OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2016 > Décembre 2016 > Sénégal : il faut mettre à jour le code de la route

Sénégal : il faut mettre à jour le code de la route

mercredi 28 décembre 2016

Usages et comportements

Il faut actualiser le code de la route du Sénégal car la technologie est devenue un danger pour les usagers. Ce matin encore, j’ai failli renverser un piéton qui marchait en plein milieu de la rue. A mes grands coups de klaxon, il a sursauté et j’ai pu me rendre compte qu’il avait des mini-écouteurs vissés à ses oreilles et certainement connectés à son smartphone. Qu’écoutait-il ? De la musique, des infos, des khassaïdes (chants confrériques islamiques), une prédication évangélique ou était-il en pleine conversation ? Je ne saurai le dire.

Ce n’est donc pas qu’au volant que l’on est un danger pour les autres. Même les piétons sont devenus des dangers sur la route. Pour les motocyclistes, n’en parlons même pas.

Le Ministre des infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement du Sénégal déclarait en mai dernier « Chaque année au Sénégal nous perdons 500 personnes sur nos routes ». Je suis sûr qu’il y a une forte proportion des victimes qui étaient en pleine utilisation d’un casque, d’écouteurs, de smartphones au moment où survenait l’accident fatal.

Les piétons

Casques (oreillettes ou écouteurs) accrochés aux oreilles, ils marchent comme des automates et oublient qu’ils sont dans la rue avec des véhicules ou d’autres personnes. Lorsqu’ils traversent les rues, ils prêtent peu attention à la circulation car ils sont captivés par ce qu’ils écoutent. Généralement ce sont des émissions populaires ou de la musique. Quelques fois j’ai eu à m’arrêter et à klaxonner pour les réveiller. C’est à ce moment qu’ils sursautent. Ce qui démontre qu’ils étaient vraiment loin du lieu où ils sont physiquement présents et visibles.

Les sportifs aussi ne sont pas du reste. Ils écoutent de la musique durant leur séance de footing. Ils se mettent ainsi en danger surtout quand ils augmentent le volume de leur appareil pour mieux écouter la musique malgré le vent.

Un conducteur qui manque d’attention peut facilement « en mettre » sous ses roues.

Les cyclistes et motocyclistes

Les conducteurs d’engins à deux roues eux se prennent même pour des stars du vélo ou de la moto. Il faut les voir slalomer à travers les files de voitures en ne respectant aucune règle. Ils rajoutent à cela l’utilisation des oreillettes et casques. Ils roulent partout à toute vitesse et de surcroit écoutent de la musique dont les volumes sont souvent montés à fond pour couvrir le bruit du vent. Toute leur attention est partagée entre leur vitesse et ce qu’ils écoutent. Lorsqu’ils portent le vrai casque, celui recommandé pour circuler à moto, il peut cacher des oreillettes raccordées à leur smartphone ou i-pod. Parfois, les oreillettes sont difficiles à repérer car elles sont sans fils (connexion Bluetooth).

Ce qui les amène à causer des accidents graves de la circulation. Si encore ils en étaient les seules victimes, nous aurions moins pleuré et dit « lls l’ont bien voulu ». Malheureusement, ils emportent avec eux des innocents, qui eux, étaient pourtant bien prudents. Il urge de prendre des dispositions comme sous d’autres cieux.

Les automobilistes

Les automobilistes savent qu’un policier peut les réprimander lorsqu’ils sont pris en flagrant délit d’utilisation du téléphone au volant. Ils usent donc souvent de kits mains libres mais ces derniers aussi diminuent l’attention lorsque l’on conduit. Ils mettent aussi des oreillettes, ce qui produit le même effet.

La nouvelle vogue à Dakar est d’équiper sa voiture d’écran relié à des systèmes vidéo permettant de visionner des clips. J’ai déjà pris un taxi qui en disposait tant pour les passagers que pour le conducteur. Je vous laisse deviner son degré de concentration pendant que passaient des déhanchements d’un clip de Mbalakh (danse sénégalaise) et d’une danseuse de Koffi Olomidé (artiste congolais) ou d’Arafat (artiste ivoirien).

Je sais qu’en France, il n’est autorisé que des écrans aidant le conducteur dans sa conduite mais ici en Afrique et au Sénégal, tout est permis. Même les volumes des auto-radios sont augmentés à des niveaux disproportionnés. Malgré les vitres fermées, on peut les entendre. La règlementation doit faire en sorte de sanctionner les volumes trop forts empêchant d’entendre le bruit extérieur.

Les effets dangereux de l’utilisation

Deux effets principaux induisant des accidents ont été révélés par plusieurs recherches (voir vidéo ci-dessous produite par la sécurité routière française). Ces effets perturbent la concentration sur la conduite :

  • acuité visuelle réduite : la concentration sur la musique annihile une partie de la vision de celui qui écoute avec des oreillettes.
  • audition affaiblie par rapport aux sons extérieurs : le volume fort des casques (écouteurs et oreillettes) et des autos-radios ne favorisent pas la bonne perception des tentatives de communication avec les autres usagers. Les coups de klaxon ou les cris extérieurs sont peu ou prou perçus. Le temps de réaction, à un signal sonore prévenant d’un danger potentiel, peut être alors long et provoquer des accidents.

Je ne sais pas si c’est l’instinct de conservation qui n’existe plus chez les usagers de la route au point de défier ainsi la mort. J’ai fini par me dire qu’ils croient fermement en la résurrection. Il n’y a que cela pour expliquer le fait qu’ils ne voient pas le danger auxquels ils s’exposent ou exposent les autres.

Vivement que le code de la route soit actualisé et surtout appliqué en ce qui concernent les outils liés aux nouvelles technologies.

(Source : Dire ou ne pas dire, 28 décembre 2016)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4465/5124 Régulation des télécoms
  • 367/5124 Télécentres/Cybercentres
  • 3548/5124 Economie numérique
  • 1836/5124 Politique nationale
  • 5084/5124 Fintech
  • 555/5124 Noms de domaine
  • 2120/5124 Produits et services
  • 1606/5124 Faits divers/Contentieux
  • 764/5124 Nouveau site web
  • 5124/5124 Infrastructures
  • 1798/5124 TIC pour l’éducation
  • 192/5124 Recherche
  • 251/5124 Projet
  • 3599/5124 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1818/5124 Sonatel/Orange
  • 1699/5124 Licences de télécommunications
  • 291/5124 Sudatel/Expresso
  • 1025/5124 Régulation des médias
  • 1404/5124 Applications
  • 1070/5124 Mouvements sociaux
  • 1651/5124 Données personnelles
  • 133/5124 Big Data/Données ouvertes
  • 626/5124 Mouvement consumériste
  • 386/5124 Médias
  • 675/5124 Appels internationaux entrants
  • 1838/5124 Formation
  • 99/5124 Logiciel libre
  • 2075/5124 Politiques africaines
  • 1076/5124 Fiscalité
  • 179/5124 Art et culture
  • 610/5124 Genre
  • 1732/5124 Point de vue
  • 1051/5124 Commerce électronique
  • 1532/5124 Manifestation
  • 339/5124 Presse en ligne
  • 129/5124 Piratage
  • 223/5124 Téléservices
  • 951/5124 Biométrie/Identité numérique
  • 315/5124 Environnement/Santé
  • 413/5124 Législation/Réglementation
  • 375/5124 Gouvernance
  • 1860/5124 Portrait/Entretien
  • 148/5124 Radio
  • 746/5124 TIC pour la santé
  • 333/5124 Propriété intellectuelle
  • 58/5124 Langues/Localisation
  • 1133/5124 Médias/Réseaux sociaux
  • 2087/5124 Téléphonie
  • 200/5124 Désengagement de l’Etat
  • 1031/5124 Internet
  • 120/5124 Collectivités locales
  • 445/5124 Dédouanement électronique
  • 1252/5124 Usages et comportements
  • 1072/5124 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 572/5124 Audiovisuel
  • 3222/5124 Transformation digitale
  • 401/5124 Affaire Global Voice
  • 168/5124 Géomatique/Géolocalisation
  • 328/5124 Service universel
  • 690/5124 Sentel/Tigo
  • 186/5124 Vie politique
  • 1592/5124 Distinction/Nomination
  • 38/5124 Handicapés
  • 731/5124 Enseignement à distance
  • 725/5124 Contenus numériques
  • 616/5124 Gestion de l’ARTP
  • 191/5124 Radios communautaires
  • 1978/5124 Qualité de service
  • 446/5124 Privatisation/Libéralisation
  • 136/5124 SMSI
  • 484/5124 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2795/5124 Innovation/Entreprenariat
  • 1395/5124 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5124 Internet des objets
  • 176/5124 Free Sénégal
  • 704/5124 Intelligence artificielle
  • 213/5124 Editorial
  • 25/5124 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous