrui ou à tenir des propos discourtois sur d’honnêtes citoyens repose la lancinante question de l’usage d’internet chez le public africain de manière générale. « Certains, en se réfugiant derrière l’anonymat pour insulter des honnêtes gens, ignorent que ces gens-là sont des responsables de famille. Ils ignorent même qu’ils peuvent détruire des vies », regrette-t-il. Pour son collègue, Me Amadou Diallo, la solution face à ces dérives peut provenir de deux ordres : les propriétaires des sites et les pouvoirs publics. Les propriétaires des sites ou promoteurs, dit-il, « doivent assumer leurs responsabilités et modérer convenablement leurs sites. À défaut, les pouvoirs publics peuvent prendre des mesures administratives et fermer les sites incriminés ». En effet, les forums de discussions et autres « chats » constituent des occasions favorables pour tâter le pouls de la diaspora, notamment celle africaine.

Car une forte communauté africaine est installée à l’extérieur. Elle participe aux élections dans une certaine mesure. Elle représente une importante carte à jouer pour les partis politiques qui entendent étendre leurs activités au-delà des frontières nationales.

Apprendre à maîtriser les Tic

« Chercheurs, étudiants ou hommes d’affaires exploitent à outrance cette carte pour faire leurs voix sur les grandes questions qui agitent l’opinion. Les contributions d’émigrés sont devenues fréquentes dans les journaux. Ainsi, point de coterie dans l’utilisation d’internet par les partis politiques. Il s’agit d’exploiter des moyens légaux pour toucher le maximum d’électeurs », souligne François Ossama dans « les nouvelles technologies de l’information : enjeux pour l’Afrique subsaharienne », publiées en 2001. L’Afrique, ajoute-t-il, « malgré certaines difficultés, peut apprivoiser les Tic pour s’intégrer dans la société de l’information ». Pour cela, poursuit-il, « le développement des nouvelles technologies de l’information peut être accéléré si des efforts sont faits, si les décideurs et les acteurs africains au développement prennent conscience qu’elles peuvent servir de levier au développement ». Selon lui, le rôle des pouvoirs publics est « capital », car la maîtrise des transformations liées au passage à la société de l’information exige une impulsion politique véritable.

Les gouvernements africains doivent reconsidérer les schémas classiques d’industrialisation au profit des nouvelles technologies dont les nouveaux paradigmes et les nouvelles richesses constituent aujourd’hui une chance unique pour développer leurs pays.

La plupart des intervenants souligne que, pour apprendre à se servir d’internet, il fallait d’abord disposer d’outils intellectuels que fournit l’éducation classique. « Si vous ne savez rien, cela ne vous servira à rien », précise Lucien Sfez dans « Internet, cyberespace et usages en Afrique » d’Abdoul Bâ. Le plus important, indique Bernard Spitz, dans le même ouvrage, « c’est d’apprendre à apprendre ». Dès lors, les nouvelles technologies, au lieu d’imposer leur logique à des individus passifs, pourraient être l’instrument d’un dialogue et contribuer, comme les autres moyens d’information, au développement de la démocratie et à l’un de ses principaux fondements : la liberté de la presse ou d’expression ». Il ne faut pas avoir peur des nouvelles technologies, mais il faut apprendre à les maîtriser.

Souleymane Diam Sy et Ndiol Maka Seck

(Source : Le Soleil, 19 mars 2013)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4717/5108 Régulation des télécoms
  • 352/5108 Télécentres/Cybercentres
  • 3696/5108 Economie numérique
  • 1939/5108 Politique nationale
  • 4877/5108 Fintech
  • 524/5108 Noms de domaine
  • 2004/5108 Produits et services
  • 1541/5108 Faits divers/Contentieux
  • 751/5108 Nouveau site web
  • 5108/5108 Infrastructures
  • 1845/5108 TIC pour l’éducation
  • 187/5108 Recherche
  • 243/5108 Projet
  • 3599/5108 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2262/5108 Sonatel/Orange
  • 1694/5108 Licences de télécommunications
  • 279/5108 Sudatel/Expresso
  • 1138/5108 Régulation des médias
  • 1361/5108 Applications
  • 1056/5108 Mouvements sociaux
  • 1715/5108 Données personnelles
  • 133/5108 Big Data/Données ouvertes
  • 601/5108 Mouvement consumériste
  • 371/5108 Médias
  • 646/5108 Appels internationaux entrants
  • 1837/5108 Formation
  • 100/5108 Logiciel libre
  • 2288/5108 Politiques africaines
  • 1268/5108 Fiscalité
  • 167/5108 Art et culture
  • 665/5108 Genre
  • 1726/5108 Point de vue
  • 1073/5108 Commerce électronique
  • 1666/5108 Manifestation
  • 342/5108 Presse en ligne
  • 125/5108 Piratage
  • 216/5108 Téléservices
  • 1054/5108 Biométrie/Identité numérique
  • 318/5108 Environnement/Santé
  • 349/5108 Législation/Réglementation
  • 361/5108 Gouvernance
  • 1840/5108 Portrait/Entretien
  • 145/5108 Radio
  • 875/5108 TIC pour la santé
  • 281/5108 Propriété intellectuelle
  • 58/5108 Langues/Localisation
  • 1157/5108 Médias/Réseaux sociaux
  • 1960/5108 Téléphonie
  • 198/5108 Désengagement de l’Etat
  • 1025/5108 Internet
  • 118/5108 Collectivités locales
  • 411/5108 Dédouanement électronique
  • 1165/5108 Usages et comportements
  • 1057/5108 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 563/5108 Audiovisuel
  • 3412/5108 Transformation digitale
  • 388/5108 Affaire Global Voice
  • 162/5108 Géomatique/Géolocalisation
  • 320/5108 Service universel
  • 669/5108 Sentel/Tigo
  • 174/5108 Vie politique
  • 1553/5108 Distinction/Nomination
  • 34/5108 Handicapés
  • 770/5108 Enseignement à distance
  • 693/5108 Contenus numériques
  • 599/5108 Gestion de l’ARTP
  • 180/5108 Radios communautaires
  • 1972/5108 Qualité de service
  • 512/5108 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5108 SMSI
  • 464/5108 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2836/5108 Innovation/Entreprenariat
  • 1352/5108 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5108 Internet des objets
  • 178/5108 Free Sénégal
  • 779/5108 Intelligence artificielle
  • 194/5108 Editorial
  • 12/5108 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5108 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous