OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2018 > Novembre 2018 > Start-up de la semaine : en Afrique du Sud, le terminal de paiement mobile (…)

Start-up de la semaine : en Afrique du Sud, le terminal de paiement mobile de Yoco a le vent en poupe

vendredi 2 novembre 2018

Fintech

Avec une levée de fonds de 16 millions de dollars en septembre, Yoco ne semble pas souffrir du climat morose qui règne sur l’économie sud-africaine entrée récemment en récession. Lancée en 2015, elle revendique déjà près de 30 000 clients.

La start-up Yoco, basée au Cap, vise à faciliter l’intégration économique en rendant le paiement par carte accessible aux petites entreprises. Un marché encore peu exploré, selon son directeur des affaires et cofondateur, Carl Wazen.

Depuis son lancement en 2015, la jeune entreprise remporte un succès qui impressionne les investisseurs, enregistrant une croissance à deux chiffres d’un mois sur l’autre et triplant sa clientèle en à peine plus d’un an. Son outil : la technologie du point de vente mobile, qui associe un petit terminal de paiement à une application gratuite téléchargée sur le téléphone portable du vendeur.

Yoco joue donc un rôle de facilitateur de paiement dans un pays où, malgré une forte pénétration de la carte bancaire, beaucoup de commerçants sont encore limités au règlement par espèces.

Une technologie adaptée des États-Unis

C’est en 2009 que Carl Wazen rencontre Katlego Maphai, l’actuel PDG de Yoco. Tous deux travaillent alors pour le cabinet de conseil Delta Partners, l’un à Dubaï, l’autre à Johannesburg. Ils restent en contact, et décident quelques années plus tard de se lancer, à la faveur d’un voyage commun au Cap.

« Après avoir rencontré de nombreux commerçants locaux, on a voulu essayer de construire quelque chose de solide ici, explique Carl Wazen depuis le siège de l’entreprise. On n’avait aucune idée précise, mais on était prêts à franchir le pas. »

Les deux amis quittent leurs carrières respectives et s’engagent alors dans la recherche du concept de leur future entreprise. Entretemps, Katlego Maphai fait la connaissance de Bradley Wattrus – l’actuel directeur des affaires financières de Yoco – lors d’un projet à Lagos, au Nigeria. Lungisa Matshoba, ami d’enfance de M. Maphai, les rejoint peu après à la suite de la vente de sa première entreprise. Début 2013, l’équipe fondatrice de Yoco est formée.

Après avoir identifié un marché prometteur dans le point de vente mobile, une technologie qui se développe à l’époque aux États-Unis et en Europe, les quatre entrepreneurs font le pari d’exporter ce modèle en Afrique du Sud. S’ensuivent plusieurs années d’élaboration de la stratégie : acquisition de permis, démarchage de banques pour établir une collaboration, sollicitations d’investisseurs providentiels et de proches pour lever un capital d’amorçage…

Croissance fulgurante

Yoco est officiellement lancée en octobre 2015 – « et là, on a commencé à grandir », plaisante Carl Wazen. Leur croissance est en effet fulgurante : « Entre 2015 et 2016, on a multiplié notre clientèle par dix, de 500 à 5000 commerçants. On avait déjà levé environ 4 millions de dollars (3,5 millions d’euros) auprès de nos familles et d’investisseurs providentiels pour l’amorçage, et fin 2016 on a pu lancer notre première réelle levée de fonds. »

La suivante, en septembre dernier, a rapporté 16 millions de dollars (14 millions d’euros). Yoco est aujourd’hui sur le point de franchir la barre des 30 000 commerçants-clients, et emploie plus de 100 salariés.

« On a réussi à montrer dès les premiers pas qu’on était organisés, méthodiques dans la mise en oeuvre de nos objectifs, et qu’on comprenait vraiment le marché », estime Carl Wazen. Pour faire face à leurs concurrents déjà bien implantés sur le marché, les quatre entrepreneurs en herbe mettent une attention particulière à soigner l’aspect relationnel avec leurs clients.

280 millions de dollars de transactions annuelles

Ce qui les distingue, explique le directeur des affaires, c’est leur efficacité : « On voulait que les commerçants puissent recevoir une machine à carte Yoco aussi facilement que s’ils achetaient un simple produit en ligne ou dans un magasin ».

Avec 280 millions de dollars de transactions sur son système en un an, Yoco est aujourd’hui la première entreprise sur le terrain du point de vente mobile dans le pays – et « de loin, la plus accessible », poursuit Carl Wazen. « Nous acceptons 98 % des commerçants qui sollicitent nos services, et les requêtes sont approuvées en à peine cinq minutes », explique-t-il. En mettant l’accent sur la rationalisation du processus, l’intégration des clients dans leur système est soignée : « Dans les villes, la machine à carte est livrée le jour même ou le lendemain. Dans les zones rurales, les commerçants la reçoivent sous deux ou trois jours. »

Ce succès en fait une exception en Afrique du Sud, où le gouvernement a annoncé début septembre l’entrée en récession. « Je trouve fascinant que, malgré la situation économique actuelle, les petites et jeunes entreprises soient encore assez optimistes, avance le cofondateur de Yoco. C’est ce dont ce pays a besoin. Notre rôle, c’est de donner une voix et une légitimité à ces gens-là, et de montrer d’où la future croissance de notre pays va venir. »

Vers un marché panafricain

Forts de leur succès en Afrique du Sud, les quatre dirigeants de Yoco ont déjà tourné leur regard vers le Nord, envisageant une expansion dans d’autres pays du continent. Deux petits projets pilotes ont vu le jour en Afrique de l’Est l’an dernier, explorant un modèle tourné en priorité vers le paiement direct par mobile.

« Notre objectif est d’être une entreprise panafricaine, voire une entreprise présente sur tous les marchés émergents », s’enthousiasme Carl Wazen.

Mais ces horizons internationaux ne sont pas la priorité, avant les deux ou trois prochaines années », car le cofondateur de Yoco estime avoir « encore beaucoup de chemin à faire ici » : selon ses estimations, près d’un million de petites et moyennes entreprises en Afrique du Sud sont mûres pour accueillir le paiement par carte bancaire.

Julie Bourdin

(Source : Jeune Afrique, 2 novembre 2018)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4489/5233 Régulation des télécoms
  • 350/5233 Télécentres/Cybercentres
  • 3505/5233 Economie numérique
  • 2447/5233 Politique nationale
  • 5233/5233 Fintech
  • 524/5233 Noms de domaine
  • 2222/5233 Produits et services
  • 1470/5233 Faits divers/Contentieux
  • 860/5233 Nouveau site web
  • 5039/5233 Infrastructures
  • 1683/5233 TIC pour l’éducation
  • 187/5233 Recherche
  • 245/5233 Projet
  • 3563/5233 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1849/5233 Sonatel/Orange
  • 1631/5233 Licences de télécommunications
  • 295/5233 Sudatel/Expresso
  • 1011/5233 Régulation des médias
  • 1328/5233 Applications
  • 1075/5233 Mouvements sociaux
  • 1691/5233 Données personnelles
  • 126/5233 Big Data/Données ouvertes
  • 599/5233 Mouvement consumériste
  • 365/5233 Médias
  • 684/5233 Appels internationaux entrants
  • 1657/5233 Formation
  • 158/5233 Logiciel libre
  • 2480/5233 Politiques africaines
  • 1106/5233 Fiscalité
  • 167/5233 Art et culture
  • 578/5233 Genre
  • 1696/5233 Point de vue
  • 1118/5233 Commerce électronique
  • 1479/5233 Manifestation
  • 323/5233 Presse en ligne
  • 134/5233 Piratage
  • 204/5233 Téléservices
  • 1004/5233 Biométrie/Identité numérique
  • 309/5233 Environnement/Santé
  • 340/5233 Législation/Réglementation
  • 522/5233 Gouvernance
  • 1801/5233 Portrait/Entretien
  • 145/5233 Radio
  • 790/5233 TIC pour la santé
  • 362/5233 Propriété intellectuelle
  • 58/5233 Langues/Localisation
  • 1065/5233 Médias/Réseaux sociaux
  • 1940/5233 Téléphonie
  • 193/5233 Désengagement de l’Etat
  • 1019/5233 Internet
  • 121/5233 Collectivités locales
  • 468/5233 Dédouanement électronique
  • 1260/5233 Usages et comportements
  • 1039/5233 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 568/5233 Audiovisuel
  • 3885/5233 Transformation digitale
  • 386/5233 Affaire Global Voice
  • 159/5233 Géomatique/Géolocalisation
  • 318/5233 Service universel
  • 666/5233 Sentel/Tigo
  • 177/5233 Vie politique
  • 1528/5233 Distinction/Nomination
  • 35/5233 Handicapés
  • 690/5233 Enseignement à distance
  • 687/5233 Contenus numériques
  • 587/5233 Gestion de l’ARTP
  • 185/5233 Radios communautaires
  • 1769/5233 Qualité de service
  • 432/5233 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5233 SMSI
  • 463/5233 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2749/5233 Innovation/Entreprenariat
  • 1356/5233 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5233 Internet des objets
  • 171/5233 Free Sénégal
  • 775/5233 Intelligence artificielle
  • 195/5233 Editorial
  • 2/5233 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5233 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous