OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2021 > Juillet 2021 > Taxation des multinationales en Afrique : Le taux de 15 % diversement apprécié

Taxation des multinationales en Afrique : Le taux de 15 % diversement apprécié

samedi 3 juillet 2021

Fiscalité

L’Ocde prévoit 150 milliards de dollars de recettes fiscales de plus par an après l’accord trouvé par 130 pays pour une taxation des multinationales d’au moins 15 % de leurs bénéfices. De cette manne, l’Afrique risquerait-elle d’en avoir la portion congrue ? Les experts ne sont pas toujours d’accord.

Pour la taxation des multinationales, l’accord de l’Ocde, conclu le jeudi 1er juillet entre 130 pays, instaure un impôt minimum que les pays peuvent prélever pour protéger leur base d’imposition. Pour le moment, il est fixé à « au moins 15 % » sur les bénéfices des multinationales, mais pourrait ensuite être revu à la hausse dans le futur. Une carotte qui n’attire pas tout le monde, notamment en Afrique où certains tablaient sur un taux supérieur à 20 %. D’ailleurs, le Président américain Joe Biden militait, depuis plusieurs semaines, pour un taux minimum à 21 %. L’Ong Oxfam, qui lutte contre les inégalités et injustices dans le monde, ne dit pas autre chose en dénonçant le taux de 15 % qu’elle qualifie de « très bas ». « Par la construction du système, ce taux va profiter aux pays riches puisque 60 % des recettes de cet impôt minimum seront captées par les membres du G7 alors que les pays en développement n’en auront que 3 % », estimait, vendredi 2 juillet, sur la Radio France Info, Céline Duflot, Directrice générale d’Oxfam France.

Sur le continent africain, où il n’y a pas un système d’imposition unitaire, des voix discordantes s’élèvent autour du taux de 15 %. « Il n’est pas trop bas. C’est un impôt cumulatif », juge Dr Hamid Fall, Inspecteur principal des Impôts de classe exceptionnelle. Pour Mamadou Ngom, expert en fiscalité, « l’impact de cette décision fiscale internationale n’influe, à court terme, que parcimonieusement sur les économies africaines parce que les pays visés pratiquant des taux d’imposition faibles ou même nuls sur les bénéfices de sociétés (paradis fiscaux généralement, Ndlr) ne sont pas logés en Afrique ».

S’aligner aux standards internationaux

Dr Hamid Fall préfère voir le verre à moitié plein. « C’est une bonne chose pour les pays en voie de développement, car cela les incite à s’aligner sur le plan international pour avoir une fiscalité normale qui répond aux standards internationaux ». Pour se situer à ce niveau d’exigence, Mamadou Ngom pense, en revanche, que l’Afrique gagnerait, sur le long terme, à capter des Investissements directs étrangers vu que les « paradis fiscaux » visés par cette réglementation appliqueront un taux d’imposition minimal. « Cela pourrait se traduire par une nouvelle attraction d’Investissements directs étrangers du fait des avantages fiscaux qu’offrent le continent africain », poursuit-il.

Cette réforme de la fiscalité internationale, pour que les grandes entreprises multinationales paient leur juste part d’impôts partout dans le monde, est donc diversement appréciée. Pour qu’elle soit totalement favorable à l’Afrique, des solutions existent. « C’est en cette occasion qu’il serait opportun pour les économies africaines de signer davantage de conventions fiscales internationales profitables et capables de garantir la stimulation de la croissance », conseille Mamadou Ngom. Il milite aussi pour asseoir- conformément à la directive de l’Ocde portant sur la réglementation des prix de transfert- une politique de veille et de surveillance sur les transactions financières internationales entre firmes étrangères de même groupe mais établies dans des législations fiscales différentes.

Moussa Diop

(Source : Le Soleil, 3 juillet 2021)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4906/5374 Régulation des télécoms
  • 371/5374 Télécentres/Cybercentres
  • 3540/5374 Economie numérique
  • 1873/5374 Politique nationale
  • 5313/5374 Fintech
  • 541/5374 Noms de domaine
  • 2217/5374 Produits et services
  • 1509/5374 Faits divers/Contentieux
  • 775/5374 Nouveau site web
  • 5374/5374 Infrastructures
  • 1820/5374 TIC pour l’éducation
  • 257/5374 Recherche
  • 255/5374 Projet
  • 3672/5374 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1959/5374 Sonatel/Orange
  • 1714/5374 Licences de télécommunications
  • 367/5374 Sudatel/Expresso
  • 1050/5374 Régulation des médias
  • 1371/5374 Applications
  • 1108/5374 Mouvements sociaux
  • 1877/5374 Données personnelles
  • 314/5374 Big Data/Données ouvertes
  • 622/5374 Mouvement consumériste
  • 380/5374 Médias
  • 668/5374 Appels internationaux entrants
  • 1859/5374 Formation
  • 97/5374 Logiciel libre
  • 2401/5374 Politiques africaines
  • 1091/5374 Fiscalité
  • 171/5374 Art et culture
  • 612/5374 Genre
  • 1786/5374 Point de vue
  • 1085/5374 Commerce électronique
  • 1536/5374 Manifestation
  • 332/5374 Presse en ligne
  • 128/5374 Piratage
  • 211/5374 Téléservices
  • 1178/5374 Biométrie/Identité numérique
  • 318/5374 Environnement/Santé
  • 355/5374 Législation/Réglementation
  • 369/5374 Gouvernance
  • 1963/5374 Portrait/Entretien
  • 155/5374 Radio
  • 919/5374 TIC pour la santé
  • 281/5374 Propriété intellectuelle
  • 59/5374 Langues/Localisation
  • 1117/5374 Médias/Réseaux sociaux
  • 2176/5374 Téléphonie
  • 201/5374 Désengagement de l’Etat
  • 1069/5374 Internet
  • 114/5374 Collectivités locales
  • 429/5374 Dédouanement électronique
  • 1244/5374 Usages et comportements
  • 1076/5374 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 583/5374 Audiovisuel
  • 3971/5374 Transformation digitale
  • 400/5374 Affaire Global Voice
  • 161/5374 Géomatique/Géolocalisation
  • 366/5374 Service universel
  • 704/5374 Sentel/Tigo
  • 187/5374 Vie politique
  • 2042/5374 Distinction/Nomination
  • 36/5374 Handicapés
  • 731/5374 Enseignement à distance
  • 723/5374 Contenus numériques
  • 615/5374 Gestion de l’ARTP
  • 185/5374 Radios communautaires
  • 2179/5374 Qualité de service
  • 472/5374 Privatisation/Libéralisation
  • 137/5374 SMSI
  • 579/5374 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2927/5374 Innovation/Entreprenariat
  • 1393/5374 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 50/5374 Internet des objets
  • 179/5374 Free Sénégal
  • 956/5374 Intelligence artificielle
  • 201/5374 Editorial
  • 8/5374 Gaming/Jeux vidéos
  • 26/5374 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous