OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2010 > Octobre > Une nouvelle épidémie fiscale menace le secteur des télécommunications en (…)

Une nouvelle épidémie fiscale menace le secteur des télécommunications en Afrique : une augmentation de plus de 100% du prix des appels internationaux !

samedi 23 octobre 2010

Fiscalité

Une nouvelle taxe sur les communications est entrain de se répendre comme une épidémie en Afrique. Elle s’ajoute au nombre élevé d’impôts qui frappent déjà le secteur des télécoms sur le continent. Il s’agit cette fois d’une taxe sur les appels entrants internationaux dont les coûts vont augmenter entre 20 et 100%. Dans cette période de récession économique mondiale, le coût de faire des affaires avec l’Afrique va augmenter de façon significative. Pis encore, cette nouvelle taxe est en contradiction avec la Convention de Melbourne qui a été signée par la majorité des pays africains. Isabelle Gross mène l’enquête sur cette nouvelle épidémie fiscale qui menace le secteur des télécoms en Afrique.

Au mois d’août dernier dans un article intitulé « Nouvelle taxe sur les communications internationales en Côte d’Ivoire : une marche à reculons ! », nous relations pour la première fois, l’introduction d’une taxe sur le trafic téléphonique international entrant en Côte d’Ivoire. Pour mémoire, cette taxe s’appliquait à toutes les communications téléphoniques internationales en provenance de l’étranger : elle incluait les appels internationaux entrants directs et en transit ainsi que les appels émis en roaming international vers la Côte d’Ivoire. Son montant était de 20 francs (0,03 Euro) soit une augmentation des prix en gros de terminaison ou de transit du trafic vers la Côte d’Ivoire de l’ordre de 20%. Suites aux actions de l’UNETEL, l’organisation patronale des opérateurs ivoiriens, qui est monté aux créneaux, le gouvernement ivoirien semble avoir fait marche arrière. Selon le journal officiel de la République de Côte d’Ivoire datée du 5 novembre 2009, l’ordonnance présidentielle n°2009-289 porte « suspension de la taxe sur l’interconnexion téléphonique internationale à la charge des entreprises installées en Côte d’Ivoire, instituée par l’article 54 de l’annexe fiscale à l’ordonnance n°2008-381 du 18 décembre 2008 portant budget de l’Etat pour la gestion 2009 ». Les opérateurs télécoms soufflent et la diaspora ivoirienne peut se réjouir de ne pas avoir à payer plus cher pour appeler le pays. Mais pour combien de temps ?

Malheureusement les nouvelles sont moins bonnes pour les gabonais. Son gouvernement représenté par le Ministère de la Communication, de la Poste, des Télécommunications et des nouvelles technologies de l’information vient par son arrêté n°359/MCPTNTI/Cab du 24 septembre 2009 d’introduire une taxe similaire et par la même occasion fixer les tarifs en gros des terminaisons fixes et mobiles vers le Gabon. Celles-ci s’établissent comme suit :

– 137 francs CFA (€0.2025) par minute pour la terminaison vers les réseaux mobiles
– 137 francs CFA (€0.2025) par minute pour la terminaison ver le réseau fixe

L’article 10 de l’arrêté précise que « les opérateurs reversent 72 CFA (€0.108) par minute de communication à l’Artel qui exécute une répartition avec l’opérateur technique pour les peines et soins, conformément aux dispositions du contrat ». Cette nouvelle taxe se traduit par une augmentation de 52.5% des prix en gros des terminaisons d’appels vers le Gabon. Pour le moins spectaculaire, cette augmentation va totalement dans le sens contraire de l’évolution des prix des appels internationaux à travers le monde.

Le 6 janvier dernier, l’agence de presse du Ghana (GNA) rapporte dans une de ses dépêches (1) que Mr Haruna Iddrisu, Ministre des Communications a annoncé que le gouvernement du Ghana comptait établir cette année un centre de vérification des appels internationaux entrants. Selon GNA, le Ministre « estime que si cela est bien fait, le gouvernement générera 50 millions de dollars US supplémentaires par an sur les appels internationaux entrants ». Selon nos sources, le prix en gros de la terminaison d’un appel vers le Ghana va passer de 0.08/0.09 dollars US à 0.19 par minute. Il s’agit de plus du double du prix actuel ! A noter aussi à travers ces exemples, que chaque gouvernement qui a instauré ou envisage d’instaurer cette taxe devient plus vorace. En Côte d’Ivoire, il s’agissait d’une augmentation de 20% avec le Gabon c’est une augmentation de 52.5% tandis qu’au Ghana l’augmentation sera de plus de 100% ! Pour justifier cette envolée des prix, les gouvernements des pays respectifs estiment que l’établissement d’un centre de vérification permettra de mettre fin aux fraudes et aux « routes grises ». Cette argumentation est pour le moins simpliste et de courte vue. Au contraire, elle encouragera le développement de routes alternatives. Prenez seulement l’exemple du Gabon où le prix en gros de la terminaison d’un appel local est de 40 FCFA (0.06€) tandis que celui d’un appel international entrant va passer à 137 FCFA (0.2025€) soit plus de trois plus - cet écart est tout simplement une invitation à créer des routes grises !

Sur le plan économique, l’augmentation des prix de la terminaison se traduira par une baisse du volume des appels internationaux entrants et une baisse du chiffre d’affaires des opérateurs télécoms se traduisant à terme par une baisse des recettes fiscales générées par ce secteur. Pour les acteurs locaux du secteur des télécoms et plus généralement pour ceux des TIC, cette taxe freinera le développement des activités de « hubing » (à ce prix qui va vouloir faire transiter son trafic via le Ghana par exemple ?) et des activités d’externalisation des services des pays développés vers ces pays. Selon Gabriel Solomon, Senior Vice Président de l’Association GSM à qui nous avons soumis ce problème « cette taxe particulière dont vous parlez sur les appels internationaux entrants, est une mesure à court terme générant de l’argent liquide pour les gouvernements. Elle aura un impact très négatif sur la compétitivité internationale du pays et réduira le montant des investissements étrangers directs réduisant par conséquent l’assiette fiscale des gouvernements : c’est contre-productif. La taxe va

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4513/5583 Régulation des télécoms
  • 356/5583 Télécentres/Cybercentres
  • 3725/5583 Economie numérique
  • 1808/5583 Politique nationale
  • 5059/5583 Fintech
  • 548/5583 Noms de domaine
  • 2093/5583 Produits et services
  • 1506/5583 Faits divers/Contentieux
  • 752/5583 Nouveau site web
  • 5583/5583 Infrastructures
  • 2223/5583 TIC pour l’éducation
  • 195/5583 Recherche
  • 247/5583 Projet
  • 4617/5583 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1867/5583 Sonatel/Orange
  • 1661/5583 Licences de télécommunications
  • 292/5583 Sudatel/Expresso
  • 1015/5583 Régulation des médias
  • 1388/5583 Applications
  • 1426/5583 Mouvements sociaux
  • 1721/5583 Données personnelles
  • 141/5583 Big Data/Données ouvertes
  • 609/5583 Mouvement consumériste
  • 395/5583 Médias
  • 667/5583 Appels internationaux entrants
  • 1646/5583 Formation
  • 96/5583 Logiciel libre
  • 2204/5583 Politiques africaines
  • 1118/5583 Fiscalité
  • 170/5583 Art et culture
  • 586/5583 Genre
  • 1900/5583 Point de vue
  • 1219/5583 Commerce électronique
  • 1497/5583 Manifestation
  • 322/5583 Presse en ligne
  • 130/5583 Piratage
  • 209/5583 Téléservices
  • 949/5583 Biométrie/Identité numérique
  • 369/5583 Environnement/Santé
  • 637/5583 Législation/Réglementation
  • 371/5583 Gouvernance
  • 1794/5583 Portrait/Entretien
  • 150/5583 Radio
  • 758/5583 TIC pour la santé
  • 284/5583 Propriété intellectuelle
  • 58/5583 Langues/Localisation
  • 1208/5583 Médias/Réseaux sociaux
  • 2107/5583 Téléphonie
  • 198/5583 Désengagement de l’Etat
  • 1065/5583 Internet
  • 116/5583 Collectivités locales
  • 417/5583 Dédouanement électronique
  • 1424/5583 Usages et comportements
  • 1111/5583 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 555/5583 Audiovisuel
  • 3597/5583 Transformation digitale
  • 395/5583 Affaire Global Voice
  • 357/5583 Géomatique/Géolocalisation
  • 420/5583 Service universel
  • 692/5583 Sentel/Tigo
  • 174/5583 Vie politique
  • 1710/5583 Distinction/Nomination
  • 34/5583 Handicapés
  • 729/5583 Enseignement à distance
  • 781/5583 Contenus numériques
  • 595/5583 Gestion de l’ARTP
  • 189/5583 Radios communautaires
  • 2004/5583 Qualité de service
  • 572/5583 Privatisation/Libéralisation
  • 140/5583 SMSI
  • 545/5583 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2791/5583 Innovation/Entreprenariat
  • 1543/5583 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 49/5583 Internet des objets
  • 183/5583 Free Sénégal
  • 856/5583 Intelligence artificielle
  • 202/5583 Editorial
  • 11/5583 Gaming/Jeux vidéos
  • 26/5583 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous