OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2015 > Mai 2015 > Tigo est–il entrain de muer en MVNO ?

Tigo est–il entrain de muer en MVNO ?

jeudi 28 mai 2015

Sentel/Tigo

La presse du Week End du 23 et 24 Mai 2015 a fait état de la marche du personnel technique de Tigo – opérateur de téléphonie exerçant son activité au Sénégal – pour protester contre ce qu’ils appellent le « transfèrement » du personnel vers Ericsson.

Dans cette affaire, il s’agit pour Tigo de confier à la société Ericsson – société évoluant au Sénégal, spécialisée dans la gestion des réseaux de télécommunications et la fourniture de solutions techniques aux opérateurs de téléphonie – la gestion, l’exploitation et la maintenance de son réseau de télécommunications.

Sur le principe, le fait de confier dans le cadre d’un contrat de sous traitance la gestion, l’exploitation et la maintenance de son réseau à un tiers ne pose pas de problème. Cependant, dans le cas d’espèce, un certain nombre d’interrogations nous viennent à l’esprit sur le bien fondé et les justifications techniques d’une telle démarche. En réalité, cette affaire de « transfèrement » du personnel technique doit être passée au tamis du cahier des charges et de la convention de concession signée entre l’Etat du Sénégal et Tigo.

Tigo est titulaire d’une convention de concession et d’un cahier des charges signés par décret présidentiel. Sans doute, que dans le cahier des charges et la convention de concession de Tigo, figurent des obligations quand à la construction, l’exploitation, le fonctionnement, l’interconnexion et la maintenance de son réseau de téléphonie. La question simple que l’on devrait se poser est de savoir comment peut–on se passer d’un personnel technique lorsque de telles obligations vous incombe ? Par ailleurs, en cas de difficultés liées à la gestion, à l’exploitation et/ou à la maintenance du réseau, comment les sanctions (positives où négatives) qui figurent dans le cahier des charges de Tigo vont-elles être appliquées à partir du moment où lesdites activités sont sous traitées à un tiers qui n’est pas partie prenante au contrat avec l’Etat ? De même, comment la problématique de la qualité de service va être suivie entre Tigo et Ericsson ? Enfin Tigo peut–il de manière unilatérale se décharger de ses obligations sans l’accord de l’Etat ?

Cette procédure de transfert du personnel technique nous interpelle sur un autre point. En procédant ainsi, Tigo est entrain de se débarrasser de tout investissement dans son réseau (CAPEX) pour se concentrer que sur ses activités commerciales (OPEX) qui sont moins risquées. Or, habituellement dans le secteur des télécommunications, on ne vous accorde une licence d’exploitation d’un réseau de télécommunications ouvert au public que si vous acceptiez d’investir dans un réseau, de l’entretenir et de le faire évoluer pour faire bénéficier aux consommateurs des meilleures technologies et services. L’investissement dans un réseau de télécommunication est donc pour un opérateur de télécommunications une condition essentielle pour l’obtention de la licence d’exploitation.

En se concentrant que sur la partie OPEX de son activité, en réalité Tigo est entrain de muer en un opérateur virtuel ou Mobil virtuel operator network (MVNO). De même, Ericsson, sans faire de bruit est entrain de devenir un opérateur d’infrastructure de réseau de téléphonie alors qu’il ne détient pas l’autorisation comme disposé dans le code des télécommunications.

Les autorités devraient s’intéresser à cette question dans la mesure où ce n’est pas simplement un problème de droit du travail. Plus que cela, nous sommes entrain d’assister à une transformation structurelle des acteurs du secteur des télécommunications au Sénégal avec comme incidence un changement profond de la nature desdits acteurs.

Issa Isaac Sissokho, Docteur en Droit

(Source : Réussir Business, 28 mai 2015)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4392/5065 Régulation des télécoms
  • 347/5065 Télécentres/Cybercentres
  • 3380/5065 Economie numérique
  • 1733/5065 Politique nationale
  • 4948/5065 Fintech
  • 520/5065 Noms de domaine
  • 2310/5065 Produits et services
  • 1506/5065 Faits divers/Contentieux
  • 747/5065 Nouveau site web
  • 5065/5065 Infrastructures
  • 1789/5065 TIC pour l’éducation
  • 189/5065 Recherche
  • 248/5065 Projet
  • 3394/5065 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1882/5065 Sonatel/Orange
  • 1603/5065 Licences de télécommunications
  • 278/5065 Sudatel/Expresso
  • 1296/5065 Régulation des médias
  • 1278/5065 Applications
  • 1135/5065 Mouvements sociaux
  • 1659/5065 Données personnelles
  • 130/5065 Big Data/Données ouvertes
  • 596/5065 Mouvement consumériste
  • 364/5065 Médias
  • 653/5065 Appels internationaux entrants
  • 1663/5065 Formation
  • 93/5065 Logiciel libre
  • 2053/5065 Politiques africaines
  • 1051/5065 Fiscalité
  • 168/5065 Art et culture
  • 606/5065 Genre
  • 1729/5065 Point de vue
  • 1017/5065 Commerce électronique
  • 1481/5065 Manifestation
  • 321/5065 Presse en ligne
  • 127/5065 Piratage
  • 205/5065 Téléservices
  • 897/5065 Biométrie/Identité numérique
  • 309/5065 Environnement/Santé
  • 374/5065 Législation/Réglementation
  • 353/5065 Gouvernance
  • 1784/5065 Portrait/Entretien
  • 145/5065 Radio
  • 765/5065 TIC pour la santé
  • 276/5065 Propriété intellectuelle
  • 58/5065 Langues/Localisation
  • 1302/5065 Médias/Réseaux sociaux
  • 2074/5065 Téléphonie
  • 192/5065 Désengagement de l’Etat
  • 1104/5065 Internet
  • 116/5065 Collectivités locales
  • 452/5065 Dédouanement électronique
  • 1113/5065 Usages et comportements
  • 1037/5065 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 561/5065 Audiovisuel
  • 3417/5065 Transformation digitale
  • 388/5065 Affaire Global Voice
  • 159/5065 Géomatique/Géolocalisation
  • 319/5065 Service universel
  • 668/5065 Sentel/Tigo
  • 174/5065 Vie politique
  • 1554/5065 Distinction/Nomination
  • 37/5065 Handicapés
  • 719/5065 Enseignement à distance
  • 764/5065 Contenus numériques
  • 587/5065 Gestion de l’ARTP
  • 181/5065 Radios communautaires
  • 1773/5065 Qualité de service
  • 431/5065 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5065 SMSI
  • 516/5065 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2709/5065 Innovation/Entreprenariat
  • 1365/5065 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5065 Internet des objets
  • 183/5065 Free Sénégal
  • 717/5065 Intelligence artificielle
  • 198/5065 Editorial
  • 3/5065 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5065 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous