OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Mai 2026 > UIT : les régulateurs télécoms veulent désormais peser dans la réussite de (…)

UIT : les régulateurs télécoms veulent désormais peser dans la réussite de l’e-gouvernance en Afrique

vendredi 22 mai 2026

Transformation digitale

Longtemps concentrés sur les réseaux télécoms, les fréquences, les licences ou encore la qualité de service, les régulateurs du numérique veulent désormais jouer un rôle beaucoup plus stratégique dans la transformation digitale des États. À travers « Regulatory Governance Essentials : The new core kit regulators need to make digital markets deliver », le document stratégique « GSR-26 Best Practice Guidelines » de l’Union internationale des télécommunications (UIT), l’organisation envoie un signal fort : l’avenir de l’e-gouvernance dépendra aussi de la capacité des régulateurs à coordonner les écosystèmes numériques publics.

Adoptées lors du Global Symposium for Regulators (GSR-26) organisé en mai 2026 à Ankara, en Türkiye, les nouvelles lignes directrices de l’UIT marquent une évolution majeure dans la vision même du rôle des autorités de régulation.

Désormais, les régulateurs ne veulent plus être de simples arbitres techniques du secteur télécoms. Ils ambitionnent de devenir des acteurs centraux de la réussite des politiques publiques numériques, de l’interconnexion des administrations et du fonctionnement des services publics digitaux.

L’e-gouvernance ne peut plus fonctionner en silos

Dans son analyse, l’UIT estime que les services numériques modernes traversent les frontières administratives traditionnelles. Un système d’identité numérique interagit avec les services fiscaux, les plateformes de paiement, les administrations territoriales, les systèmes de santé, les opérateurs télécoms, les banques et parfois même les plateformes régionales ou internationales.

Or, dans de nombreux pays, les administrations publiques continuent de fonctionner en silos numériques.

Résultat :

– duplication des données ;
– plateformes incompatibles ;
– absence d’interopérabilité ;
– multiplication des procédures ;
– difficultés d’authentification ;
– ,expériences utilisateurs fragmentées ;
– faible efficacité des services publics numériques.

Pour l’UIT, cette fragmentation représente désormais un véritable frein à l’e-gouvernance. C’est pourquoi l’organisation appelle à une meilleure coordination entre autorités publiques, à des mécanismes permanents de partage d’informations et à des cadres de coopération structurés entre institutions.

Les régulateurs veulent devenir des architectes de l’écosystème numérique

À travers cette approche, les régulateurs télécoms semblent vouloir élargir leur périmètre d’influence.

La question n’est plus uniquement de réguler les opérateurs télécoms, mais aussi de contribuer à la cohérence globale de l’écosystème numérique national : interconnexion des plateformes publiques, circulation sécurisée des données, harmonisation des standards techniques, supervision des infrastructures critiques ou encore coordination entre administrations.

Cette évolution intervient dans un contexte où les États accélèrent leurs projets de :

– digitalisation des services publics ;
– identité numérique ;
– paiements électroniques gouvernementaux ;
– archivage électronique ;
– cybersécurité ;
– intelligence artificielle ;
– dématérialisation des procédures administratives.

L’UIT semble ainsi considérer que les régulateurs disposent désormais d’une expertise stratégique indispensable pour garantir l’efficacité, la stabilité et l’interopérabilité des futurs services publics numériques.

E-Gov’A 2026 au cœur des nouveaux enjeux africains de gouvernance numérique

Cette nouvelle vision portée par l’UIT rejoint directement les ambitions du Salon E-Gov’A 2026, prévu du 14 au 16 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, au Cameroun. Organisé par Smart Click Africa et Digital Business Africa sous le haut patronage du ministère des Postes et Télécommunications, l’événement se positionne justement comme une plateforme africaine de réflexion sur l’avenir des services publics numériques.

Placée sous le thème : « Intelligence artificielle et e-gouvernance : bâtir des services publics efficaces dans une Afrique cashless et paperless », cette première édition ambitionne de réunir gouvernements, régulateurs, opérateurs télécoms, fintechs, experts cybersécurité, institutions publiques et acteurs du numérique autour des grands défis de l’interconnexion administrative et de la transformation digitale des États africains.

Les débats annoncés autour :

de l’interopérabilité des plateformes publiques ;
des paiements numériques gouvernementaux ;
des identités numériques ;
de la cybersécurité ;
des infrastructures numériques ;
ou encore de l’intelligence artificielle appliquée aux services publics,
résonnent fortement avec les nouvelles orientations stratégiques défendues par l’UIT.

Vers une nouvelle génération de régulateurs africains ?

À travers « Regulatory Governance Essentials : The new core kit regulators need to make digital markets deliver », le document stratégique « GSR-26 Best Practice Guidelines » de l’UIT laisse entrevoir l’émergence d’une nouvelle génération de régulateurs africains davantage impliqués dans la gouvernance globale des États numériques.

Dans cette logique, les autorités de régulation pourraient progressivement devenir des acteurs pivots de la coordination numérique nationale, capables de rapprocher administrations, opérateurs privés, plateformes technologiques et citoyens autour d’écosystèmes publics plus intégrés.

Pour plusieurs observateurs, cette évolution pourrait profondément transformer le rôle historique des régulateurs télécoms sur le continent africain, à mesure que l’e-gouvernance devient un enjeu central de souveraineté numérique, de compétitivité économique et d’efficacité administrative.

(Source : Digital Business Africa, 22 mai 2026)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4610/5235 Régulation des télécoms
  • 361/5235 Télécentres/Cybercentres
  • 3464/5235 Economie numérique
  • 1809/5235 Politique nationale
  • 5052/5235 Fintech
  • 545/5235 Noms de domaine
  • 2044/5235 Produits et services
  • 1574/5235 Faits divers/Contentieux
  • 822/5235 Nouveau site web
  • 5235/5235 Infrastructures
  • 1814/5235 TIC pour l’éducation
  • 194/5235 Recherche
  • 256/5235 Projet
  • 3670/5235 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2079/5235 Sonatel/Orange
  • 1661/5235 Licences de télécommunications
  • 286/5235 Sudatel/Expresso
  • 1020/5235 Régulation des médias
  • 1305/5235 Applications
  • 1111/5235 Mouvements sociaux
  • 1720/5235 Données personnelles
  • 155/5235 Big Data/Données ouvertes
  • 685/5235 Mouvement consumériste
  • 374/5235 Médias
  • 679/5235 Appels internationaux entrants
  • 1686/5235 Formation
  • 102/5235 Logiciel libre
  • 2144/5235 Politiques africaines
  • 1032/5235 Fiscalité
  • 240/5235 Art et culture
  • 611/5235 Genre
  • 2016/5235 Point de vue
  • 1058/5235 Commerce électronique
  • 1608/5235 Manifestation
  • 330/5235 Presse en ligne
  • 159/5235 Piratage
  • 207/5235 Téléservices
  • 1069/5235 Biométrie/Identité numérique
  • 322/5235 Environnement/Santé
  • 367/5235 Législation/Réglementation
  • 370/5235 Gouvernance
  • 1803/5235 Portrait/Entretien
  • 145/5235 Radio
  • 806/5235 TIC pour la santé
  • 291/5235 Propriété intellectuelle
  • 58/5235 Langues/Localisation
  • 1097/5235 Médias/Réseaux sociaux
  • 2047/5235 Téléphonie
  • 196/5235 Désengagement de l’Etat
  • 1138/5235 Internet
  • 119/5235 Collectivités locales
  • 419/5235 Dédouanement électronique
  • 1189/5235 Usages et comportements
  • 1182/5235 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 558/5235 Audiovisuel
  • 3387/5235 Transformation digitale
  • 385/5235 Affaire Global Voice
  • 182/5235 Géomatique/Géolocalisation
  • 336/5235 Service universel
  • 667/5235 Sentel/Tigo
  • 181/5235 Vie politique
  • 1670/5235 Distinction/Nomination
  • 34/5235 Handicapés
  • 716/5235 Enseignement à distance
  • 740/5235 Contenus numériques
  • 593/5235 Gestion de l’ARTP
  • 182/5235 Radios communautaires
  • 1840/5235 Qualité de service
  • 466/5235 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5235 SMSI
  • 497/5235 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2764/5235 Innovation/Entreprenariat
  • 1375/5235 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 49/5235 Internet des objets
  • 174/5235 Free Sénégal
  • 914/5235 Intelligence artificielle
  • 202/5235 Editorial
  • 10/5235 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5235 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous