OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2019 > Juin 2019 > Smartphones, tablettes et télévisions : Les potaches, entre risques et (…)

Smartphones, tablettes et télévisions : Les potaches, entre risques et dépendance

mercredi 19 juin 2019

Usages et comportements

Les écrans sont désormais partie intégrante du vécu quotidien des jeunes. C’est même une sorte de pacte qui les lie avec son lot d’inquiétudes. Les potaches n’échappent pas à cette puissance du numérique, au point d’être vulnérables, sous le regard impuissant ou ignorant des parents. Face à ces perspectives sombres, les élèves se prononcent ; les parents s’expliquent et le psychologue Dr Ibrahima Louis Pierre Giroux, dégage des recommandations.

Tablettes, smartphones, ordinateurs, télévisions... L’usage des écrans a changé nos habitudes. Ce n’est plus un effet de mode de brandir un téléphone, mais une nécessité. Certains y passeraient la quasi-totalité de leur temps. Cela fait partie de notre vécu quotidien de fréquenter les réseaux sociaux ou même pour certains d’utiliser le téléphone comme outil de travail. Les jeunes ne sont pas épargnés par ce monde 2.0 dans lequel ils sont très présents, au grand bénéfice des opérateurs téléphoniques. Inutile de dire que manger, boire ou travailler, tout ou presque se fait avec la compagnie du smartphone, devenu quasi indispensable. Conséquence, l’usage abusif des écrans est devenu source de préoccupation, notamment pour les parents. C’est une véritable addiction. Rencontrée devant la grande porte du lycée Seydou Nourou Tall, Ndéye Penda Ly, jeune adolescente de 14 ans, ne fait pas exception à la règle. Sans ambages, elle nous confie : « les réseaux sociaux demeurent notre passe-temps favori. Nous sommes addictifs ». « Quand on confisque ton téléphone, tu arrives plus à faire grand-chose. Tu t’ennuies vite, du coup, les ordinateurs et les jeux vidéo prennent la relève », renchérit-elle.

Selon toujours la lycéenne, les smartphones constituent l’univers des enfants. Les salles de jeu sont transférées dans les maisons. Il suffit d’avoir une connexion, pour télécharger les jeux à la convenance de l’usager. Marchant sur la rue, les yeux scotchés sur son petit écran, ce jeune écolier excluant de dévoiler son identité considère son appareil tel un précieux gadget dont il ne peut pas s’en passer. « Je suis accro à mon téléphone. Je ne peux pas rester cinq longues minutes sans le consulter. C’est mon compagnon si je peux me permettre de l’appeler ainsi. Dans la rue, à la maison et même au lit, il est toujours avec moi », souligne-t-il d’un ton moqueur. L’utilisation abusive des écrans constitue un frein à la construction des identités dans les familles. La socialisation se heurte au maniement constant qui a un impact sur les comportements, surtout des enfants. « Une situation déplorable », estime El Hadji Ousseynou Mbodj, censeur du lycée Seydou Nourou Tall de Dakar. « Ma fille est scotchée à son téléphone jusqu’à des heures tardives, alors qu’elle doit se rendre à l’école le matin. J’ai beau parlé mais, le lendemain, c’est le même scénario. C’est comme une drogue ». Si certains parents sont dépassés par l’avènement du 2.0, ignorant même des dérives des écrans, il n’en demeure moins que certains manifestent leurs inquiétudes pour leurs enfants. « On a l’impression à la limite que c’est l’enfant qui dirige la famille », si l’on se fie toujours aux dires de M. Mbodj.

Chacun devant son écran

Dans les foyers, les grandes places, la communication est presque inexistante au profit des réseaux sociaux (WhatsApp, twitter, Facebook, Instagram). « L’avènement des téléphones portables a détruit nos foyers, nos enfants préfèrent discuter avec des gens invisibles que de passer du temps avec les membres de la famille » nous révèle A.P sur un ton inquiétant. Dans le même sillage, Fatoumata, une dame à la quarantaine admet être dépassée par cette nouvelle tendance : « chez moi, chacun vaque a ses préoccupations pendant la journée. Au soir, après le diner, aucune discussion n’est envisageable car chacun se penche sur son appareil pour se connecter », se désole la jeune femme à la taille moyenne et de teint clair. En outre, parmi les inconvénients que peuvent engendrer le téléphone portable, il y a en particulier, la paresse intellectuelle des jeunes. Loin de créer des espaces d’apprentissage en ligne favorisant l’acquisition des connaissances, les jeunes épuisent leur connexion par des discussions entre amis ou se faire de nouvelles amitiés. En effet, l’on constate une certaine nonchalance chez les jeunes, choisissant les abréviations de mots que d’écrire ceux-ci en toutes lettres. Ce qui contribue de plus en plus au faible niveau des élèves chaque année. « Le niveau est trop bas chez les jeunes élèves. L’écriture sms y est pour quelque chose. A la longue, ils dénaturent l’orthographe des mots », se désole le censeur du lycée Seydou Nourou Tall.

Les dérives

Cet usage des technologies qui sépare les enfants des parents, n’est pas sans conséquences. Les dérives sont nombreuses sur la surexposition aux écrans. En plus des vulnérabilités diverses, les usagers, notamment les enfants en l’absence des mesures protectrices, sont exposés, entre autres, à l’addiction, les troubles du sommeil, les microbes et bactéries.

Quelques solutions préconisées

Afin de remédier à ce phénomène, plusieurs solutions sont proposées par les différents acteurs interrogés sur la question. Du point de vue d’El Hadji Ousseynou Mbodj, il faut d’abord essayer de sensibiliser et de conscientiser les jeunes enfants sur les dangers que peuvent engendrer l’utilisation abusive dudit téléphone. Il faut que les gens se mettent sur une table ronde, adopter des mesures radicales pour y remédier. Avant de poursuivre en ces termes : « durant l’année scolaire, il faut confisquer le téléphone, le ranger, ne le sortir qu’aux vacances de Pâques, Noël ou même les grandes vacances. Le téléphone est un mal qui est en train de gangréner l’école et d’empêcher aux jeunes élèves de travailler comme il faut ». Selon le psychologue, Dr Ibrahima Louis Pierre Giroux, il faut renforcer l’éducation parentale. Comme solutions, il a proposé, s’il le faut, d’arracher le téléphone. « Quand vous amenez votre enfant pour lui faire une vaccination, vous ne lui demandez pas son avis, vous le faites parce qu’il doit être vacciné. Quand on voit des choses qui peuvent détruire son avenir, il faut agir et prendre ses responsabilités. Il faut être clair sur ce que l’on veut pour l’avenir de ses enfants. Les parents doivent très clairs avec leurs enfants, être très ferme la dessus ».

Halimatou Ly Diop Et Yacine Dièye

(Source : Sud Quotidien, 19 juin 2019)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4463/5189 Régulation des télécoms
  • 349/5189 Télécentres/Cybercentres
  • 3459/5189 Economie numérique
  • 2348/5189 Politique nationale
  • 5189/5189 Fintech
  • 520/5189 Noms de domaine
  • 2206/5189 Produits et services
  • 1458/5189 Faits divers/Contentieux
  • 858/5189 Nouveau site web
  • 5020/5189 Infrastructures
  • 1679/5189 TIC pour l’éducation
  • 186/5189 Recherche
  • 244/5189 Projet
  • 3578/5189 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1824/5189 Sonatel/Orange
  • 1584/5189 Licences de télécommunications
  • 278/5189 Sudatel/Expresso
  • 1003/5189 Régulation des médias
  • 1327/5189 Applications
  • 1055/5189 Mouvements sociaux
  • 1654/5189 Données personnelles
  • 129/5189 Big Data/Données ouvertes
  • 593/5189 Mouvement consumériste
  • 361/5189 Médias
  • 645/5189 Appels internationaux entrants
  • 1640/5189 Formation
  • 151/5189 Logiciel libre
  • 2430/5189 Politiques africaines
  • 1114/5189 Fiscalité
  • 167/5189 Art et culture
  • 576/5189 Genre
  • 1695/5189 Point de vue
  • 1090/5189 Commerce électronique
  • 1463/5189 Manifestation
  • 321/5189 Presse en ligne
  • 125/5189 Piratage
  • 204/5189 Téléservices
  • 956/5189 Biométrie/Identité numérique
  • 309/5189 Environnement/Santé
  • 338/5189 Législation/Réglementation
  • 490/5189 Gouvernance
  • 1784/5189 Portrait/Entretien
  • 144/5189 Radio
  • 791/5189 TIC pour la santé
  • 340/5189 Propriété intellectuelle
  • 59/5189 Langues/Localisation
  • 1056/5189 Médias/Réseaux sociaux
  • 1926/5189 Téléphonie
  • 191/5189 Désengagement de l’Etat
  • 1010/5189 Internet
  • 114/5189 Collectivités locales
  • 453/5189 Dédouanement électronique
  • 1230/5189 Usages et comportements
  • 1028/5189 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 552/5189 Audiovisuel
  • 3804/5189 Transformation digitale
  • 382/5189 Affaire Global Voice
  • 158/5189 Géomatique/Géolocalisation
  • 314/5189 Service universel
  • 663/5189 Sentel/Tigo
  • 176/5189 Vie politique
  • 1524/5189 Distinction/Nomination
  • 34/5189 Handicapés
  • 691/5189 Enseignement à distance
  • 685/5189 Contenus numériques
  • 587/5189 Gestion de l’ARTP
  • 179/5189 Radios communautaires
  • 1756/5189 Qualité de service
  • 431/5189 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5189 SMSI
  • 462/5189 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2741/5189 Innovation/Entreprenariat
  • 1349/5189 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5189 Internet des objets
  • 170/5189 Free Sénégal
  • 731/5189 Intelligence artificielle
  • 194/5189 Editorial
  • 2/5189 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5189 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous