OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2010 > Novembre > Télécoms : Les jeunes à l’avant-garde des nouveaux usages

Télécoms : Les jeunes à l’avant-garde des nouveaux usages

lundi 22 novembre 2010

Usages et comportements

Anita, Abidjanaise de 14 ans, est punie. Privée de téléphone mobile jusqu’à nouvel ordre. Motif ? Ses notes en classe ne cessent de chuter, en raison de son « addiction » à son portable, qui la connecte aux copines et la tient éveillée jusqu’à des heures impossibles. Au-delà de la chronique familiale ordinaire, l’anecdote témoigne d’une tendance de fond : en Afrique subsaharienne francophone comme ailleurs, les adolescents et les jeunes adultes sont des consommateurs névrotiques de services mobiles. Et une cible marketing de choix pour les opérateurs du secteur, qui les « bichonnent » particulièrement.

SMS illimités

Au Sénégal, Orange a créé le profil Club s’cool tout particulièrement pour les jeunes. Qui bénéficient d’un tarif à la minute très attrayant (50 F CFA au lieu de 115 F CFA) à des moments précis de la journée : entre midi et 15 heures et le soir à partir de 22 heures. En Côte d’Ivoire, le même opérateur a mis en place un réseau social en ligne réservé aux jeunes (dénommé Funzone), qui connaît un réel succès. De plus, à condition de consommer au moins 2 500 F CFA par mois, la personne qui dispose du profil jeune peut, entre autres avantages, envoyer un nombre quasi illimité de SMS à partir de 22 heures.

L’offre Moov’In du concurrent Moov (Etisalat) est tout aussi alléchante : pour les jeunes de 15 à 24 ans, les appels « intraréseau » sont gratuits de 23 heures à 6 heures du matin. Toutes ces offres ne sont pas sans conséquences : elles cassent systématiquement les tarifs, et il arrive que ceux qui en bénéficient, consommateurs compulsifs, saturent les réseaux de leurs opérateurs. À tel point qu’Orange Côte d’Ivoire, craignant le « crash », a supprimé le profil jeune durant les dernières fêtes de fin d’année, traditionnellement une période de pic national en matière d’envoi de SMS.

Cette clientèle consomme beaucoup plus qu’imaginé, notamment en sollicitant les portefeuilles de parents et de proches. « Un jeune peut mettre 90 % de ses revenus dans son budget de communication », explique ainsi le Camerounais Roger Wandji, spécialiste de la relation clientèle, ancien de MTN. Et leur consommation peut atteindre 15 000 F CFA, soit plus que le revenu moyen par utilisateur - le fameux Arpu, qui est d’environ 5 000 F CFA par mois pour les majors aujourd’hui.

L’importance démographique de cette tranche de la population sur le continent - plus de la moitié des abonnés individuels dans la majorité des pays - renforce l’enjeu financier qu’ils représentent. Par ailleurs, fidéliser les jeunes, c’est, pour les opérateurs du secteur, s’assurer d’une certaine manière une bonne croissance pour les années à venir. Les étudiants d’aujourd’hui sont les salariés et les entrepreneurs de demain. Et parce qu’ils font partie de la « génération Y », celle qui a grandi dans un environnement imprégné des technologies de l’information et de la communication, leur facture numérique s’accroîtra forcément avec leurs revenus.

Un prescripteur

En effet, les jeunes de 15 à 35 ans sont considérés comme des early adopters, utilisateurs de la première heure des applications nouvelles, qui constituent les gisements de croissance de demain. « Quand nous possédons un téléphone, nous voulons l’utiliser de façon optimale, en tirant profit de toutes ses fonctionnalités, notamment les téléchargements, la vidéo, les MMS. Tandis que les adultes ont un usage basique. Même les SMS leur semblent compliqués ! » explique Wilfried, jeune Togolais de 21 ans.

« Les jeunes représentent le public le plus éduqué en matière de high-tech, explique Roger Wandji. On s’est rendu compte que les smartphones entraient sur le marché africain par eux, en dépit de leurs moyens limités. Parce qu’ils voulaient être à la page, rester en contact avec leurs amis, leurs camarades de classe, notamment à travers les réseaux sociaux. Ce n’est que ces derniers mois que les adultes et les professionnels découvrent l’étendue des possibilités de leurs nouveaux terminaux. » Et de conclure : « Un ado de 15 ans utilise mieux le smartphone que son père. Il est un vrai prescripteur en termes d’usage. » D’autant plus que l’internet mobile est considéré comme l’enjeu stratégique majeur des prochaines années par des opérateurs. Les jeunes sont de bons diffuseurs de technologie, bénévoles de surcroît. « L’adoption de ces services web peut multiplier la consommation par deux », estime un professionnel du secteur.

L’exemple du réseau social sud-africain MXit est probant. Créé en 2003 par Herman Heunus, un informaticien d’origine namibienne, centré sur le téléphone mobile - y compris les modèles low cost -, il s’est imposé de manière virale grâce aux jeunes d’Afrique du Sud, qui l’ont adopté et en ont fait l’outil numéro un de leurs interactions virtuelles. Aujourd’hui, il devance largement Facebook dans ce pays.

Le blog spécialisé américain TechCrunch lui prédit un avenir d’« entreprise technologique milliardaire » (en dollars, bien entendu). Fort de ses 27 millions d’abonnés, Mxit va désormais à l’assaut d’autres nations africaines comme le Kenya et de pays émergents comme l’Indonésie. Ils viennent d’ouvrir leur plateforme à des développeurs tiers qui peuvent s’appuyer sur elle pour mettre en place des applications adaptées aux usages spécifiques des pays du Sud. Une ambition rendue possible grâce à ces millions d’ambassadeurs aux visages poupons.

Théophile Kouamouo

(Source : Jeune Afrique, 22 novembre 2010)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 3285/3618 Régulation des télécoms
  • 242/3618 Télécentres/Cybercentres
  • 2663/3618 Economie numérique
  • 1324/3618 Politique nationale
  • 3618/3618 Fintech
  • 397/3618 Noms de domaine
  • 1402/3618 Produits et services
  • 1099/3618 Faits divers/Contentieux
  • 516/3618 Nouveau site web
  • 3607/3618 Infrastructures
  • 1318/3618 TIC pour l’éducation
  • 141/3618 Recherche
  • 173/3618 Projet
  • 2554/3618 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1308/3618 Sonatel/Orange
  • 1184/3618 Licences de télécommunications
  • 203/3618 Sudatel/Expresso
  • 730/3618 Régulation des médias
  • 843/3618 Applications
  • 754/3618 Mouvements sociaux
  • 1228/3618 Données personnelles
  • 204/3618 Big Data/Données ouvertes
  • 433/3618 Mouvement consumériste
  • 269/3618 Médias
  • 445/3618 Appels internationaux entrants
  • 1295/3618 Formation
  • 67/3618 Logiciel libre
  • 1560/3618 Politiques africaines
  • 724/3618 Fiscalité
  • 155/3618 Art et culture
  • 386/3618 Genre
  • 1229/3618 Point de vue
  • 760/3618 Commerce électronique
  • 1039/3618 Manifestation
  • 226/3618 Presse en ligne
  • 90/3618 Piratage
  • 154/3618 Téléservices
  • 726/3618 Biométrie/Identité numérique
  • 215/3618 Environnement/Santé
  • 249/3618 Législation/Réglementation
  • 295/3618 Gouvernance
  • 1314/3618 Portrait/Entretien
  • 105/3618 Radio
  • 564/3618 TIC pour la santé
  • 201/3618 Propriété intellectuelle
  • 43/3618 Langues/Localisation
  • 791/3618 Médias/Réseaux sociaux
  • 1501/3618 Téléphonie
  • 137/3618 Désengagement de l’Etat
  • 862/3618 Internet
  • 81/3618 Collectivités locales
  • 293/3618 Dédouanement électronique
  • 880/3618 Usages et comportements
  • 742/3618 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 386/3618 Audiovisuel
  • 2561/3618 Transformation digitale
  • 288/3618 Affaire Global Voice
  • 140/3618 Géomatique/Géolocalisation
  • 282/3618 Service universel
  • 451/3618 Sentel/Tigo
  • 127/3618 Vie politique
  • 1126/3618 Distinction/Nomination
  • 26/3618 Handicapés
  • 532/3618 Enseignement à distance
  • 522/3618 Contenus numériques
  • 395/3618 Gestion de l’ARTP
  • 121/3618 Radios communautaires
  • 1490/3618 Qualité de service
  • 325/3618 Privatisation/Libéralisation
  • 87/3618 SMSI
  • 356/3618 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2100/3618 Innovation/Entreprenariat
  • 989/3618 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 28/3618 Internet des objets
  • 129/3618 Free Sénégal
  • 538/3618 Intelligence artificielle
  • 127/3618 Editorial
  • 2/3618 Gaming/Jeux vidéos
  • 17/3618 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous