OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2018 > Août 2018 > Tendances addictives des jeunes aux réseaux sociaux : quelles mesures ?

Tendances addictives des jeunes aux réseaux sociaux : quelles mesures ?

lundi 20 août 2018

Usages et comportements

Le monde change avec l’apparition des réseaux sociaux et l’accroissement de leur popularité. Ceux-ci, voient leur ampleur accroitre de jour en jour créant de nouveaux comportements chez les individus et adoptés de plus en plus par la société. On parle d’une nouvelle catégorie d’addictions parmi lesquelles, on retrouve celles faites sur les réseaux sociaux ou à l’internet de manière plus générale. Les jeunes (surtout la tranche 17 – 24 ans) sont davantage concernés par cette addiction qui s’exprime chez eux par l’utilisation de leurs téléphones portables et d’internet pour garder un lien constant avec leurs « amis » ou encore cultiver une passion inextinguible pour les jeux vidéo.

L’addiction chez l’adolescent peut être expliquée par deux éléments majeurs : d’une part, la recherche de sensation et d’autre part, le besoin de remédier aux pensées angoissantes et dépressives. La vie émotionnelle est effectivement, chez les jeunes, si fragile et défaillante qu’ils font recours à des solutions extérieures qui anesthésient momentanément leur pensée ; solution sensorielle qui, d’une certaine façon, promettent de pallier les manques, ruptures et lacunes vécues pendant l’enfance. Ainsi, toute addiction chez le jeune est l’indice d’un effondrement psychique, et d’une incapacité à répondre à l’adversité à l’aide de ses propres mécanismes de défense.

Toutefois, il convient de souligner qu’en général cette addiction n’est pas créée de prime abord par le téléphone à proprement parler, mais plutôt par la précocité de la consommation aux services et applications accessibles à partir de ces terminaux. En effet, en utilisant le téléphone, l’on a accès à une kyrielle de services tels que internet, les réseaux sociaux, les mails, les applications, les jeux… Ce sont ces derniers qui vont attiser perpétuellement la soif de rester connecter chez les utilisateurs et chez les jeunes en particulier, creusant ainsi les sillons de l’addiction. Cette dernière, si elle est mal gérée devient un levier d’appui pour toute dérive.

Sur le plan clinique, l’utilisation répétitive des médias sociaux réduit chez les jeunes la fonctionnalité des connexions cérébrales. En effet, l’adolescence représente un moment privilégié pour la densification et la stabilisation des connexions cérébrales. Si les circuits sont durablement altérés les conséquences se répercuteront à l’âge adulte. L’adolescent qui passe plus de deux heures par jour sur les réseaux sociaux est, en outre, exposé à des risques de maladies mentales, stress, tendances suicidaires, trouble du sommeil, affaiblissement du système immunitaire…

Sur le plan social, cette forme d’addiction peut conduire à un isolement, un détachement de la vie réelle. Le contact humain se fait plus sentir. C’est dans ce sens qu’Albert Einstein affirmait « J’ai peur du jour où la technologie dépassera notre humanité : le monde ne comptera qu’une génération d’idiots ». Sans verser dans un discours dramatique, la dépendance technologique n’est pas un fantasme, elle existe bel et bien. Toutefois, la solution n’est pas dans le rejet des TIC mais d’un bon usage de celles-ci. Ainsi, en terme de prévention, il appartient aux parents de donner le bon exemple en s’éloignant aux écrans et expliquer aux jeunes qu’un usage intensif et immodéré des médias sociaux altère la circuiterie cérébrale. Bien évidemment, il n’est pas question de bannir l’utilisation des réseaux sociaux qui peuvent s’avérer utiles, mais d’en faire bon usage.

Le progrès utilisé de façon raisonnée est un formidable moyen d’être libre, d’échapper, de se cultiver et de dégager du temps. De plus, les parents devraient inciter les jeunes à se fixer des objectifs, c’est-à-dire les aider à booster leurs vies dans un monde qui n’est pas virtuelle. Il s’agit de faire du sport, aller vers de nouvelles rencontres, faire du bricolage… La vigilance et l’accompagnement doit être rigoureuse à ce niveau.

Par ailleurs, le ministère de l’éducation nationale devrait penser à une vraie politique de conscientisation des parents et des jeunes face à cette nouvelle forme d’addiction car il en va de la qualité des résultats scolaires.

En fin, au plan juridique, le Sénégal n’a pas encore effectivement légiféré sur la limitation de l’utilisation des réseaux sociaux, mais avec l’adoption du nouveau code des télécommunications électroniques, en Juin 2018, on peut espérer y voir une disposition allant dans ce sens. Sur ce, les pouvoirs publics sénégalais devraient s’inspirer des modèles français et américains qui interdisent l’accès dans les réseaux sociaux aux enfants de moins de 13 ans à cause de leur vulnérabilité face aux propos et images qui peuvent heurter leur sensibilité.

Mariame Tity Touré

(Source : Publi Tech Echo, 20 août 2018)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4525/5194 Régulation des télécoms
  • 348/5194 Télécentres/Cybercentres
  • 3446/5194 Economie numérique
  • 1842/5194 Politique nationale
  • 5118/5194 Fintech
  • 534/5194 Noms de domaine
  • 2050/5194 Produits et services
  • 1534/5194 Faits divers/Contentieux
  • 801/5194 Nouveau site web
  • 5194/5194 Infrastructures
  • 1812/5194 TIC pour l’éducation
  • 191/5194 Recherche
  • 267/5194 Projet
  • 3638/5194 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1901/5194 Sonatel/Orange
  • 1682/5194 Licences de télécommunications
  • 280/5194 Sudatel/Expresso
  • 1020/5194 Régulation des médias
  • 1296/5194 Applications
  • 1101/5194 Mouvements sociaux
  • 1712/5194 Données personnelles
  • 146/5194 Big Data/Données ouvertes
  • 603/5194 Mouvement consumériste
  • 365/5194 Médias
  • 659/5194 Appels internationaux entrants
  • 1780/5194 Formation
  • 97/5194 Logiciel libre
  • 2247/5194 Politiques africaines
  • 1026/5194 Fiscalité
  • 171/5194 Art et culture
  • 619/5194 Genre
  • 1994/5194 Point de vue
  • 1053/5194 Commerce électronique
  • 1520/5194 Manifestation
  • 328/5194 Presse en ligne
  • 124/5194 Piratage
  • 207/5194 Téléservices
  • 998/5194 Biométrie/Identité numérique
  • 325/5194 Environnement/Santé
  • 370/5194 Législation/Réglementation
  • 364/5194 Gouvernance
  • 1826/5194 Portrait/Entretien
  • 146/5194 Radio
  • 825/5194 TIC pour la santé
  • 284/5194 Propriété intellectuelle
  • 59/5194 Langues/Localisation
  • 1110/5194 Médias/Réseaux sociaux
  • 2176/5194 Téléphonie
  • 190/5194 Désengagement de l’Etat
  • 1046/5194 Internet
  • 114/5194 Collectivités locales
  • 432/5194 Dédouanement électronique
  • 1177/5194 Usages et comportements
  • 1044/5194 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 555/5194 Audiovisuel
  • 3465/5194 Transformation digitale
  • 382/5194 Affaire Global Voice
  • 175/5194 Géomatique/Géolocalisation
  • 331/5194 Service universel
  • 678/5194 Sentel/Tigo
  • 174/5194 Vie politique
  • 1679/5194 Distinction/Nomination
  • 36/5194 Handicapés
  • 712/5194 Enseignement à distance
  • 723/5194 Contenus numériques
  • 584/5194 Gestion de l’ARTP
  • 178/5194 Radios communautaires
  • 1839/5194 Qualité de service
  • 453/5194 Privatisation/Libéralisation
  • 142/5194 SMSI
  • 487/5194 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2813/5194 Innovation/Entreprenariat
  • 1368/5194 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5194 Internet des objets
  • 170/5194 Free Sénégal
  • 848/5194 Intelligence artificielle
  • 201/5194 Editorial
  • 10/5194 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5194 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous