OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2022 > Novembre 2022 > UMOA-Titres envisage de lancer une plateforme de cotations pour dynamiser (…)

UMOA-Titres envisage de lancer une plateforme de cotations pour dynamiser son marché secondaire des titres publics

lundi 21 novembre 2022

Transformation digitale

UMOA-Titres, l’institution qui gère le marché des titres publics, s’est engagée dans un vaste chantier de réformes en vue de renforcer la liquidité des titres et donner de la profondeur à son marché, en croissance soutenue depuis 2018. Des actions pour donner du tonus au compartiment secondaire.

Devenu un précieux instrument de financement des Etats, le marché des titres publics (MTP), organisé par UMOA-Titres, va se doter d’une plateforme de négociation et de cotations des titres, avec pour objectif de dynamiser son compartiment secondaire en pleine croissance depuis 2018. Les transactions qui se déroulent sur le marché secondaire sont en effet passées de 800 milliards FCFA en 2018, à plus de 3 780 milliards FCFA l’année dernière. Au cours des 10 premiers mois de cette année 2022, elles ont déjà atteint les 2 090 milliards FCFA.

« Nous sommes avec la Banque centrale (BCEAO) sur le projet d’une plateforme qui permettra la confrontation de l’offre et de la demande », a confié à l’Agence Ecofin, Abdoul Aziz Halidou, responsable du Développement du MTP chez UMOA-Titres. « Il s’agit de permettre aux acteurs de venir sur une plateforme pour notifier s’ils sont vendeurs et acheteurs de tels ou tels titres. Tout le monde est instantanément informé », a-t-il ajouté.

Cette plateforme de négociation viendra accompagner le Système automatisé de gestion des titres et de la liquidité de l’UMOA (SAGETIL-UMOA), le système de gestion de titres de la BCEAO qui, elle, continuera de « jouer pleinement son rôle de plateforme de dénouement des opérations ».

Plateforme de cotations

Si le marché secondaire connaît une forte progression ces dernières années, il a encore du chemin à faire pour répondre aux attentes des acteurs. « On aimerait avoir les données intra-jour. On aimerait savoir les ordres qu’il y a sur chaque titre, ceux qui n’ont pas abouti, le niveau de la demande et de la vente, les prix… », plaide Malick Amadou, directeur adjoint de l’Africaine de gestion d’actifs, une société de gestion d’OPCVM (SGO) basée à Abidjan, contacté par l’Agence Ecofin.

Et de poursuivre : « actuellement, nous n’avons que des moyennes pondérées. Cela signifie que nous ne pouvons pas voir les bas et les hauts d’une journée de cotation. Ces statistiques sont essentielles pour les acteurs et investisseurs afin de leur permettre d’apprécier la profondeur du marché, d’anticiper, de faire des analyses dans le but d’animer le marché secondaire ».

A UMOA-Titres, qui tente de donner un coup d’accélérateur à son compartiment secondaire, ces aspirations sont partagées. « UMOA-Titres a déjà des initiatives dans ce sens, notamment la mise à la disposition des investisseurs, le reporting hebdomadaire des activités du marché secondaire des titres émis par adjudication », répond Abdoul Aziz Halidou.

« Cette plateforme de négoce va permettre aussi d’avoir des cotations et des benchmarks sur les titres pour parvenir à un consensus de marché », rassure d’ailleurs notre expert chez UT.

Avec une telle basée à Dakar espère « améliorer la transparence des prix et des mécanismes de leur formation sur le secondaire », avec pour objectif « d’aligner les conditions de mobilisation de ressources par les Etats sur le marché ».

« L’amélioration de la transparence des prix sur le marché secondaire va réduire les écarts de taux sur le primaire. Pour les Etats, le fait de voir le niveau de rendement exigé sur le marché pourrait leur servir d’outil d’aide à la décision dans la détermination des coupons », assure le responsable, spécialiste des marchés financiers.

Les participants

Selon les constats de l’expert sénégalais des marchés financiers, « de plus en plus d’acteurs sont sur le secondaire pour effectuer des transactions, avec des volumes qui sont de plus en plus conséquents ». « On est passé de 58 participants en 2018 à 85 participants en 2021, avec accès direct à la plateforme SAGETIL-UMOA, qui assure le règlement livraison des titres et leur conservation », note-t-il fièrement. Ce sont des sociétés de gestion et d’intermédiation (SGI) et des banques agréées.

Si dans les petites notes, il est envisagé qu’à terme, la plateforme de négoce en gestation soit élargie à d’autres acteurs, tout au moins, pour la consultation des prix et des dynamiques du marché, les SGI et les banques garderont la main en ce qui concerne le dénouement des opérations, qui se fait via SAGETIL-UMOA.

« Pour cette plateforme, il y aura à minima les SGI et les banques ». Ces dernières (banques) représentent environ 85 % des 85 participants au marché en accès direct en 2021. Les autres sont des SGI.

Cette limitation aux banques et SGI, Abdoul Aziz Halidou la justifie. Les prix doivent être fixés par des professionnels du métier, pour permettre qu’ils reflètent réellement les perspectives du marché et des émetteurs.

« D’abord, nous parlons d’un métier de professionnel. On parle de gros volumes. Les montants en jeu sont très conséquents, et c’est un marché de gré à gré. Il est très important que les prix soient communiqués et maintenus par des professionnels qui sont les teneurs du marché ».

SGO, compagnies d’assurance, caisses de dépôt, caisses de retraite, fonds de pension, particuliers, des acteurs non moins importants de la mobilisation de l’épargne populaire devront donc « passer par un intermédiaire agréé au sens réglementaire, c’est-à-dire les SGI et les banques » pour boucler leurs opérations d’achats et de ventes. Car ces acteurs « ne peuvent [pour l’instant] dénouer des opérations dans le système SAGETIL de la BCEAO, n’ayant pas de compte règlement dans ses livres ».

Forte croissance des incursions

Dans la réalité, la plateforme de négociation sera pour UMOA-Titres, la matérialisation d’une série de réformes qui visent à répondre efficacement à la croissance du marché secondaire.

Fin 2021, le compartiment secondaire du MTP a établi son propre record, en franchissant la barre de 3700 milliards FCFA. Continuum d’une tendance à la hausse qui a cours depuis 2018, après des années 2016 et 2017 assez stables. Un progrès remarquable en lien avec l’accroissement des besoins de financement des Etats de l’Union, eux dont les déficits budgétaires se sont creusés depuis la crise sanitaire de la COVID-19.

Alors que ces dernières années, les montants mobilisés sur le MTP ont connu une croissance remarquable, passant de 3 510 milliards FCFA en 2016 à plus de 5 551 milliards en 2021, soit une hausse de 58 %, les projections indiquent qu’à moyen terme, ces performances devraient se maintenir, face aux besoins de financement des Etats qui s’alourdissent d’année en année. Raisons principales : poursuite des plans nationaux de développement (PND) ; incidence budgétaire des mesures urgentes en faveur de la lutte contre l’inflation ; raréfaction des ressources extérieures concessionnelles ; le tout couronné par une montée des taux d’intérêts qui complique l’accès aux marchés internationaux de capitaux aux pays africains, conséquences, entre autres, de la dégradation des notes souveraines. Un cocktail explosif qui contraint les Etats à se replier vers les marchés locaux, à la recherche non seulement de financement, mais également de conditions assouplissantes, notamment des maturités longues.

Accélérer les pas

Ces situations de vents contraires imposent désormais d’accélérer le calendrier des réformes visant à « renforcer la liquidité des titres émis sur le MTP », condition sine qua non à une absorption plus efficace des besoins de financements des Etats de l’Union.

Fournir des prix de référence, des liquidités aux titres, permettre aux investisseurs de les détenir sur de plus longues maturités… Ce sont les maîtres-mots de ce train de réformes qui embarque avec lui, outre la mise en place d’une nouvelle plateforme de confrontation de l’offre et de la demande, l’harmonisation des règles et méthodes sur le marché secondaire (convention de marché), la dynamisation de l’activité d’intermédiation, alors que les SGI sont encore sous-représentées. A tout cela s’ajoutent l’amélioration des outils et reportings analytiques d’aides à la décision, l’élaboration d’une courbe des taux qui contribue à une meilleure formation des prix lors des adjudications, et la promotion de notation financière régionale, qui améliorent la transparence sur le marché. Des réformes déjà en cours.

Fiacre E. Kakpo

(Source : Agence Ecofin, 16 novembre 2022)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4536/5910 Régulation des télécoms
  • 348/5910 Télécentres/Cybercentres
  • 3800/5910 Economie numérique
  • 1872/5910 Politique nationale
  • 5233/5910 Fintech
  • 577/5910 Noms de domaine
  • 2136/5910 Produits et services
  • 1548/5910 Faits divers/Contentieux
  • 821/5910 Nouveau site web
  • 5910/5910 Infrastructures
  • 2128/5910 TIC pour l’éducation
  • 198/5910 Recherche
  • 254/5910 Projet
  • 4415/5910 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2209/5910 Sonatel/Orange
  • 1634/5910 Licences de télécommunications
  • 279/5910 Sudatel/Expresso
  • 1041/5910 Régulation des médias
  • 1463/5910 Applications
  • 1695/5910 Mouvements sociaux
  • 1689/5910 Données personnelles
  • 145/5910 Big Data/Données ouvertes
  • 611/5910 Mouvement consumériste
  • 369/5910 Médias
  • 656/5910 Appels internationaux entrants
  • 1720/5910 Formation
  • 95/5910 Logiciel libre
  • 2453/5910 Politiques africaines
  • 1128/5910 Fiscalité
  • 170/5910 Art et culture
  • 592/5910 Genre
  • 1936/5910 Point de vue
  • 1069/5910 Commerce électronique
  • 1498/5910 Manifestation
  • 324/5910 Presse en ligne
  • 133/5910 Piratage
  • 204/5910 Téléservices
  • 1078/5910 Biométrie/Identité numérique
  • 383/5910 Environnement/Santé
  • 463/5910 Législation/Réglementation
  • 368/5910 Gouvernance
  • 1905/5910 Portrait/Entretien
  • 148/5910 Radio
  • 815/5910 TIC pour la santé
  • 287/5910 Propriété intellectuelle
  • 60/5910 Langues/Localisation
  • 1119/5910 Médias/Réseaux sociaux
  • 2138/5910 Téléphonie
  • 213/5910 Désengagement de l’Etat
  • 1070/5910 Internet
  • 118/5910 Collectivités locales
  • 423/5910 Dédouanement électronique
  • 1507/5910 Usages et comportements
  • 1117/5910 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 576/5910 Audiovisuel
  • 3715/5910 Transformation digitale
  • 396/5910 Affaire Global Voice
  • 313/5910 Géomatique/Géolocalisation
  • 343/5910 Service universel
  • 682/5910 Sentel/Tigo
  • 183/5910 Vie politique
  • 1765/5910 Distinction/Nomination
  • 34/5910 Handicapés
  • 714/5910 Enseignement à distance
  • 910/5910 Contenus numériques
  • 608/5910 Gestion de l’ARTP
  • 191/5910 Radios communautaires
  • 2032/5910 Qualité de service
  • 567/5910 Privatisation/Libéralisation
  • 146/5910 SMSI
  • 521/5910 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2830/5910 Innovation/Entreprenariat
  • 1689/5910 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5910 Internet des objets
  • 181/5910 Free Sénégal
  • 991/5910 Intelligence artificielle
  • 199/5910 Editorial
  • 12/5910 Gaming/Jeux vidéos
  • 31/5910 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous