OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Novembre 2025 > Transform Africa Summit 2025 : la Guinée des mines se projette aussi en (…)

Transform Africa Summit 2025 : la Guinée des mines se projette aussi en gisement de talents numériques

jeudi 13 novembre 2025

Manifestation

Une main-d’œuvre qualifiée n’est plus simplement un moteur de compétitivité, mais un levier de souveraineté et d’influence. Dans un contexte de transformation numérique mondiale, la Guinée l’a compris et se donne les moyens de devenir une terre d’attractivité à l’international.

La 7ᵉ édition du Transform Africa Summit (TAS 2025), organisée par Smart Africa et le gouvernement guinéen, a ouvert ses portes mercredi 12 novembre 2025 à Conakry, en Guinée, sur le thème : « IA pour l’Afrique : innover localement, impacter globalement ».

L’événement qui se tient pour la première fois en Afrique de l’Ouest, seulement 24 heures après l’inauguration officielle de l’exploitation du gisement de fer de Simandou et du Transguinéen (le réseau ferroviaire destiné à acheminer le minerai jusqu’au port), a une signification forte pour la Guinée. « Deux symboles, un seul message : notre pays entre dans une nouvelle ère. Notre richesse ne se limite plus à ce que renferme notre sous-sol, mais se trouve désormais aussi dans les talents, les idées et les connexions », a déclaré Rose Pola Pricemou, la ministre guinéenne des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, lors de la cérémonie d’ouverture.

En accueillant le Transform Africa Summit qui s’achève le vendredi 14 novembre 2025, la Guinée assume donc un choix de diversification économique où l’éclosion du secteur numérique soutenue par Simandou, occupe une place prépondérante. L’appropriation de technologies de rupture comme l’Intelligence artificielle, riche d’opportunités, étant fortement encouragée. « L’intelligence artificielle n’est pas seulement une technologie, mais une révolution de civilisation. Elle redéfinit nos systèmes de santé, d’éducation, d’économie et jusqu’à notre manière d’imaginer l’avenir. Pour la Guinée et pour l’Afrique, il ne s’agit pas de la subir, mais de la conduire, en l’ancrant dans nos valeurs, nos langues et nos priorités », a soutenu la ministre. Pour parvenir à ses objectifs en matière de dividende numérique, la Guinée projette de nombreux investissements : développement des infrastructures numériques, formation des talents et soutien à l’innovation.

Des investissements au service du numérique

Sans infrastructures, point d’économie numérique dans laquelle valoriser le savoir-faire guinéen. Pour renforcer les fondations de l’écosystème numérique local, le gouvernement entend accélérer les actions entreprises ces dernières années, qui se traduisent aujourd’hui par plus de 12 000 km de fibre optique déployés, la construction d’un centre de données Tier III, et le raccordement en cours à un second câble sous-marin de fibre optique pour enrichir les capacités du pays fournies par le système ACE. Rose Pola Pricemou a également annoncé des interconnexions par fibre optique effectives avec le Mali, la Sierra Leone et la Côte d’Ivoire. L’interconnexion avec le Sénégal est prévue et des discussions avancées sont en cours avec le Liberia et la Guinée-Bissau.

Sans savoir-faire guinéen, les infrastructures numériques sont vides de sens. La formation des jeunes aux compétences numériques est présentée comme une urgence nationale. L’objectif est clair : faire émerger un vivier de développeurs, data scientists, designers et spécialistes en cybersécurité capables de porter la future offre numérique du pays. Le soutien à l’innovation est tout aussi important. Il s’agit de favoriser l’essor de champions locaux de la Tech, notamment dans l’intelligence artificielle, compte tenu de son importance. Le gouvernement, qui prépare la construction d’une technopole nationale conçue comme un centre d’innovation majeur en Afrique de l’Ouest, a déjà déployé des hubs numériques dans chaque capitale régionale. Ces infrastructures servent de pôles d’innovation et de formation pour la jeunesse guinéenne.

L’intérêt de la Guinée pour le développement d’une niche de talents numériques épouse la vision du grand programme de transformation du pays : Simandou 2040 fort de 122 projets et 36 réformes phares structurés autour de cinq piliers identifiés. Le pilier 3 qui consacre les investissements dans les infrastructures, les transports et les technologies ouvre des opportunités.

Séduire le monde avec une main-d’œuvre qualifiée

A travers une jeunesse compétente, source de richesse, la Guinée multiplie aussi ses chances de se positionner sur la carte des créateurs de services à valeur ajoutée. Il lui est aussi ouvert la possibilité de rejoindre le rang des exportateurs de solutions numériques dans le monde, à l’image de l’Égypte, qui revendique 4,8 milliards de dollars de revenus générés par ce secteur en 2025. Développement d’applications, solutions de paiement, services de cybersécurité, plateformes d’analyse de données ou production de contenus numériques : autant d’expertises que la Guinée pourra valoriser pour attirer des investisseurs internationaux.

Reste que la réussite de ce pari dépendra de plusieurs conditions : la stabilité du cadre réglementaire, la transparence dans la gestion des revenus miniers, l’investissement effectif dans les projets annoncés, mais aussi dans les secteurs connexes et cruciaux pour la transformation numérique, comme l’énergie nécessaire au fonctionnement des infrastructures et des data centers.

En liant symboliquement Simandou et le Transform Africa Summit, Conakry tente d’écrire une nouvelle histoire : celle d’un pays qui veut convertir son « or rouge » en dividende numérique, et hisser la Guinée au rang des économies développées d’Afrique, au cours des quinze prochaines années.

Muriel Edjo

(Source : Agence Ecofin, 13 novembre 2025)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4627/5195 Régulation des télécoms
  • 366/5195 Télécentres/Cybercentres
  • 3647/5195 Economie numérique
  • 1908/5195 Politique nationale
  • 4970/5195 Fintech
  • 543/5195 Noms de domaine
  • 2828/5195 Produits et services
  • 1540/5195 Faits divers/Contentieux
  • 792/5195 Nouveau site web
  • 5195/5195 Infrastructures
  • 1721/5195 TIC pour l’éducation
  • 195/5195 Recherche
  • 253/5195 Projet
  • 4266/5195 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1829/5195 Sonatel/Orange
  • 1632/5195 Licences de télécommunications
  • 300/5195 Sudatel/Expresso
  • 1004/5195 Régulation des médias
  • 1344/5195 Applications
  • 1152/5195 Mouvements sociaux
  • 1734/5195 Données personnelles
  • 139/5195 Big Data/Données ouvertes
  • 617/5195 Mouvement consumériste
  • 383/5195 Médias
  • 675/5195 Appels internationaux entrants
  • 1928/5195 Formation
  • 98/5195 Logiciel libre
  • 2249/5195 Politiques africaines
  • 1037/5195 Fiscalité
  • 173/5195 Art et culture
  • 603/5195 Genre
  • 1905/5195 Point de vue
  • 1035/5195 Commerce électronique
  • 1526/5195 Manifestation
  • 341/5195 Presse en ligne
  • 134/5195 Piratage
  • 221/5195 Téléservices
  • 960/5195 Biométrie/Identité numérique
  • 309/5195 Environnement/Santé
  • 396/5195 Législation/Réglementation
  • 408/5195 Gouvernance
  • 1984/5195 Portrait/Entretien
  • 150/5195 Radio
  • 829/5195 TIC pour la santé
  • 302/5195 Propriété intellectuelle
  • 63/5195 Langues/Localisation
  • 1114/5195 Médias/Réseaux sociaux
  • 2106/5195 Téléphonie
  • 209/5195 Désengagement de l’Etat
  • 1044/5195 Internet
  • 124/5195 Collectivités locales
  • 496/5195 Dédouanement électronique
  • 1261/5195 Usages et comportements
  • 1075/5195 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 576/5195 Audiovisuel
  • 3264/5195 Transformation digitale
  • 400/5195 Affaire Global Voice
  • 163/5195 Géomatique/Géolocalisation
  • 319/5195 Service universel
  • 700/5195 Sentel/Tigo
  • 194/5195 Vie politique
  • 1633/5195 Distinction/Nomination
  • 37/5195 Handicapés
  • 713/5195 Enseignement à distance
  • 733/5195 Contenus numériques
  • 631/5195 Gestion de l’ARTP
  • 183/5195 Radios communautaires
  • 1953/5195 Qualité de service
  • 450/5195 Privatisation/Libéralisation
  • 139/5195 SMSI
  • 471/5195 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2783/5195 Innovation/Entreprenariat
  • 1371/5195 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5195 Internet des objets
  • 179/5195 Free Sénégal
  • 744/5195 Intelligence artificielle
  • 219/5195 Editorial
  • 24/5195 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous