OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Mars 2026 > Starlink recalé en Namibie : les raisons du refus

Starlink recalé en Namibie : les raisons du refus

mercredi 25 mars 2026

Régulation des télécoms

Starlink a déposé une demande d’autorisation en juin 2024 pour opérer en Namibie. L’entreprise poursuit son expansion en Afrique, où elle est aujourd’hui présente dans une trentaine de pays.

Les autorités namibiennes ont annoncé le lundi 23 mars avoir rejeté la demande de licences du fournisseur de services Internet par satellite américain Starlink. Elles ont ensuite expliqué que l’entreprise du milliardaire Elon Musk n’a pas rempli toutes les conditions requises pour opérer dans le pays.

Les explications ont été données lors d’une conférence de presse animée le mardi 24 mars par Emma Theofelus, ministre des Technologies de l’information et de la communication, et Tulimevava Mufeti, présidente du conseil d’administration de l’Autorité de régulation des communications de Namibie (CRAN).

Une conformité partielle

Selon la ministre, la demande soumise par Starlink en juin 2024 a été évaluée selon six critères  : la concurrence, les capacités techniques et financières, la disponibilité des fréquences, la propriété et le contrôle, la défense nationale et la sécurité publique, ainsi que l’historique de conformité. La société n’a satisfait que la moitié de ces six critères.

Mme Mufeti explique que sur le critère de la concurrence, l’autorité estime que le projet de Starlink pourrait renforcer le marché et améliorer la couverture dans les zones difficiles d’accès. Concernant les capacités techniques et financières, Starlink est jugée suffisamment solide, disposant des ressources et de l’expertise nécessaires pour déployer et exploiter ses services. Pour la disponibilité des fréquences, aucune contrainte majeure n’a été identifiée, les bandes nécessaires étant disponibles pour l’exploitation du service.

Toutefois, en matière de défense nationale et de sécurité publique, le modèle de l’entreprise soulève des préoccupations liées à la souveraineté des données, à la juridiction et à la capacité de supervision par les autorités. Concernant l’historique de conformité, Starlink est en défaut pour avoir opéré sans licence et ne pas avoir répondu aux sollicitations du régulateur, ce qui remet en cause sa fiabilité réglementaire.

Enfin, s’agissant de la propriété et du contrôle, Starlink ne respecte pas les exigences légales, notamment l’obligation d’une participation majoritaire namibienne. La réglementation impose en effet qu’au moins 51 % du capital des entreprises de télécommunications soient détenus par des citoyens namibiens ou des entités locales. L’entité qui demande la licence est pourtant détenue exclusivement par des acteurs étrangers, selon les autorités.

Quel avenir pour Starlink en Namibie

Malgré le contretemps, les autorités ne ferment pas la porte à une éventuelle entrée de Starlink sur le marché national. Elles misent sur la technologie satellitaire pour généraliser l’accès à Internet dans le pays.

«  Tous les soumissionnaires sont invités à réviser leur dossier, à examiner les éléments ayant conduit au refus, puis à soumettre à nouveau leur candidature auprès de l’autorité, que nous serons heureux de réévaluer. Nous accueillons pleinement tous les fournisseurs de services Internet dans le pays, dans le but de contribuer à nos objectifs nationaux de développement  », a déclaré la ministre Theofelus.

Starlink ne s’est pas encore prononcé publiquement. Cependant, selon sa carte de disponibilité en temps réel, l’entreprise entend lancer ses activités commerciales en Namibie cette année. Elle est convaincue de pouvoir réduire la fracture numérique dans le pays.

Une fois autorisé, Starlink estime pouvoir fournir un accès Internet aux 65 % d’écoles namibiennes ne disposant pas d’une connexion fiable, aux 80 % d’établissements de santé limités à la 3G ou moins, ainsi qu’à plus d’un million de Namibiens encore hors ligne, en particulier dans les zones rurales.

«  Au-delà de son impact rapide pour les particuliers, les entreprises et les infrastructures publiques, le réseau satellitaire de Starlink peut également assurer des communications fiables en cas d’urgence, lorsque les réseaux terrestres peuvent être compromis, ce qui est crucial pour un pays exposé à des catastrophes naturelles telles que les inondations et les sécheresses  », a déclaré l’entreprise américaine sur son site web.

Isaac K. Kassouwi

(Source : Agence Ecofin, 25 mars 2026)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4462/5240 Régulation des télécoms
  • 350/5240 Télécentres/Cybercentres
  • 3580/5240 Economie numérique
  • 2257/5240 Politique nationale
  • 5240/5240 Fintech
  • 522/5240 Noms de domaine
  • 2301/5240 Produits et services
  • 1463/5240 Faits divers/Contentieux
  • 794/5240 Nouveau site web
  • 5004/5240 Infrastructures
  • 1762/5240 TIC pour l’éducation
  • 206/5240 Recherche
  • 246/5240 Projet
  • 3606/5240 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1873/5240 Sonatel/Orange
  • 1620/5240 Licences de télécommunications
  • 278/5240 Sudatel/Expresso
  • 1163/5240 Régulation des médias
  • 1265/5240 Applications
  • 1073/5240 Mouvements sociaux
  • 1696/5240 Données personnelles
  • 130/5240 Big Data/Données ouvertes
  • 599/5240 Mouvement consumériste
  • 374/5240 Médias
  • 660/5240 Appels internationaux entrants
  • 1653/5240 Formation
  • 159/5240 Logiciel libre
  • 2264/5240 Politiques africaines
  • 1110/5240 Fiscalité
  • 167/5240 Art et culture
  • 606/5240 Genre
  • 1762/5240 Point de vue
  • 1115/5240 Commerce électronique
  • 1483/5240 Manifestation
  • 322/5240 Presse en ligne
  • 126/5240 Piratage
  • 211/5240 Téléservices
  • 906/5240 Biométrie/Identité numérique
  • 306/5240 Environnement/Santé
  • 344/5240 Législation/Réglementation
  • 348/5240 Gouvernance
  • 1811/5240 Portrait/Entretien
  • 151/5240 Radio
  • 750/5240 TIC pour la santé
  • 284/5240 Propriété intellectuelle
  • 58/5240 Langues/Localisation
  • 1111/5240 Médias/Réseaux sociaux
  • 1976/5240 Téléphonie
  • 191/5240 Désengagement de l’Etat
  • 1056/5240 Internet
  • 116/5240 Collectivités locales
  • 415/5240 Dédouanement électronique
  • 1192/5240 Usages et comportements
  • 1033/5240 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 561/5240 Audiovisuel
  • 3638/5240 Transformation digitale
  • 389/5240 Affaire Global Voice
  • 190/5240 Géomatique/Géolocalisation
  • 315/5240 Service universel
  • 672/5240 Sentel/Tigo
  • 176/5240 Vie politique
  • 1538/5240 Distinction/Nomination
  • 34/5240 Handicapés
  • 700/5240 Enseignement à distance
  • 696/5240 Contenus numériques
  • 593/5240 Gestion de l’ARTP
  • 182/5240 Radios communautaires
  • 1770/5240 Qualité de service
  • 430/5240 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5240 SMSI
  • 521/5240 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2887/5240 Innovation/Entreprenariat
  • 1386/5240 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5240 Internet des objets
  • 264/5240 Free Sénégal
  • 748/5240 Intelligence artificielle
  • 210/5240 Editorial
  • 2/5240 Gaming/Jeux vidéos
  • 124/5240 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous