OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Mai 2026 > Sierra Leone  : 400 millions USD investis dans les télécoms, mais un déficit (…)

Sierra Leone  : 400 millions USD investis dans les télécoms, mais un déficit d’usage de 60 %

lundi 4 mai 2026

Politiques africaines

Ces dernières années, les pays africains intensifient les investissements dans l’infrastructure pour réduire la fracture numérique sur le continent. Cela a réduit significativement la population non couverte, mais l’adoption réelle des services peine à suivre.

En Sierra Leone, 60 % de la population n’utilise pas les services télécoms, selon les autorités. Ce déficit d’usage persiste en dépit d’un investissement global de 400 millions de dollars, qui a notamment permis d’étendre le réseau de base national en fibre optique à 14 districts sur 16.

Salima Monorma Bah (photo), ministre de la Communication, de la Technologie et de l’Innovation, a dressé ce constat la semaine dernière lors d’une concertation sectorielle organisée par la Commission parlementaire de l’information et des communications. La rencontre a mobilisé les instances parlementaires, l’Autorité nationale des télécommunications (NatCA), les directions de Sierratel, de SALPOST et du projet Felei Tech City, ainsi que les dirigeants des opérateurs mobiles et la société civile.

Une fracture numérique prononcée

La fracture numérique reste marquée en Sierra Leone. Selon un classement basé sur l’Indice de développement des TIC 2024 de l’Union internationale des télécommunications (UIT), le pays se classe au 38ᵉ rang africain sur 47 pays étudiés. Il a enregistré un score de 34,3 sur 100. Ce score est le fruit de 10 indicateurs, dont le pourcentage des particuliers utilisant Internet, la pénétration de la téléphonie mobile à large bande mobile, le trafic de données mobiles à large bande, le prix des données mobiles et des services voix et le taux de possession de téléphones mobiles.

Selon les données de l’UIT, la Sierra Leone affichait en 2024 un taux de couverture de la 2G de 96 %, contre 97,2 % pour la 3G. La 4G, de son côté, couvrait 81,6 % de la population. Malgré cette couverture relativement étendue, l’utilisation effective de ces services peine à suivre. En effet, l’UIT indique que le taux de pénétration de la téléphonie mobile ne dépasse pas 50,3 %, tandis que celui de l’Internet stagne à seulement 25,1 %.

La mutualisation des infrastructures, un levier clé de connectivité universelle

Pour combler ce fossé, Mme Bah a exhorté l’industrie à se responsabiliser davantage et à mutualiser les infrastructures. Cette démarche vise à réduire les coûts d’exploitation, véritable frein à l’accessibilité financière des services. Selon la ministre, ces gains d’efficacité constituent la condition indispensable pour atteindre une connectivité universelle.

En pleine expansion sur le continent africain, la mutualisation consiste pour les opérateurs à partager leurs équipements physiques et technologiques au lieu de déployer des réseaux parallèles de manière individuelle.

Un rapport d’Ecofin Pro publié en décembre 2024 distingue à ce titre deux modèles. Le partage passif se limite aux éléments non électroniques comme les tours, les poteaux et les locaux, chaque opérateur conservant l’exclusivité de son réseau actif. Bien que plus simple techniquement, il génère moins d’économies que le partage actif, qui inclut également la mise en commun des équipements électroniques tels que les commutateurs et les nœuds d’accès radio.

L’UIT précise que le partage actif intègre par ailleurs l’itinérance mobile, permettant à un opérateur d’exploiter le réseau d’un concurrent dans les zones où il ne dispose pas de ses propres infrastructures. L’institution onusienne souligne que cette stratégie réduit drastiquement les coûts de déploiement, particulièrement dans les zones rurales ou les marchés marginaux.

« Ce partage peut également encourager la migration vers de nouvelles technologies et le déploiement du haut débit mobile. Il peut en outre renforcer la concurrence entre opérateurs de services mobiles et fournisseurs de services, lorsque des mesures de sauvegarde sont utilisées pour empêcher les comportements anticoncurrentiels », conclut l’UIT.

Au-delà de l’infrastructure...

Si l’objectif final des autorités est de réduire les coûts des services pour les consommateurs, la mutualisation des infrastructures apparaît comme un levier pertinent, mais insuffisant à lui seul. En effet, la baisse effective des prix dépendra aussi d’autres facteurs, notamment la fiscalité appliquée au secteur, le niveau de concurrence entre les opérateurs, ainsi que les coûts liés à l’énergie et à la maintenance des réseaux.

Par ailleurs, l’accessibilité financière ne garantit pas automatiquement une hausse de l’usage. Elle doit s’accompagner d’efforts sur la disponibilité de terminaux adaptés, le développement des compétences numériques, l’amélioration de la qualité de service, ainsi que la pertinence des contenus et services proposés.

Par exemple, l’adoption des smartphones, indispensables pour l’accès à Internet, reste encore marginale en Sierra Leone. Selon la Banque mondiale, 28,53 % de la population sierra-léonaise âgée de plus de 15 ans possédait un smartphone en 2024. Ce phénomène, commun à l’Afrique dans son ensemble, est notamment dû au coût jugé élevé de ces appareils.

Isaac K. Kassouwi

(Source : Agence Ecofin, 4 mai 2026)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4614/5222 Régulation des télécoms
  • 374/5222 Télécentres/Cybercentres
  • 3475/5222 Economie numérique
  • 1841/5222 Politique nationale
  • 5059/5222 Fintech
  • 562/5222 Noms de domaine
  • 1986/5222 Produits et services
  • 1598/5222 Faits divers/Contentieux
  • 758/5222 Nouveau site web
  • 5222/5222 Infrastructures
  • 1888/5222 TIC pour l’éducation
  • 190/5222 Recherche
  • 248/5222 Projet
  • 3658/5222 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1941/5222 Sonatel/Orange
  • 1847/5222 Licences de télécommunications
  • 295/5222 Sudatel/Expresso
  • 1049/5222 Régulation des médias
  • 1330/5222 Applications
  • 1123/5222 Mouvements sociaux
  • 1720/5222 Données personnelles
  • 153/5222 Big Data/Données ouvertes
  • 624/5222 Mouvement consumériste
  • 373/5222 Médias
  • 684/5222 Appels internationaux entrants
  • 1669/5222 Formation
  • 100/5222 Logiciel libre
  • 2206/5222 Politiques africaines
  • 1037/5222 Fiscalité
  • 170/5222 Art et culture
  • 605/5222 Genre
  • 1992/5222 Point de vue
  • 1061/5222 Commerce électronique
  • 1517/5222 Manifestation
  • 329/5222 Presse en ligne
  • 132/5222 Piratage
  • 212/5222 Téléservices
  • 1005/5222 Biométrie/Identité numérique
  • 393/5222 Environnement/Santé
  • 399/5222 Législation/Réglementation
  • 383/5222 Gouvernance
  • 1873/5222 Portrait/Entretien
  • 150/5222 Radio
  • 790/5222 TIC pour la santé
  • 318/5222 Propriété intellectuelle
  • 63/5222 Langues/Localisation
  • 1160/5222 Médias/Réseaux sociaux
  • 2053/5222 Téléphonie
  • 203/5222 Désengagement de l’Etat
  • 1102/5222 Internet
  • 118/5222 Collectivités locales
  • 425/5222 Dédouanement électronique
  • 1205/5222 Usages et comportements
  • 1056/5222 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 572/5222 Audiovisuel
  • 3397/5222 Transformation digitale
  • 478/5222 Affaire Global Voice
  • 186/5222 Géomatique/Géolocalisation
  • 345/5222 Service universel
  • 668/5222 Sentel/Tigo
  • 187/5222 Vie politique
  • 1625/5222 Distinction/Nomination
  • 34/5222 Handicapés
  • 736/5222 Enseignement à distance
  • 742/5222 Contenus numériques
  • 659/5222 Gestion de l’ARTP
  • 192/5222 Radios communautaires
  • 1875/5222 Qualité de service
  • 473/5222 Privatisation/Libéralisation
  • 136/5222 SMSI
  • 501/5222 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2766/5222 Innovation/Entreprenariat
  • 1381/5222 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 49/5222 Internet des objets
  • 178/5222 Free Sénégal
  • 809/5222 Intelligence artificielle
  • 201/5222 Editorial
  • 12/5222 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5222 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous