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Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2013 > Juillet 2013 > Tarifs des appels internationaux entrants : Une baisse de 50 % réclamée

Tarifs des appels internationaux entrants : Une baisse de 50 % réclamée

lundi 29 juillet 2013

Régulation des télécoms

N’ayant pas constaté l’effet de l’abrogation de la surtaxe sur les appels entrants sur les tarifs, le Rassemblement des entreprises du secteur des technologies de l’information et de la communication (Restic) demande à l’Artp une baisse d’au moins 50 % des tarifs des appels internationaux entrants au Sénégal.

Le Rassemblement des entreprises du secteur des technologies de l’information et de la communication (Restic) souhaite un ajustement à la baisse d’au moins 50 % des prix et tarifs des appels internationaux entrants au Sénégal. Dans un communiqué de presse, parvenu à Wal Fadjri, l’organisation dit encourager l’Etat « dans sa volonté d’obliger les operateurs de réseau mobile à procéder à la réduction systématique » de ces tarifs.

En effet, pour le Restic, l’abrogation de la surtaxe sur les appels internationaux entrants au Sénégal, il y a un an, n’a pas encore d’effets sur les tarifs appliqués par les différents opérateurs du pays. Et selon Moustapha Diakhaté, Secrétaire général exécutif du Restic, les complaintes de nos compatriotes établis au Congo lors de la récente visite du président Sall, sur la cherté de ces appels vers le pays, en sont une parfaite illustration.

« Le Restic regrette que les appels internationaux n’aient pas baissé et semblent même augmenter pour certaines destinations, induisant des coûts et charges supplémentaires pour les ménages, entreprises et administrations publique et privée », relève le texte.

Qui indique que l’augmentation des prix des télécommunications augmente les coûts pour les entreprises locales, en particulier celles qui sont orientées sur les services à valeur ajoutée dans les télécom et réseaux tels que les centres d’appels offrant des prestations offshore.

« La perte de compétitivité subie et les charges d’exploitation induites du fait de la surtaxe par les centres d’appels sont préoccupantes quand on sait que ces derniers emploient des milliers de jeunes dans notre pays », note le Restic. Non sans signaler qu’une baisse des appels internationaux permettrait à ces entreprises de faire des économies d’échelle et de traiter un volume plus important d’appels internationaux de leurs clients, établis pour la plupart à l’étranger.

Le Restic estime ainsi que l’Etat, via l’Autorité de régulation des télécommunications et postes (Artp) doit en tirer toutes les conséquences dans la perspective de l’arrivée d’un quatrième opérateur dans le mobile.

Il devrai surtout, selon l’organisation, « libéraliser sous certaines conditions l’émission et la terminaison des appels sur l’international pour mitiger le monopole ou duopole de fait sur les lignes internationales inbound et outbound ».

Moustapha Diakhaté et ses camarades pensent, en outre, que de par sa position géographique qui fait que des câbles sous-marins de fibre optique sont rootés vers le pays, le Sénégal devrait connaître une « baisse drastique » des appels entrants et des coûts d’accès à internet.

« Le fait que notre pays soit la partie la plus avancée de l’Atlantique, donc une station de choix pour les points d’atterrissage des câbles sous-marins de fibre optique, ne profite pas aux usagers sénégalais en termes de coûts d’appels raisonnables et de connectivité Internet bon marché », regrette le Rassemblement des entreprises du secteur des technologies de l’information et de la communication.

Cependant, du côté des opérateurs, une source contactée par Wal Fadjri indique que les prix sont ramenés à leur niveau d’origine juste après l’abrogation du décret. S’il y a surcoût, indique cette source, elle devrait être imputée aux revendeurs de minutes de télécommunications qui sont dans un circuit que les opérateurs ne peuvent pas maîtriser.

Seyni Diop

(Source : Wal Fadjri, 29 juillet 2013)


Identification des puces téléphoniques : Le Restic demande une prolongation de la campagne

Pour éviter à de nombreux sénégalais qui ne pourront pas s’identifier dans 72 heures la suspension de leurs numéros de téléphones mobiles, le Restic demande à l’Artp une prolongation de la campagne pour l’identification des puces Gsm qui doit s’achever ce 31 juillet.

Ce Rassemblement d’entreprises du secteur des technologies de l’information et de la communication estime, en effet, qu’une prolongation jusqu’au troisième trimestre de cette année, voire le quatrième trimètre de 2013, permettrait aux élèves et étudiants, qui constituent une classe démographique importante, de disposer du temps nécessaire pour procéder aux opération d’identification et d’enregistrement pour eux mêmes.

Le Restic, qui considère que la campagne d’identification des puces Gsm doit être accompagnée d’assurances sur la protection des données personnelles recueillies auprès des usagers et abonnés du mobile quant aux futures utilisations que les autorités peuvent faire des informations recueillies, invite par ailleurs les associations des consommateurs et surtout la commission nationale sur les données personnelles à prendre leurs responsabilités.

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