OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2005 > Avril > Une nouvelle carte interbancaire : L’Uemoa face au défi de l’économie informelle

Une nouvelle carte interbancaire : L’Uemoa face au défi de l’économie informelle

mercredi 27 avril 2005

Fintech

Hier à Dakar, s’est ouvert le séminaire de formation du Gim-Uemoa, le Groupement Interbancaire Monétique de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine. Le groupement constitué en février 2003 et qui regroupe 8 pays (Bénin, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo) s’est fixé comme objectif d’établir un cadre réglementaire et sécuritaire pour le système interbancaire de retrait et de paiement par carte bancaire dans ces huit pays.

Ce projet, initié par la Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (Bceao) est le plus important volet d’un vaste chantier de modernisation des systèmes et moyens de paiement de la région.

Il s’agit de développer l’usage de la carte bancaire pour un très large nombre de transactions de la vie quotidienne. Du paiement de la facture d’électricité, à celui d’une place de cinéma en passant par les achats au magasin et même le versement du salaire. Toutes ces transactions devraient bientôt pouvoir être effectuées par le plus grand nombre, en utilisant une carte bancaire, y compris pour les tout petits paiements. La nouveauté vient du fait qu’il ne sera pas nécessaire de disposer d’un compte en banque pour utiliser cette carte. Fonctionnant selon le principe du « portefeuille électronique », cette dernière pourra être rechargée à la manière d’un téléphone portable, comme l’explique M. Mamadou Sérémé, l’adjoint au directeur des systèmes de paiements de la Bceao. C’est là une clé indispensable à la réussite du projet, lorsque l’on sait que le taux de bancarisation des pays de la région n’excède pas 10%.

Les participants à ce séminaire, membres du groupement et représentant les huit pays concernés, auront à plancher sur les nombreux défis que cet ambitieux projet comporte. La question des normes techniques de l’interbancarité entre les 48 banques (dont 8 sénégalaises) membres du groupement, celle de la transparence de la tarification et des conditions d’émission des cartes interbancaires, ou bien encore les actions de communication pour promouvoir la carte. Voilà quelques uns des sujets qui seront au menu des trois jours du séminaire intitulé, « les concepts généraux de la monétique et de l’implémentation d’un système monétique ».

L’objectif affiché par les initiateurs du projet, est de tirer toute une partie du secteur informel vers la formalité, ainsi que de faire de la carte bancaire le premier instrument de paiement aux dépens des échanges fiduciers, c’est-à-dire de cash.

Alors que près de 50% des actifs sénégalais travaillent dans le secteur informel, le premier enjeu est d’assurer une accessibilité du dispositif à tous ces acteurs, peu familiers des guichets des banques. Ainsi, La Poste fait-elle partie des huit membres sénégalais du dispositif. Mais les initiateurs souhaitent aussi faire participer au dispositif, les acteurs de la micro-finance, dont le rôle auprès du secteur informel est croissant. Peut-on envisager alors de pouvoir demain recharger sa carte bancaire chez l’épicier ? « Certainement pas », répond M. Sérémé. La solvabilité du dispositif interbancaire repose en effet sur le sérieux de ses membres qui seront toujours des institutions présentant des garanties drastiques.

L’autre question est de savoir si l’administration pourrait se servir de ces données pour mieux contrôler et surveiller les revenus des acteurs du secteur informel. Ce n’est pas l’objectif, rétorque M. Pape Mbaye de la Dsp-Bceao, tout en reconnaissant que rien ne pourra vraiment l’empêcher.

Par Pierre-Louis GERMAIN

(Source : Le Quotidien, 27 avril 2005)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2375/2695 Régulation des télécoms
  • 200/2695 Télécentres/Cybercentres
  • 1813/2695 Economie numérique
  • 949/2695 Politique nationale
  • 2628/2695 Fintech
  • 276/2695 Noms de domaine
  • 1028/2695 Produits et services
  • 878/2695 Faits divers/Contentieux
  • 417/2695 Nouveau site web
  • 2695/2695 Infrastructures
  • 977/2695 TIC pour l’éducation
  • 99/2695 Recherche
  • 145/2695 Projet
  • 1877/2695 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1004/2695 Sonatel/Orange
  • 879/2695 Licences de télécommunications
  • 158/2695 Sudatel/Expresso
  • 535/2695 Régulation des médias
  • 688/2695 Applications
  • 574/2695 Mouvements sociaux
  • 877/2695 Données personnelles
  • 75/2695 Big Data/Données ouvertes
  • 316/2695 Mouvement consumériste
  • 195/2695 Médias
  • 336/2695 Appels internationaux entrants
  • 878/2695 Formation
  • 56/2695 Logiciel libre
  • 1121/2695 Politiques africaines
  • 533/2695 Fiscalité
  • 99/2695 Art et culture
  • 317/2695 Genre
  • 1086/2695 Point de vue
  • 537/2695 Commerce électronique
  • 804/2695 Manifestation
  • 167/2695 Presse en ligne
  • 69/2695 Piratage
  • 129/2695 Téléservices
  • 532/2695 Biométrie/Identité numérique
  • 188/2695 Environnement/Santé
  • 209/2695 Législation/Réglementation
  • 207/2695 Gouvernance
  • 954/2695 Portrait/Entretien
  • 83/2695 Radio
  • 409/2695 TIC pour la santé
  • 166/2695 Propriété intellectuelle
  • 32/2695 Langues/Localisation
  • 587/2695 Médias/Réseaux sociaux
  • 1083/2695 Téléphonie
  • 114/2695 Désengagement de l’Etat
  • 542/2695 Internet
  • 78/2695 Collectivités locales
  • 217/2695 Dédouanement électronique
  • 614/2695 Usages et comportements
  • 531/2695 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 307/2695 Audiovisuel
  • 1734/2695 Transformation digitale
  • 196/2695 Affaire Global Voice
  • 96/2695 Géomatique/Géolocalisation
  • 178/2695 Service universel
  • 371/2695 Sentel/Tigo
  • 100/2695 Vie politique
  • 854/2695 Distinction/Nomination
  • 23/2695 Handicapés
  • 382/2695 Enseignement à distance
  • 388/2695 Contenus numériques
  • 304/2695 Gestion de l’ARTP
  • 94/2695 Radios communautaires
  • 948/2695 Qualité de service
  • 255/2695 Privatisation/Libéralisation
  • 70/2695 SMSI
  • 259/2695 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1434/2695 Innovation/Entreprenariat
  • 716/2695 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 26/2695 Internet des objets
  • 85/2695 Free Sénégal
  • 454/2695 Intelligence artificielle
  • 100/2695 Editorial
  • 8/2695 Gaming/Jeux vidéos
  • 16/2695 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous