OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2008 > Novembre > Tigo dicte sa loi au village de Fayil

Tigo dicte sa loi au village de Fayil

mardi 18 novembre 2008

Sentel/Tigo

Situé à 7km de la communauté rural de Diouroup dans la région de Fatick le village de Fayil fait partie des plus grands villages du Sénégal avec plus de 5000 âmes. Dans ce village traditionnel sérère la population a bien compris les avantages et importances des télécommunications. Les fayillois sont abonnés aux services du deuxième opérateur de téléphonie mobile du Sénégal « Tigo ». “Allo mame nou ndef...hum... ok mé guara..” [1] . Ce jeune paysan s’appelle Moussa. Il s’apprête à rallier la ville pour le transport de ses frères qui l’attend à la gare routière de Fatick .il doit parcourir une dizaine de kilomètres avec sa charrette. Moussa la trentaine a toujours son portable accroché sur son coup « grâce a Tigo on peut me joindre partout. Je voulais me rendre aux champs mais je suis obligé de rester car je dois ramener mes frères au village » affirme t-il.

Dans cette localité Tigo est le seul opérateur accessible à la population « l e village est trop enclavé. À cet endroit le réseau orange n’est pas accessible » nous lance Marie Diouf qui vient juste de terminer sa conversation téléphonique avec ses enfants. Comme Moussa et Marie la majeure partie de la population dispose d’un téléphone portable abonné à Tigo. La concurrence est minime ici. C’est l’opérateur Tigo qui dicte sa loi nous dit Madeleine Sène gérante de l’une des télécentres du village. Madeleine à l’instar des autres gérants vit depuis quelque temps le calvaire. En effet l’utilisation des portables par les fayillois a fait que le télécentre ne marche plus. « Au début je pouvais gagner 7000 FCFA à 8000 FCFA par jour mais maintenant avec les portables qui inondent le village mon chiffre d’affaire à complètement baissé » d’ailleurs ajoute Madeleine « je viens de fermer le télécentre puisque le téléphone n’est plus fonctionnel. Je ne fais que vendre du « Izi ». Les gens n’appellent plus sur le fixe. »

Les trois télécentres que disposait le village ne sont plus fonctionnels. Les fayillois ont recours de plus en plus aux téléphones portables, une manière de se moderniser selon Aimé un jeune étudiant. Le portable est un outil indispensable pour Aimé. La manipulation de l’outil importe peu pour la population. Aimé nous fait savoir que 80% de la population sont analphabète et malgré ce handicap, même certains vieillards disposent d’un téléphone. Il ajoute « il suffit simplement de connaitre le bouton qui te permet d’appeler et de répondre ». Aujourd’hui comme tout le village le vœu le plus cher de ce jeune étudiant est l’électrification du village.

Recharge de portable mouvementée des fayillois - Manque d’électricité : une affaire sérieuse

L’électricité constitue le véritable combat des villageois. Depuis sa création le village vit dans le noir. Un véritable problème qui gangrène son développement. Avec le manque d’électricité la recharge de portable devient un véritable parcours d’un combattant.

« Cela fait maintenant deux jours que mon portable est à plat et pourtant j’attendais un appel urgent » se lamente un jeune fayillois. Des fois on peut parcourir des kilomètres pour le recharge de portable. Ce jeune nous fait savoir que la recharge se fait dans la région de Fatick distant de plusieurs kilomètres ou dans les villages environnant.

Par contre certains attendent la tombée de la nuit pour aller a la recherche d’un groupe électrogène ou d’un solaire. En effet on retrouve deux à trois panneaux solaires dans le village même constat pour les groupes électrogènes.

« La maison de Rémy » est la plus frisée. Même les plus petits connaissent cet endroit. Rémy est un enseignant qui dispose d’un groupe électrogène. La nuit les portables sont branchés un peu partout renseigne t-il. « Chaque jour c’est le même scénario des dizaines de gens viennent ici pour charger leur portable et dés fois l’attente peut être très longue. La recharge est gratuite cependant il précise que ce n’est pas tous les jours qu’il allume le groupe car l’essence est cher ». C’est l’occasion aussi pour les enfants de pouvoir regarder le petit écran en groupe. Le village de Fayil dispose de trois télévisions raison pour laquelle certains enfants viennent des autres facettes du village simplement pour regarder la télé ou pour des retrouvailles.

Retrait de la licence de Tigo : les fayillois jugent

Les fayillois sont également conscient de la situation actuelle de l’opérateur de téléphonie. « Tigo traverse des moments difficiles avec l’état mais je pense que les choses vont s’arranger lance Madeleine. Elle pense que si jamais l’état retire la licence de Tigo cela serait très dommage pour les abonnés surtout ici ou tout le monde est abonnés a Tigo.

Le deuxième opérateur a obtenu sa licence en 1998 pour une somme de 50millions de FCFA. L’état du Sénégal avait attribué une concession à la société reposant sur une éventuelle renégociation en cas de présence d’une troisième licence. La filiale du groupe Millicom International Cellular doit payer100milliards de FCFA a l’état du Sénégal qui veut purement et simplement arrêter les activités de la société en cas de non respect de cet accord. L’état du Sénégal a vendu la troisième licence de téléphonie a Sudatel pour 200millions de dollars soit environ 90 milliards de FCFA. Plus de deux mois après l échéance le réseau du groupe soudanais n’est toujours pas en service. Selon les responsables le démarrage des activités est prévu pour décembre.

Le deuxième opérateur Sentel a changé sa marque commerciale depuis le 8 novembre 2005. Ce passage répond à une dynamique du groupe Millicom d’innover en regroupant toutes ses marques sous une même entité : « Tigo » qui signifie « toi en espagnol » tout en accompagnant son lancement par des offres technologiques et tarifaires appropriées

Les propos ont été recueillis en sérère.
Basile Niane

(Source : Infotechsn, 18 novembre 2008)


[1] Traduction : Allo vous êtes ou.. Hum.. Ok j’arrive

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4473/5457 Régulation des télécoms
  • 347/5457 Télécentres/Cybercentres
  • 3427/5457 Economie numérique
  • 1776/5457 Politique nationale
  • 5457/5457 Fintech
  • 522/5457 Noms de domaine
  • 2154/5457 Produits et services
  • 1464/5457 Faits divers/Contentieux
  • 742/5457 Nouveau site web
  • 5262/5457 Infrastructures
  • 1820/5457 TIC pour l’éducation
  • 186/5457 Recherche
  • 245/5457 Projet
  • 3506/5457 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2116/5457 Sonatel/Orange
  • 1614/5457 Licences de télécommunications
  • 279/5457 Sudatel/Expresso
  • 1017/5457 Régulation des médias
  • 1418/5457 Applications
  • 1060/5457 Mouvements sociaux
  • 1648/5457 Données personnelles
  • 126/5457 Big Data/Données ouvertes
  • 593/5457 Mouvement consumériste
  • 364/5457 Médias
  • 647/5457 Appels internationaux entrants
  • 1714/5457 Formation
  • 94/5457 Logiciel libre
  • 2385/5457 Politiques africaines
  • 982/5457 Fiscalité
  • 168/5457 Art et culture
  • 585/5457 Genre
  • 1718/5457 Point de vue
  • 1153/5457 Commerce électronique
  • 1479/5457 Manifestation
  • 320/5457 Presse en ligne
  • 126/5457 Piratage
  • 213/5457 Téléservices
  • 969/5457 Biométrie/Identité numérique
  • 307/5457 Environnement/Santé
  • 339/5457 Législation/Réglementation
  • 354/5457 Gouvernance
  • 1768/5457 Portrait/Entretien
  • 147/5457 Radio
  • 813/5457 TIC pour la santé
  • 278/5457 Propriété intellectuelle
  • 58/5457 Langues/Localisation
  • 1080/5457 Médias/Réseaux sociaux
  • 2007/5457 Téléphonie
  • 190/5457 Désengagement de l’Etat
  • 1074/5457 Internet
  • 115/5457 Collectivités locales
  • 418/5457 Dédouanement électronique
  • 1109/5457 Usages et comportements
  • 1029/5457 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 555/5457 Audiovisuel
  • 3415/5457 Transformation digitale
  • 386/5457 Affaire Global Voice
  • 156/5457 Géomatique/Géolocalisation
  • 322/5457 Service universel
  • 664/5457 Sentel/Tigo
  • 174/5457 Vie politique
  • 1586/5457 Distinction/Nomination
  • 34/5457 Handicapés
  • 701/5457 Enseignement à distance
  • 685/5457 Contenus numériques
  • 588/5457 Gestion de l’ARTP
  • 179/5457 Radios communautaires
  • 1813/5457 Qualité de service
  • 434/5457 Privatisation/Libéralisation
  • 139/5457 SMSI
  • 472/5457 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2698/5457 Innovation/Entreprenariat
  • 1350/5457 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5457 Internet des objets
  • 171/5457 Free Sénégal
  • 756/5457 Intelligence artificielle
  • 196/5457 Editorial
  • 4/5457 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5457 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous