OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2012 > Septembre > Un patron de presse à la tête de l’instance de régulation de l’audiovisuel, (…)

Un patron de presse à la tête de l’instance de régulation de l’audiovisuel, surprenant !

mardi 11 septembre 2012

Régulation des médias

C’est avec une réelle surprise que nous avons appris la nomination à la tête du Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) de M. Babacar Toure, président directeur général du groupe de presse « Sud Communication ». Depuis l’annonce de cette nomination, la presse a quasi unanimement salué cette décision en retraçant le parcours académique et professionnelle, qualifié d’impressionnant, du nouveau patron de la régulation de l’audiovisuel au Sénégal.

Les analystes peuvent quand même s’étonner de cette nomination vu la qualité de la personne choisie. Nous ne sommes pas sûr que les autres chaînes de télévision et radios réalisent bien que la responsabilité de la régulation du secteur de l’audiovisuel vient d’être confiée à un de leurs concurrents. Par analogie, ce serait un peu comme si Cheikh Tidiane Mbaye, PDG de la Sonatel, était nommé à la tête de l’ARTP, ou si Francis BOUYGUES (PDG du groupe BOUYGUES et propriétaire de TF1) était nommé à la tête du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), le pendant du CNRA en France. Il n’est pas nécessaire d’être un spécialiste pour voir en ce genre de décision un mélange des genres.

S’il s’était agi d’une instance d’autorégulation comme le CORED, nous aurons eu rien à y redire, mais l’instance de régulation d’un secteur donné doit être à équidistance de l’ensemble des parties prenantes de ce secteur et dans ce cas ci, il y aura toujours une suspicion naturelle vue l’origine et l’histoire de M. Babacar Toure. Inutile de rappeler que son groupe, Sud Communication, a été l’enfant pauvre de la vague d’attribution de fréquences de chaînes de télévision durant les années Wade.

Il est légitime de se demander si les personnes à l’origine de cette nomination se font bien une idée claire de ce qu’est la régulation de l’audiovisuel, et mieux (ou pire), une personne qui mesure bien le rôle d’un régulateur et qui est acteur du secteur à réguler ne devrait normalement pas accepter d’être nommé à la tête de l’instance de régulation du secteur dans lequel il est lui même acteur. Il est également surprenant qu’aucun groupe de presse ne se soit plains de cette nomination. Ou alors ils se disent tous qu’étant donné que M. Babacar TOURE est un acteur du secteur comme eux, il est donc possible qu’il soit plus indulgent et compréhensible.

En essayant de voir la qualité des personnalités qui sont nommées à la tête des organes de régulation de l’audiovisuel dans certains pays, nous nous rendons vite compte que la situation que nous vivons au Sénégal est assez inédite pour ne pas dire ubuesque. Que ce soit en France, en Belgique, ou aux Etats-Unis, aucun patron de presse privée n’a une fois était nommé à la tête de l’instance de régulation alors qu’il était toujours à la tête de son groupe de presse.

Cette nomination de M. Babacar TOURE n’est pas du tout rassurante pour l’avenir du secteur de l’audiovisuel au Sénégal, elle montre clairement que ceux qui nous dirigent ne semble pas bien mesurer l’importance de la régulation dans un secteur tel que l’audiovisuel. Ce secteur a besoin d’un régulateur fort capable de faire une revue complète de la réglementation. Les prérogatives de cette instance doivent être revues et complétées en vue de lui donner l’ensemble des pouvoirs qui lui reviennent de droit et qui sont actuellement éparpillés entre la présidence de la république et certains départements ministériels. Le CNRA doit avoir un pouvoir de coercition afin d’être en mesure de faire respecter le contenu des cahiers de charges et conventions signés par chaque acteur du secteur. Nous doutons fort qu’un acteur du secteur puisse avoir la légitimité nécessaire à la prise en main correcte de l’ensemble de ces urgences relatives à ce secteur de l’audiovisuel.

(Source : ITmag, 11 septembre 2012)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 5828/6856 Régulation des télécoms
  • 475/6856 Télécentres/Cybercentres
  • 4858/6856 Economie numérique
  • 2295/6856 Politique nationale
  • 6844/6856 Fintech
  • 704/6856 Noms de domaine
  • 3227/6856 Produits et services
  • 2082/6856 Faits divers/Contentieux
  • 977/6856 Nouveau site web
  • 6856/6856 Infrastructures
  • 2191/6856 TIC pour l’éducation
  • 273/6856 Recherche
  • 353/6856 Projet
  • 4661/6856 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2513/6856 Sonatel/Orange
  • 2086/6856 Licences de télécommunications
  • 346/6856 Sudatel/Expresso
  • 1859/6856 Régulation des médias
  • 1757/6856 Applications
  • 1593/6856 Mouvements sociaux
  • 2399/6856 Données personnelles
  • 167/6856 Big Data/Données ouvertes
  • 807/6856 Mouvement consumériste
  • 515/6856 Médias
  • 868/6856 Appels internationaux entrants
  • 2247/6856 Formation
  • 123/6856 Logiciel libre
  • 2973/6856 Politiques africaines
  • 1355/6856 Fiscalité
  • 222/6856 Art et culture
  • 823/6856 Genre
  • 2305/6856 Point de vue
  • 1355/6856 Commerce électronique
  • 1946/6856 Manifestation
  • 405/6856 Presse en ligne
  • 180/6856 Piratage
  • 263/6856 Téléservices
  • 1223/6856 Biométrie/Identité numérique
  • 424/6856 Environnement/Santé
  • 536/6856 Législation/Réglementation
  • 474/6856 Gouvernance
  • 2365/6856 Portrait/Entretien
  • 196/6856 Radio
  • 1097/6856 TIC pour la santé
  • 366/6856 Propriété intellectuelle
  • 65/6856 Langues/Localisation
  • 1754/6856 Médias/Réseaux sociaux
  • 2776/6856 Téléphonie
  • 247/6856 Désengagement de l’Etat
  • 1419/6856 Internet
  • 146/6856 Collectivités locales
  • 548/6856 Dédouanement électronique
  • 1443/6856 Usages et comportements
  • 1411/6856 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 730/6856 Audiovisuel
  • 4575/6856 Transformation digitale
  • 491/6856 Affaire Global Voice
  • 271/6856 Géomatique/Géolocalisation
  • 432/6856 Service universel
  • 985/6856 Sentel/Tigo
  • 254/6856 Vie politique
  • 2083/6856 Distinction/Nomination
  • 57/6856 Handicapés
  • 974/6856 Enseignement à distance
  • 1044/6856 Contenus numériques
  • 775/6856 Gestion de l’ARTP
  • 294/6856 Radios communautaires
  • 2345/6856 Qualité de service
  • 624/6856 Privatisation/Libéralisation
  • 183/6856 SMSI
  • 694/6856 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3689/6856 Innovation/Entreprenariat
  • 1844/6856 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 69/6856 Internet des objets
  • 232/6856 Free Sénégal
  • 973/6856 Intelligence artificielle
  • 283/6856 Editorial
  • 7/6856 Gaming/Jeux vidéos
  • 40/6856 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous