OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2018 > Décembre 2018 > Société générale vs Orange : la bataille des paiements en Afrique

Société générale vs Orange : la bataille des paiements en Afrique

lundi 3 décembre 2018

Fintech

Sous la pression d’Orange Money, la banque rouge et noire veut dynamiser le développement de sa propre solution de monnaie électronique en Afrique, Yup. Pour les particuliers mais aussi les entreprises.

L’opposition est frappante dans sa parfaite symétrie. Orange Bank, a confirmé le 30 novembre n’avoir engrangé en France que 200.000 clients, un an après son lancement. Le groupe de télécoms peine à s’implanter dans l’univers des banques en ligne, dominé par Boursorama, filiale de la Société générale.

En Afrique, c’est l’inverse : la Société générale a martelé, les 29 et 30 novembre, à Dakar, son intention de jeter toute son énergie à développer son portefeuille de monnaie électronique sur mobile, baptisé Yup. Objectif : ne pas se laisser enterrer par Orange Money, solidement implanté sur le continent africain. « La création de Yup en 2016 reposait sur cette question : ne risquons-nous pas de voir des flux monétaires importants nous échapper ?, rappelle Alexandre Maymat, responsable Afrique-Méditerranée et Outre-Mer à la Société générale. Les comptes bancaires pouvaient ainsi se trouver à l’origine de certains flux - par exemple l’envoi d’argent par un cadre de Dakar à sa mère, dans un village éloigné ; mais ce transfert se terminait grâce à d’autres opérateurs que nous. » En l’occurrence, bien souvent, Orange Money.

Pour reprendre la main, Yup a depuis été implanté au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Cameroun et au Burkina-Faso. La jeune structure y revendique quelque 300.000 clients. Et Frédéric Oudéa, directeur général de la Société Générale, a réaffirmé qu’il comptait atteindre un total d’un million de clients en Afrique d’ici 2020. Cette bataille est loin d’être gagnée. Pour le seul Sénégal, Orange Money revendique 4 millions d’inscrits et 1,9 million de comptes véritablement actifs, ayant donné lieu à des opérations au cours des trente derniers jours.

« Une banque rhabillée opérateur mobile »

" Orange Money est clairement le service le plus demandé ", confirme Rhierno Niang, qui tient une boutique télécoms et photocopies à la sortie du port des ferries, à Dakar. Les petits commerçants, souvent issus du secteur informel, viennent déposer ici une poignée de billets, plusieurs fois par jour, afin d'enregistrer cet argent sur leur compte mobile. Puis pour payer une facture avec ces quelques revenus. " Les fonctionnaires du port, qui sont en partie payés via Orange Money, viennent aussi retirer de l'argent chez moi, explique Rhierno Niang. Yup est moins demandé, mais cela décolle doucement. Le produit est plus compliqué et il va falloir bien l'expliquer aux clients comme aux revendeurs. "

La Société générale fait précisément de sa palette de services plus large un élément de différenciation. " Yup est une banque rhabillée en opérateur mobile ", résume Matthieu Vacarie, directeur général de la jeune société. Il ambitionne ainsi d'étendre la dématérialisation bancaire jusqu'aux entreprises, en permettant par exemple à Nestlé de verser les salaires de ses employés en Afrique directement sur Yup. Dans la filière cacao, en Côte d'Ivoire, des négociations sont en cours avec un géant de l'agro-alimentaire pour organiser les paiements tout au long de la chaîne, de la coopérative jusqu'aux petits producteurs individuels. Autre utilisation  : Action contre la Faim pourrait diffuser son aide financière sur des comptes Yup, via les téléphones mobiles, jusqu'aux régions les plus reculées.

Large couverture africaine

Yup va s'étendre rapidement à d'autres pays  : au Ghana, où les opérations montent actuellement en puissance  ; en Guinée-Conakry, où le lancement est prévu le 10 décembre  ; puis à Madagascar et au Mozambique. " Au total nous compterons 8 pays d'Afrique Subsaharienne au début 2019 ", explique Matthieu Vacarie. " Il ne s'agit que d'une première étape, continue Philippe Heim, directeur général délégué de la Société générale en charge de la banque de détail à l'international. Nous avons vocation à développer Yup à terme dans tous les pays d'Afrique où nous opérons. " Soit un total de 19 nations.

Avantage  : le déploiement de ce service est réalisé à coût limité. Après 20 millions d'euros d'investissement initial, chaque nouveau pays demande la mobilisation de 5 millions d'euros. Un montant facile à rentabiliser.

Cette démonstration de force n'impressionne pas outre mesure Orange Money. " Dans ce marché en fort développement, il y a de la place pour tout le monde ", explique Rama Diallo Shagaya, directrice Orange Finance Mobile au Sénégal. Elle tient en outre, dans ses cartons, de nombreux projets de développements  : partenariats pour de la micro-épargne, des petits crédits, de l'assurance au quotidien… Au point qu'il sera difficile, de distinguer demain, en Afrique, les opérateurs télécoms des banques. Et inversement.

L’opposition est frappante dans sa parfaite symétrie. Orange Bank, a confirmé le 30 novembre n’avoir engrangé en France que 200.000 clients, un an après son lancement. Le groupe de télécoms peine à s'implanter dans l’univers des banques en ligne, dominé par Boursorama, filiale de la Société générale.

En Afrique, c’est l'inverse : la Société générale a martelé, les 29 et 30 novembre, à Dakar, son intention de jeter toute son énergie à développer son portefeuille de monnaie électronique sur mobile, baptisé Yup. Objectif  : ne pas se laisser enterrer par Orange Money, solidement implanté sur le continent africain. « La création de Yup en 2016 reposait sur cette question  : ne risquons-nous pas de voir des flux monétaires importants nous échapper  ?, rappelle Alexandre Maymat, responsable Afrique-Méditerranée et Outre-Mer à la Société générale. Les comptes bancaires pouvaient ainsi se trouver à l’origine de certains flux - par exemple l’envoi d’argent par un cadre de Dakar à sa mère, dans un village éloigné  ; mais ce transfert se terminait grâce à d’autres opérateurs que nous. » En l’occurrence, bien souvent, Orange Money.

Pour reprendre la main, Yup a depuis été implanté au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Cameroun et au Burkina-Faso. La jeune structure y revendique quelque 300.000 clients. Et Frédéric Oudéa, directeur général de la Société Générale, a réaffirmé qu’il comptait atteindre un total d’un million de clients en Afrique d’ici 2020. Cette bataille est loin d’être gagnée. Pour le seul Sénégal, Orange Money revendique 4 millions d’inscrits et 1,9 million de comptes véritablement actifs, ayant donné lieu à des opérations au cours des trente derniers jours.

Une banque rhabillée opérateur mobile"

« Orange Money est clairement le service le plus demandé », confirme Rhierno Niang, qui tient une boutique télécoms et photocopie à la sortie du port des ferries, à Dakar. Les petits commerçants, souvent issus du secteur informel, viennent déposer ici une poignée de billets, plusieurs fois par jour, afin d’enregistrer cet argent sur leur compte mobile. Puis pour payer une facture avec ces quelques revenus. « Les fonctionnaires du port, qui sont en partie payés via Orange Money, viennent aussi retirer de l’argent chez moi, explique Rhierno Niang. Yup est moins demandé, mais cela décolle doucement. Le produit est plus compliqué et il va falloir bien l’expliquer aux clients comme aux revendeurs. »

Grégoire Pinson

(Source : Challenges, 3 décembre 2018)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4670/5114 Régulation des télécoms
  • 371/5114 Télécentres/Cybercentres
  • 3584/5114 Economie numérique
  • 1834/5114 Politique nationale
  • 4995/5114 Fintech
  • 535/5114 Noms de domaine
  • 2824/5114 Produits et services
  • 1509/5114 Faits divers/Contentieux
  • 771/5114 Nouveau site web
  • 5114/5114 Infrastructures
  • 1704/5114 TIC pour l’éducation
  • 213/5114 Recherche
  • 253/5114 Projet
  • 4106/5114 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1825/5114 Sonatel/Orange
  • 1630/5114 Licences de télécommunications
  • 295/5114 Sudatel/Expresso
  • 1030/5114 Régulation des médias
  • 1344/5114 Applications
  • 1095/5114 Mouvements sociaux
  • 1727/5114 Données personnelles
  • 150/5114 Big Data/Données ouvertes
  • 615/5114 Mouvement consumériste
  • 391/5114 Médias
  • 661/5114 Appels internationaux entrants
  • 1757/5114 Formation
  • 95/5114 Logiciel libre
  • 2180/5114 Politiques africaines
  • 1013/5114 Fiscalité
  • 187/5114 Art et culture
  • 602/5114 Genre
  • 1760/5114 Point de vue
  • 1038/5114 Commerce électronique
  • 1499/5114 Manifestation
  • 338/5114 Presse en ligne
  • 131/5114 Piratage
  • 226/5114 Téléservices
  • 1004/5114 Biométrie/Identité numérique
  • 318/5114 Environnement/Santé
  • 352/5114 Législation/Réglementation
  • 421/5114 Gouvernance
  • 1868/5114 Portrait/Entretien
  • 150/5114 Radio
  • 866/5114 TIC pour la santé
  • 316/5114 Propriété intellectuelle
  • 64/5114 Langues/Localisation
  • 1082/5114 Médias/Réseaux sociaux
  • 2021/5114 Téléphonie
  • 217/5114 Désengagement de l’Etat
  • 1039/5114 Internet
  • 129/5114 Collectivités locales
  • 542/5114 Dédouanement électronique
  • 1168/5114 Usages et comportements
  • 1056/5114 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 589/5114 Audiovisuel
  • 3165/5114 Transformation digitale
  • 396/5114 Affaire Global Voice
  • 167/5114 Géomatique/Géolocalisation
  • 336/5114 Service universel
  • 691/5114 Sentel/Tigo
  • 193/5114 Vie politique
  • 1655/5114 Distinction/Nomination
  • 37/5114 Handicapés
  • 723/5114 Enseignement à distance
  • 762/5114 Contenus numériques
  • 635/5114 Gestion de l’ARTP
  • 197/5114 Radios communautaires
  • 1820/5114 Qualité de service
  • 447/5114 Privatisation/Libéralisation
  • 140/5114 SMSI
  • 486/5114 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2745/5114 Innovation/Entreprenariat
  • 1375/5114 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5114 Internet des objets
  • 179/5114 Free Sénégal
  • 609/5114 Intelligence artificielle
  • 198/5114 Editorial
  • 26/5114 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous