OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2010 > Mai > Télécoms en Afrique : le parc d’abonnés explose

Télécoms en Afrique : le parc d’abonnés explose

samedi 8 mai 2010

Economie numérique

Sur les cinq dernières années, le nombre d’abonnés à la téléphonie mobile affiche un taux de croissance de 46,5%. Dixit une étude sectorielle menée par la banque d’affaires African Alliance, qui a passé en revue le secteur et analysé 14 opérateurs cotés [1].

Malgré une croissance vigoureuse au cours des cinq dernières années, l’Afrique a encore un très faible taux de pénétration du téléphone mobile (38,7%) par rapport aux pays développés (100,5%) et aux pays en développement (46,8%). Le Nigeria, le plus grand marché en nombre d’abonnés, a un taux de pénétration d’à peine plus de 41%.

Le Nigeria, à lui tout seul, a enregistré la plus forte croissance d’abonnés mobiles, avec 18,6% de nouveaux abonnés sur la période 2004-08, suivi par l’Egypte (11,6%) et l’Algérie (9,3%).

Le nombre d’abonnés a considérablement augmenté, au cours des cinq dernières années, avec un taux de croissance annuelle de 46,5%, soit 370,3 millions d’abonnés. Cette croissance est de loin supérieure à celle des pays développés et des pays en développement, avec des taux de 8,5% et 26,1% respectivement, durant la même période. Cette croissance impressionnante en Afrique peut être attribuée à plusieurs facteurs, dont une bonne croissance économique, l’amélioration de la connectivité des réseaux et la libéralisation du secteur des télécommunications.

Mobiles en Afrique

Cependant, une grande partie de cette progression est principalement attribuée aux dix premiers marchés africains, qui représentent 71% des nouveaux abonnés. Le Nigeria, à lui tout seul, a enregistré la plus forte croissance d’abonnés mobiles, avec 18,6% de nouveaux abonnés sur la période 2004-08, suivi par l’Egypte (11,6%) et l’Algérie (9,3%). Dans les pays où le PIB/habitant est plus élevé, le taux de pénétration est souvent supérieur à 60%.

Téléphones à bas prix

Afin d’augmenter le taux de pénétration et de répondre à la forte demande dans les pays africains ayant un faible PIB/habitant, les opérateurs mobiles devront réduire leurs tarifs, mais aussi commercialiser des téléphones à bas prix.

Dans 65% des pays africains, le PIB/habitant en 2008 a été inférieur à 1400 $ (FMI). Cela signifie que les téléphones à 50 $ restent encore chers pour le consommateur africain moyen, ce qui représente un obstacle majeur à l’accroissement de l’utilisation du mobile. Toutefois, certains opérateurs ont lancé des téléphones à des prix très compétitifs. Vodafone, par exemple, a introduit des téléphones à 25 $ en Afrique du Sud et en Égypte. D’autres opérateurs, comme MTN et Orange, comptent introduire des combinés à bas prix dans d’autres pays africains. Récemment, MTN a annoncé son intention de lancer des téléphones entre 12 et 15 $. De même, Telkom Kenya offrait en 2008 des téléphones à 20 $.

Les téléphones à bas prix constitueront sans nul doute le catalyseur pour un taux de pénétration accru du mobile, notamment dans les zones rurales. Certains opérateurs de télécommunications l’ont compris et ont commencé à cibler les abonnés à faible revenu en offrant des téléphones à bas prix dans des pays comme le Malawi et la Zambie.

Investissements

Au-delà d’une politique de prix mieux adaptée aux marchés africains, et de l’introduction de téléphones plus abordables, les opérateurs de télécommunications devront améliorer la couverture réseau et moderniser leurs infrastructures pour maintenir leurs parts de marché.

En termes d’investissements en infrastructures Vodacom, Telekom SA, Telecom Egypt et MTN sont en tête, avec des investissements de 16,8 milliards de dollars pour la période 2005-08. Selon les prévisions, ces investissements pourraient atteindre entre 17 et 20 milliards de dollars durant les trois prochaines années et au-delà.

Ces opérateurs mobiles financent principalement leurs plans d’expansion sur ressources propres grâce à l’importance des flux de trésorerie d’exploitation.

La démocratisation de l’usage du mobile sera également facilitée par le déploiement du réseau de fibre optique, notamment avec l’achèvement de plusieurs grands projets, tels que le East Africa Submarine Cable System (EASSy), SEACOM et le East African Marine System (TEAMS), qui stimuleront la connectivité des pays africains sur la côte est.

La côte ouest ne sera pas en reste, avec le Système de câble d’Afrique de l’Ouest (WACS), GL01 et MaIN, qui vont desservir le Nigeria, le Ghana et le Sénégal à travers un accroissement de la bande passante à international.

Birahim Diouf
Directeur du développement, African Alliance Securities

(Source : Les Afriques, 8 mai 2010)


L’Afrique, marché porteur

L’Afrique est un marché très porteur pour les opérateurs de téléphonie mobile. En effet, selon l’étude, une croissance des revenus a été observée sur la période 2007-2008. Ces revenus sont principalement liés à l’accroissement du nombre d’abonnés. Cependant, cette croissance des revenus n’est pas reflétée dans les bénéfices. Cela est largement dû à la pression sur les prix, en raison de la concurrence, et à la hausse des charges financières sur les emprunts contractés pour couvrir partiellement les plans d’expansion, qui entraînent une baisse de la croissance des bénéfices nets.

Par ailleurs, les parts de marché des principaux acteurs ont progressivement diminué à la suite de l’entrée de nouveaux opérateurs sur certains marchés libéralisés.

Avec le ralentissement des marchés européens, le marché africain des télécommunications a vu l’entrée en jeu de plusieurs opérateurs à travers des opérations de fusions-acquisitions, au cours des cinq dernières années, pour une valeur totale de plus de 17,5 milliards de dollars. Plus de 20 opérations d’une valeur moyenne de 250 millions de dollars ont été répertoriées durant la même période. D’autres opérations sont attendues, avec notamment l’offre d’achat de Zain Afrique par le groupe Bharti Airtel suite aux négociations avortées avec le groupe sud-africain MTN.


[1] Sonatel, Celtel Zambia, TNM, Access Kenya, Econet Wireless, Starcomms, Maroc Telecom, Orascom Telecom, Telecom Egypt, Mobinil, MTN, Safaricom, Vodacom et Telecom.

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2557/2880 Régulation des télécoms
  • 272/2880 Télécentres/Cybercentres
  • 2030/2880 Economie numérique
  • 1058/2880 Politique nationale
  • 2880/2880 Fintech
  • 311/2880 Noms de domaine
  • 1303/2880 Produits et services
  • 924/2880 Faits divers/Contentieux
  • 485/2880 Nouveau site web
  • 2718/2880 Infrastructures
  • 1037/2880 TIC pour l’éducation
  • 146/2880 Recherche
  • 194/2880 Projet
  • 2257/2880 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1125/2880 Sonatel/Orange
  • 920/2880 Licences de télécommunications
  • 202/2880 Sudatel/Expresso
  • 606/2880 Régulation des médias
  • 849/2880 Applications
  • 603/2880 Mouvements sociaux
  • 983/2880 Données personnelles
  • 96/2880 Big Data/Données ouvertes
  • 357/2880 Mouvement consumériste
  • 257/2880 Médias
  • 353/2880 Appels internationaux entrants
  • 1060/2880 Formation
  • 69/2880 Logiciel libre
  • 1135/2880 Politiques africaines
  • 569/2880 Fiscalité
  • 113/2880 Art et culture
  • 384/2880 Genre
  • 1281/2880 Point de vue
  • 740/2880 Commerce électronique
  • 917/2880 Manifestation
  • 198/2880 Presse en ligne
  • 85/2880 Piratage
  • 206/2880 Téléservices
  • 652/2880 Biométrie/Identité numérique
  • 257/2880 Environnement/Santé
  • 233/2880 Législation/Réglementation
  • 234/2880 Gouvernance
  • 1116/2880 Portrait/Entretien
  • 101/2880 Radio
  • 414/2880 TIC pour la santé
  • 172/2880 Propriété intellectuelle
  • 41/2880 Langues/Localisation
  • 664/2880 Médias/Réseaux sociaux
  • 1230/2880 Téléphonie
  • 132/2880 Désengagement de l’Etat
  • 609/2880 Internet
  • 86/2880 Collectivités locales
  • 300/2880 Dédouanement électronique
  • 730/2880 Usages et comportements
  • 594/2880 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 408/2880 Audiovisuel
  • 1890/2880 Transformation digitale
  • 261/2880 Affaire Global Voice
  • 123/2880 Géomatique/Géolocalisation
  • 223/2880 Service universel
  • 413/2880 Sentel/Tigo
  • 128/2880 Vie politique
  • 938/2880 Distinction/Nomination
  • 25/2880 Handicapés
  • 507/2880 Enseignement à distance
  • 413/2880 Contenus numériques
  • 343/2880 Gestion de l’ARTP
  • 131/2880 Radios communautaires
  • 1168/2880 Qualité de service
  • 295/2880 Privatisation/Libéralisation
  • 178/2880 SMSI
  • 385/2880 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1589/2880 Innovation/Entreprenariat
  • 756/2880 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 30/2880 Internet des objets
  • 105/2880 Free Sénégal
  • 365/2880 Intelligence artificielle
  • 191/2880 Editorial
  • 2/2880 Gaming/Jeux vidéos
  • 17/2880 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous