OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Mars 2025 > Suspension des VTC : un coup dur pour l'économie tunisienne Suspension (…)

Suspension des VTC : un coup dur pour l'économie tunisienne Suspension des VTC : un coup dur pour l’économie tunisienne

mercredi 26 mars 2025

Economie numérique

Le marché des voitures de transport avec chauffeur (VTC) a connu un succès rapide en Tunisie. Cependant, la récente suspension des plateformes, notamment Bolt, met en lumière les défis auxquels sont confrontés les chauffeurs et l’économie locale, créant ainsi une incertitude considérable.

Le lundi 24 mars, le ministère tunisien de l’Intérieur a annoncé la suspension des applications de taxi VTC dans le pays en raison d’une enquête pour blanchiment d’argent et fraude fiscale. Selon les autorités tunisiennes, les sociétés concernées opéraient sans licence légale et transféraient des fonds à l’étranger via des comptes bancaires non conformes à la réglementation locale. Bien que la société estonienne Bolt ne soit pas directement nommée dans le communiqué officiel, une source proche du dossier a confirmé à l’AFP qu’elle était la principale entreprise visée par cette décision.

Les chauffeurs de Bolt face à l’incertitude

Bolt, qui a débuté ses opérations en Tunisie en 2019, a rapidement capté une part importante du marché, notamment dans les grandes villes comme Tunis et Sfax. L’application a permis à des milliers de chauffeurs de devenir indépendants et de faire de cette activité leur source principale de revenus. Selon les estimations du secteur, plus de 5 000 chauffeurs étaient inscrits sur la plateforme en Tunisie. La suspension de l’application plonge ces travailleurs dans une situation d’incertitude, avec des risques d’aggravation du taux de chômage dans le pays. D’après l’Institut national de la statistique, le taux de chômage en Tunisie atteignait 16 % au troisième trimestre de 2024.

En outre, la majorité des chauffeurs de Bolt ne disposent pas d’une licence de taxi classique et ne peuvent pas se reconvertir facilement dans le secteur formel du transport. L’impact économique est également ressenti par ceux ayant investi dans des véhicules pour cette activité, avec des crédits souvent en cours de remboursement. De plus, la suspension de l’application crée un vide dans le secteur des transports urbains, où les alternatives, comme les taxis traditionnels, sont souvent critiquées pour leur manque de fiabilité ainsi que leur régulation.

L’impact sur les usagers et l’écosystème local

L’arrivée des VTC a permis de pallier les lacunes des services de transport public souvent insuffisants en Tunisie. De nombreux Tunisiens ont adopté les taxis sur commande pour leurs trajets quotidiens, attirés par leur fiabilité et leurs prix compétitifs. Ce secteur a ainsi répondu à un besoin croissant de transport de qualité, notamment dans les zones urbaines où les infrastructures publiques restent limitées.

L’arrêt des activités des VTC a des conséquences bien au-delà des usagers. Cette décision impacte l’ensemble de l’écosystème économique associé aux VTC. Les stations-service pourraient enregistrer une baisse de la consommation de carburant, tandis que les concessionnaires automobiles et les loueurs de véhicules risquent de perdre une clientèle précieuse. De plus, les petits entrepreneurs spécialisés dans des services annexes, tels que le lavage et la maintenance de véhicules, verront leurs activités réduire de manière significative.

Le vide juridique et les ambitions gouvernementales

La suspension de Bolt et les autres opérateurs met en lumière le manque de réglementation claire autour des applications de VTC en Tunisie. Contrairement à d’autres pays où des cadres juridiques ont été mis en place pour réguler ces plateformes, la Tunisie peine à établir des règles claires. Certains observateurs estiment que cette situation pourrait être utilisée par le gouvernement pour lancer une alternative locale. En janvier dernier, le gouvernement avait annoncé son intention de créer une application de VTC nationale, projet qui devrait être opérationnel d’ici la fin du premier semestre 2025, selon les autorités.

La réponse de Bolt

Dans un communiqué, Bolt a mis en avant son impact économique positif sur la Tunisie : plus de 10 millions d’euros investis en trois ans, une contribution significative à l’amélioration de la mobilité urbaine, et un rôle crucial dans l’emploi local. L’entreprise cite également une enquête selon laquelle 85 % des Tunisiens considèrent le transport à la demande comme un complément essentiel aux transports publics, avec une utilisation hebdomadaire par plus de la moitié de la population.

Samira Njoya

(Source : WeAreTechAfrica, 26 mars 2025)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4393/5156 Régulation des télécoms
  • 357/5156 Télécentres/Cybercentres
  • 3618/5156 Economie numérique
  • 1775/5156 Politique nationale
  • 5096/5156 Fintech
  • 532/5156 Noms de domaine
  • 2311/5156 Produits et services
  • 1544/5156 Faits divers/Contentieux
  • 747/5156 Nouveau site web
  • 5156/5156 Infrastructures
  • 1754/5156 TIC pour l’éducation
  • 197/5156 Recherche
  • 252/5156 Projet
  • 3524/5156 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1894/5156 Sonatel/Orange
  • 1644/5156 Licences de télécommunications
  • 275/5156 Sudatel/Expresso
  • 1401/5156 Régulation des médias
  • 1310/5156 Applications
  • 1089/5156 Mouvements sociaux
  • 1729/5156 Données personnelles
  • 136/5156 Big Data/Données ouvertes
  • 621/5156 Mouvement consumériste
  • 374/5156 Médias
  • 664/5156 Appels internationaux entrants
  • 1693/5156 Formation
  • 96/5156 Logiciel libre
  • 2193/5156 Politiques africaines
  • 1000/5156 Fiscalité
  • 168/5156 Art et culture
  • 601/5156 Genre
  • 1777/5156 Point de vue
  • 1050/5156 Commerce électronique
  • 1513/5156 Manifestation
  • 333/5156 Presse en ligne
  • 129/5156 Piratage
  • 211/5156 Téléservices
  • 930/5156 Biométrie/Identité numérique
  • 317/5156 Environnement/Santé
  • 386/5156 Législation/Réglementation
  • 361/5156 Gouvernance
  • 1811/5156 Portrait/Entretien
  • 155/5156 Radio
  • 791/5156 TIC pour la santé
  • 286/5156 Propriété intellectuelle
  • 60/5156 Langues/Localisation
  • 1309/5156 Médias/Réseaux sociaux
  • 2066/5156 Téléphonie
  • 197/5156 Désengagement de l’Etat
  • 1043/5156 Internet
  • 125/5156 Collectivités locales
  • 431/5156 Dédouanement électronique
  • 1128/5156 Usages et comportements
  • 1063/5156 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 561/5156 Audiovisuel
  • 3398/5156 Transformation digitale
  • 391/5156 Affaire Global Voice
  • 199/5156 Géomatique/Géolocalisation
  • 326/5156 Service universel
  • 703/5156 Sentel/Tigo
  • 184/5156 Vie politique
  • 1574/5156 Distinction/Nomination
  • 36/5156 Handicapés
  • 721/5156 Enseignement à distance
  • 782/5156 Contenus numériques
  • 613/5156 Gestion de l’ARTP
  • 182/5156 Radios communautaires
  • 1823/5156 Qualité de service
  • 452/5156 Privatisation/Libéralisation
  • 139/5156 SMSI
  • 551/5156 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2744/5156 Innovation/Entreprenariat
  • 1414/5156 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5156 Internet des objets
  • 175/5156 Free Sénégal
  • 717/5156 Intelligence artificielle
  • 210/5156 Editorial
  • 2/5156 Gaming/Jeux vidéos
  • 28/5156 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous