OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Mai 2025 > Suspension des services financiers : Les Fintechs de l’Uemoa sous pression

Suspension des services financiers : Les Fintechs de l’Uemoa sous pression

jeudi 8 mai 2025

Fintech

Depuis quelques jours, certaines Fintechs subissent une suspension de services financiers au Sénégal et dans d’autres pays de l’Uemoa. La situation découle d’un non-respect de la réglementation en vigueur. Aujourd’hui, les activités de plusieurs structures sont impactées avec des conséquences économiques et sociales.

Ces derniers jours, les Fintechs sont sur le qui-vive, que ce soit au Sénégal ou dans d’autres pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). Beaucoup d’entre elles sont victimes d’une suspension de services liée à l’absence de mise en conformité avec la réglementation de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). Pourtant, dans une note publiée le 19 mars dernier, l’autorité bancaire avait lancé une énième mise en garde. « Une période transitoire de six mois, à compter de la signature de ladite instruction, a été accordée aux structures concernées pour se conformer aux exigences des nouvelles dispositions réglementaires régissant les services de paiement », indiquait le régulateur. Initialement prévue pour s’achever le 23 juillet 2024, cette période a été prorogée jusqu’au 31 janvier 2025 par l’avis de la Bceao du 25 septembre 2024.

À compter du 1er mai 2025, toute structure non agréée conformément aux exigences de l’instruction susvisée doit cesser d’offrir des services de paiement dans l’Umoa. Depuis le 30 avril, certaines Fintechs ne fonctionnent plus normalement. C’est, par exemple, le cas de Change Money qui permettait la conversion entre Wave et Orange. Selon une source financière bien informée, ce n’est pas la Bceao qui a coupé les services des Fintechs, mais plutôt les banques, établissements financiers et émetteurs de monnaie agréés qui ont suspendu leur collaboration avec ces entreprises afin de se conformer eux-mêmes à la réglementation de la Bceao. Il leur est désormais exigé de respecter les normes relatives aux Application programming interfaces (Api), c’est-à-dire les interfaces de programmation. Sans cela, il leur sera difficile de poursuivre leurs activités. « La Bceao n’est nullement l’interlocutrice directe de ces établissements non agréés », estime la même source.

Des conséquences économiques et sociales

Pour Amadou Diawara, Ceo et fondateur de Famib Group, la situation actuelle des paiements dans l’Uemoa, marquée par la suspension brutale des activités des établissements de paiement (Edp) non agréés, plonge l’économie de la région dans une crise profonde et inédite. Il estime que cette situation est due, en grande partie, à des lenteurs administratives. « De nombreuses Fintechs attendent toujours le traitement de leurs dossiers d’agrément malgré l’entrée en vigueur de l’instruction n° 01-01-2024 depuis plus d’un an ». Il souligne que le blocage affecte les salaires, les paiements en ligne et les flux commerciaux. « Des millions de citoyens ainsi que des secteurs comme l’agriculture, la santé, les services et le commerce dépendent de ces types de paiements pour leurs transactions quotidiennes et en souffrent ». M. Diawara en appelle ainsi à une refonte de la régulation des Fintechs dans l’espace Uemoa, afin qu’elle soit plus souple, transparente et mieux adaptée aux réalités du numérique. « La régulation doit avoir pour objectif d’accompagner la transformation. Elle ne doit pas être un frein, mais un levier de développement ».

Demba Dieng

(Source : Le Soleil, 8 mai 2025)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4806/5296 Régulation des télécoms
  • 353/5296 Télécentres/Cybercentres
  • 3539/5296 Economie numérique
  • 1864/5296 Politique nationale
  • 5189/5296 Fintech
  • 534/5296 Noms de domaine
  • 2153/5296 Produits et services
  • 1510/5296 Faits divers/Contentieux
  • 763/5296 Nouveau site web
  • 5296/5296 Infrastructures
  • 1832/5296 TIC pour l’éducation
  • 256/5296 Recherche
  • 250/5296 Projet
  • 3565/5296 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1949/5296 Sonatel/Orange
  • 1679/5296 Licences de télécommunications
  • 349/5296 Sudatel/Expresso
  • 1040/5296 Régulation des médias
  • 1355/5296 Applications
  • 1119/5296 Mouvements sociaux
  • 1865/5296 Données personnelles
  • 337/5296 Big Data/Données ouvertes
  • 616/5296 Mouvement consumériste
  • 375/5296 Médias
  • 662/5296 Appels internationaux entrants
  • 1870/5296 Formation
  • 97/5296 Logiciel libre
  • 2298/5296 Politiques africaines
  • 1070/5296 Fiscalité
  • 167/5296 Art et culture
  • 600/5296 Genre
  • 1788/5296 Point de vue
  • 1060/5296 Commerce électronique
  • 1520/5296 Manifestation
  • 325/5296 Presse en ligne
  • 124/5296 Piratage
  • 210/5296 Téléservices
  • 1133/5296 Biométrie/Identité numérique
  • 319/5296 Environnement/Santé
  • 349/5296 Législation/Réglementation
  • 362/5296 Gouvernance
  • 1924/5296 Portrait/Entretien
  • 153/5296 Radio
  • 899/5296 TIC pour la santé
  • 286/5296 Propriété intellectuelle
  • 61/5296 Langues/Localisation
  • 1103/5296 Médias/Réseaux sociaux
  • 2178/5296 Téléphonie
  • 194/5296 Désengagement de l’Etat
  • 1054/5296 Internet
  • 119/5296 Collectivités locales
  • 430/5296 Dédouanement électronique
  • 1256/5296 Usages et comportements
  • 1062/5296 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 584/5296 Audiovisuel
  • 3843/5296 Transformation digitale
  • 391/5296 Affaire Global Voice
  • 160/5296 Géomatique/Géolocalisation
  • 341/5296 Service universel
  • 678/5296 Sentel/Tigo
  • 179/5296 Vie politique
  • 2004/5296 Distinction/Nomination
  • 35/5296 Handicapés
  • 727/5296 Enseignement à distance
  • 711/5296 Contenus numériques
  • 600/5296 Gestion de l’ARTP
  • 187/5296 Radios communautaires
  • 2153/5296 Qualité de service
  • 450/5296 Privatisation/Libéralisation
  • 139/5296 SMSI
  • 552/5296 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2860/5296 Innovation/Entreprenariat
  • 1384/5296 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 50/5296 Internet des objets
  • 173/5296 Free Sénégal
  • 986/5296 Intelligence artificielle
  • 207/5296 Editorial
  • 6/5296 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5296 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous