OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Janvier 2026 > Starlink vs Amazon : un duel se dessine sur le marché africain de l’Internet (…)

Starlink vs Amazon : un duel se dessine sur le marché africain de l’Internet par satellite

lundi 19 janvier 2026

Produits et services

La connectivité par satellite est de plus en plus présentée comme une solution adaptée pour réduire la fracture numérique en Afrique. Environ 60 % de la population du continent n’a pas accès à Internet selon l’UIT.

La Commission nigériane des communications (NCC) a récemment autorisé la société américaine Amazon à fournir des services de communications par satellite. Le groupe fondé par Jeff Bezos s’apprête ainsi à entrer sur un marché déjà occupé par Starlink, l’opérateur satellitaire d’Elon Musk, présent au Nigeria depuis janvier 2023. Avec des modèles économiques semblables, cette arrivée dessine un nouveau duel sur le marché africain de l’Internet par satellite, alors que le continent reste largement sous‑connecté.

Selon la NCC, «  ce permis d’atterrissage a été délivré à Kuiper pour le segment spatial de la constellation satellitaire du projet Kuiper, comprenant jusqu’à 3 236 satellites, autorisés à diffuser leurs signaux au‑dessus du territoire nigérian à partir de 2026, conformément aux meilleures pratiques internationales  ». La licence accordée à Amazon est valable sept ans, du 28 février 2026 au 26 février 2033. La société a également obtenu des licences de fournisseur d’accès Internet et d’accès aux données internationales, valables respectivement cinq et dix ans à compter du 1er janvier 2026.

Amazon LEO : ambitions et déploiement

Avec son Project Kuiper – désormais rebaptisé Amazon LEO – Amazon ambitionne de fournir un accès Internet haut débit rapide et fiable partout dans le monde, y compris dans les zones mal ou non couvertes par les infrastructures traditionnelles. Pour cela, la société a reçu l’autorisation des autorités américaines de déployer une constellation initiale de plus de 3 000 satellites en orbite terrestre basse (LEO).

Après le lancement de deux prototypes en octobre 2023, Amazon a entamé le déploiement à grande échelle en avril 2025 avec 27 satellites de production. La société revendique actuellement 170 satellites en orbite et prévoit de porter ce nombre à 212 en février prochain, grâce au lancement de 32 satellites supplémentaires, en partenariat avec Arianespace.

«  Des milliards de personnes n’ont pas accès à l’Internet haut débit, tandis que des millions d’entreprises, gouvernements et organisations opèrent dans des zones dépourvues de connectivité fiable. Cette situation limite l’accès aux communications modernes, à l’éducation, aux services de santé et à d’autres ressources essentielles, créant un désavantage économique pour les populations et organisations implantées dans les régions non desservies ou insuffisamment desservies  », a déclaré Amazon.

Amazon prévoit de lancer ses services commerciaux en 2026, au fur et à mesure de l’avancement du déploiement de sa constellation. Les utilisateurs accéderont au service via des terminaux dédiés, qui relaient le trafic des satellites en orbite basse vers les antennes passerelles au sol. Trois modèles de terminaux sont annoncés, offrant des débits allant de 100 Mbit/s à 1 Gbit/s selon la taille et les capacités. Les détails des offres commerciales n’ont pas encore été rendus publics.

Starlink : une présence qui se solidifie

Starlink a fait son entrée sur le marché africain en janvier 2023, avec des offres et promesses similaires à celles d’Amazon. Pour utiliser le service, les clients doivent acheter un kit de connexion, vendu entre 200 et 400 dollars selon les modèles, et souscrire à un abonnement mensuel compris entre 30 et 50 dollars.

L’entreprise est actuellement présente dans environ 25 pays africains et prévoit de lancer ses services dans une vingtaine d’autres pays cette année. Bien que le nombre exact d’abonnés ne soit pas officiellement communiqué, Starlink compte environ 66 000 clients au Nigeria et 20 000 au Kenya.

Le service est arrivé sur le continent dans un contexte où les abonnés recherchent une connectivité de qualité pour le télétravail, l’e‑learning, le divertissement (streaming, gaming, réseaux sociaux)… Selon l’UIT, seulement 35,7 % de la population africaine utilisait Internet en 2025, ce qui souligne l’ampleur de la fracture numérique.

Les défis à relever pour Amazon et Starlink

Amazon LEO pourrait se heurter aux mêmes obstacles que Starlink. Sur le marché grand public, Starlink doit composer avec la concurrence des opérateurs télécoms traditionnels, plus implantés localement. Certains, comme MTN, Airtel ou Vodacom, commencent même à intégrer des solutions satellitaires pour combler des lacunes dans la couverture et la fiabilité des réseaux.

Le prix reste le principal obstacle. En 2023, le forfait mensuel Starlink à 50 dollars représentait près de 37 % du revenu national brut (RNB) mensuel par habitant en Afrique subsaharienne. Même au tarif le plus bas de 30 dollars, le service représentait encore 22,2 % du RNB, limitant fortement l’accessibilité pour le grand public.

Les barrières réglementaires sont également à prendre en compte. Les règles varient d’un pays à l’autre et peuvent retarder l’expansion des services. En Afrique du Sud, l’un des plus grands marchés télécoms africains, Starlink n’est toujours pas disponible, en raison d’une réglementation obligeant les entreprises technologiques étrangères à céder une participation minoritaire à des communautés historiquement défavorisées pour obtenir une licence. D’autres pays ont suspendu les activités de la société, faute de conformité aux cadres réglementaires en vigueur.

Isaac K. Kassouwi

(Source : Agence Ecofin, 19 janvier 2026)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4533/5334 Régulation des télécoms
  • 348/5334 Télécentres/Cybercentres
  • 3513/5334 Economie numérique
  • 2456/5334 Politique nationale
  • 5334/5334 Fintech
  • 514/5334 Noms de domaine
  • 2268/5334 Produits et services
  • 1460/5334 Faits divers/Contentieux
  • 902/5334 Nouveau site web
  • 5112/5334 Infrastructures
  • 1696/5334 TIC pour l’éducation
  • 187/5334 Recherche
  • 244/5334 Projet
  • 3675/5334 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1857/5334 Sonatel/Orange
  • 1586/5334 Licences de télécommunications
  • 275/5334 Sudatel/Expresso
  • 1005/5334 Régulation des médias
  • 1351/5334 Applications
  • 1059/5334 Mouvements sociaux
  • 1610/5334 Données personnelles
  • 128/5334 Big Data/Données ouvertes
  • 598/5334 Mouvement consumériste
  • 363/5334 Médias
  • 646/5334 Appels internationaux entrants
  • 1653/5334 Formation
  • 152/5334 Logiciel libre
  • 2460/5334 Politiques africaines
  • 1138/5334 Fiscalité
  • 167/5334 Art et culture
  • 577/5334 Genre
  • 1718/5334 Point de vue
  • 1119/5334 Commerce électronique
  • 1476/5334 Manifestation
  • 323/5334 Presse en ligne
  • 125/5334 Piratage
  • 211/5334 Téléservices
  • 908/5334 Biométrie/Identité numérique
  • 318/5334 Environnement/Santé
  • 340/5334 Législation/Réglementation
  • 455/5334 Gouvernance
  • 1802/5334 Portrait/Entretien
  • 145/5334 Radio
  • 792/5334 TIC pour la santé
  • 278/5334 Propriété intellectuelle
  • 59/5334 Langues/Localisation
  • 1057/5334 Médias/Réseaux sociaux
  • 1934/5334 Téléphonie
  • 190/5334 Désengagement de l’Etat
  • 1020/5334 Internet
  • 114/5334 Collectivités locales
  • 471/5334 Dédouanement électronique
  • 1307/5334 Usages et comportements
  • 1030/5334 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 558/5334 Audiovisuel
  • 3776/5334 Transformation digitale
  • 384/5334 Affaire Global Voice
  • 158/5334 Géomatique/Géolocalisation
  • 314/5334 Service universel
  • 664/5334 Sentel/Tigo
  • 174/5334 Vie politique
  • 1524/5334 Distinction/Nomination
  • 34/5334 Handicapés
  • 697/5334 Enseignement à distance
  • 692/5334 Contenus numériques
  • 587/5334 Gestion de l’ARTP
  • 179/5334 Radios communautaires
  • 1767/5334 Qualité de service
  • 435/5334 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5334 SMSI
  • 463/5334 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2772/5334 Innovation/Entreprenariat
  • 1369/5334 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5334 Internet des objets
  • 170/5334 Free Sénégal
  • 679/5334 Intelligence artificielle
  • 198/5334 Editorial
  • 2/5334 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5334 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous