Tanzanie : tous les projets publics seront suivis via une plateforme numérique dès juillet
vendredi 19 juin 2026
Au-delà de la dématérialisation, les autorités tanzaniennes ambitionnent de disposer d’un outil capable d’améliorer le pilotage des investissements publics. C’est dans ce cadre qu’une solution numérique sur mesure sera déployée.
À compter du 1er juillet 2026, tous les projets de développement financés ou mis en œuvre par les administrations publiques devront être enregistrés et suivis via une plateforme numérique baptisée « e-Delivery ». L’annonce a été faite en début de semaine par la Commission nationale de planification (NPC), qui supervise le déploiement du système.
L’outil sera utilisé par les ministères, les agences gouvernementales, les autorités régionales ainsi que les collectivités locales pour assurer le suivi de l’exécution des projets publics. Selon les autorités, e-Delivery permettra de centraliser les données relatives aux projets de développement, depuis leur planification jusqu’à leur évaluation. Le système doit notamment fournir aux décideurs des informations en temps réel sur l’état d’avancement des projets, les éventuels retards et leur contribution aux objectifs de développement du pays.
« J’exhorte les ministères, les institutions, les conseils et tous les organismes chargés de la mise en œuvre à veiller à ce que toutes les informations relatives aux projets soient saisies dans le système, car celui-ci fait office d’identité nationale pour les projets. Lorsque le gouvernement souhaitera débloquer des fonds, nous procéderons à des vérifications en fonction de l’avancement de la mise en œuvre et des informations relatives à ces projets », a indiqué Salome Kingdom, directrice de l’exécution, du suivi et de l’évaluation à la Commission nationale de planification (NPC).
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de transformation numérique de l’administration tanzanienne. Le pays a multiplié ces dernières années les plateformes numériques destinées à moderniser les services publics, à faciliter les procédures administratives et à améliorer la gestion des données gouvernementales.
Outre Tanzania Digital Portal, qui centralise la plupart des services publics numériques, on peut notamment citer le projet de guichet unique maritime du port de Dar es Salaam et la plateforme numérique destinée à connecter les producteurs, acheteurs, exportateurs et prestataires de services du secteur horticole.
Dans un contexte où plusieurs pays africains cherchent à renforcer le suivi de leurs programmes de développement, la Tanzanie mise ainsi sur le numérique pour accroître la transparence et l’efficacité de l’action publique. Des sessions de formation ont d’ailleurs été organisées ces dernières semaines à l’intention des responsables de la planification, du suivi-évaluation et des technologies de l’information afin de préparer l’entrée en vigueur du dispositif.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 19 juin 2026)
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