OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2015 > Octobre 2015 > « Sama Dieukeur, sama kharite, mon mari, ma moitié »..quand des mariées (…)

« Sama Dieukeur, sama kharite, mon mari, ma moitié »..quand des mariées partagent leur vie de couple sur la toile

jeudi 22 octobre 2015

Usages et comportements

Facebook ! Voilà un réseau social visité à longueur de journée par mille et une personnes.Chacune avec un but bien précis. Dans cet aller pêle-mêle, faut-il faire confiance à l’inconnu ? Est-il possible de recevoir les meilleurs conseils de la part de ses amis ? quand tout ne va pas dans son foyer et via le net ?A qui doit-on vraiment se confier ? en cas de besoin ? Voilà, autant de questions auxquelles Actusen.com, dans sa série de reportages sociétaux, a tenté de répondre, en donnant la parole aux internautes.

Mais les avis sont partagés. Si certains hommes pensent qu’il n’est pas bien d’exposer ses problèmes sur un lieu public, des filles, quant à elles, s’en moquent éperdument et se fichent pas mal des conséquences, pourvu qu’elles y trouvent leur compte.

« Sama Dieukeur, sama kharite, mon mari, ma moitié », « trucs et astuces de femmes », « Femu Djiguene », sont les titres de groupes de rencontres de jeunes filles qui pullulent et s’entrechoquent à longueur de journée sur les réseaux sociaux.

Et drainent la gent féminine de tout âge. A cet effet, Facebook, à l’exception d’être un lieu de discussion, de partage entre amis, est devenu le lieu de prédilection pour causeries de la plupart des jeunes filles principalement, des femmes mariées.

De prime abord, l’idée est de créer des groupes où elles pourront se retrouver pour débattre du seul sujet qui les préoccupe : le mariage et ces mille et une facettes. A commencer par les trucs et astuces, dont une femme nouvellement mariée, doit s’armer pour satisfaire son chocolat doré.

Habituées à ces genres de rencontres sur les réseaux sociaux, elles y deviennent accros et ne peuvent plus s’en passer, au risque de dévoiler leur vie de couple ou « bafouer » leur intimité.

Certaines vont jusqu’à parler de leur intimité

Sur le réseau social Facebook, des filles ont vite fait de se plaire à ce genre de comportement : partager leur vie de couple sur la toile. Les plus osées ou coquines, vont même jusqu’à dévoiler leur intimité à leurs risques et périls.
Il ne se passe plus un jour, sans qu’une dame ne raconte son vécu au quotidien sur la toile. Entre le comportement de son mari et celui de sa belle-mère, tout y passe. Les jeunes dames s’en prennent à cœur joie.

Les publications anonymes deviennent ainsi, en un temps record, les sujets de discussions des jeunes filles. Entre elles, elles se prodiguent des conseils, les unes aux autres. Curieuses et expertes en rien, leur point de vue est parfois trop exagéré et les adeptes de cette pratique, s’exposent souvent, sans le savoir ni mesurer les conséquences et la portée de leurs actes.

Lesquelles, pour la plupart du temps, sont négatives et contraires aux bonnes mœurs. Mariée depuis 2007, Madame Diop révèle qu’elle n’a jamais partagé sa vie de couple sur la toile, ni diffuser les photos de ses enfants, encore moins celle de son époux. En effet, Mme Diop dit avoir une autre conception des choses, contraire à celle des dames mariées ou pas de son âge.

« Facebook est juste un moyen de retrouver des amis du Collège et du Lycée perdus de vue. Qui me connait, sait que je n’étale pas ma vie sur Facebook », se contente-t-elle de donner, comme réponse.

Partager ses problèmes sur Facebook, que Dieu m’en préserve

Tout comme elle, Maimouna, mariée il y a de cela quelques mois. La jeune dame est tout aussi contre les révélations de la vie de couple sur les réseaux sociaux « Partager ses problèmes sur Facebook, que Dieu m’en préserve », lance-t-elle, dans un fou rire.

Avant de détailler. : « personnellement, j’ai toujours détesté ça. Il n’y a pas un problème, qu’on peut régler dans un couple, si tout le monde s’y met. Le jour où j’aurai un problème de couple, ce que je ne souhaite pas, je préfère en discuter avec mon mari, sans que personne ne le sache », confie-t-elle, estimant que les problèmes de couple se doivent de se résoudre dans l’intimité des foyers.

Seynabou, célibataire : « le bon sens serait de se confier à sa maman, à des proches, au lieu de… »

Je trouve que les jeunes filles, qui étalent leur vie sur Facebook, sont en perte de repères

Seynabou, âgée d’à peine vingt berges, y met son grain de sel. Célibataire, la jeune fille au teint noir, taille moyenne, de dire : « oui, je t’aime, la bague au doigt » mais, croit savoir quelque chose sur le sujet, malgré son jeune âge.
Elle souligne la manière dont une bonne épouse doit se comporter. « Je trouve que les jeunes filles, qui étalent leur vie sur Facebook, sont en perte de repères. Quand cela ne va pas dans son ménage, le bon sens voudrait qu’on s’en ouvre à sa maman”, théorise-t-elle.

Poursuivant, elle ajoute : “on ne peut pas recevoir meilleurs conseils que ceux de sa génitrice », explique la jeune fille, toute fière de disserter sur le sujet. Mieux, Seynabou souligne que, dans le cas contraire, « il vaut mieux se tourner du côté de sa belle-mère”. C’est la même chose. “Car il faut éviter d’en parler aux inconnus », conseille-t-elle.

Une idée mal conçue par certains hommes

Cette façon de faire des filles ne passe pas inaperçue aux yeux de la gente masculine. « Je pense, à mon humble avis, que ce n’est pas une bonne chose. Les problèmes de couple doivent rester à la maison », nous dit El Hadj, un étudiant la Faculté de Sciences juridiques et politiques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Exposer sa vie sur Facebook n’est pas quelque chose que j’aime
« Il ne faut pas étaler ses problèmes dans les réseaux sociaux. On ne peut savoir avec exactitude, qui pourrait y avoir accès et l’utilisation qui pourrait en résulter. Ce n’est vraiment pas sûr », préconise-t-il.

Sa position avant-gardiste rejoint celle de Tapha, un autre jeune marié et interrogé sur le sujet.

« Exposer sa vie sur Facebook n’est pas quelque chose que j’aime. Si j’ai un problème avec mon épouse, nous devons le régler en interne ou aller voir les parents”, explique-t-il.

Car, selon lui, “si on expose ses problèmes surtout chez la femme, on peut lui donner de mauvais conseils qui peuvent lui causer du tort, plus tard », prévient Tapha.

Ainsi, si le développement de la technologie a permis de dialoguer, et partager et discuter sur les réseaux sociaux, tel que Facebook avec toutes les conséquences négatives que l’on connait, il serait, sans doute, nécessaire de se poser la question de savoir, s’il n’est pas temps de revenir à nos us et coutumes.

(Source : Social net Link, 21 octobre 2015)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2157/2442 Régulation des télécoms
  • 173/2442 Télécentres/Cybercentres
  • 1651/2442 Economie numérique
  • 870/2442 Politique nationale
  • 2442/2442 Fintech
  • 256/2442 Noms de domaine
  • 930/2442 Produits et services
  • 726/2442 Faits divers/Contentieux
  • 368/2442 Nouveau site web
  • 2388/2442 Infrastructures
  • 853/2442 TIC pour l’éducation
  • 93/2442 Recherche
  • 121/2442 Projet
  • 1625/2442 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 916/2442 Sonatel/Orange
  • 792/2442 Licences de télécommunications
  • 137/2442 Sudatel/Expresso
  • 500/2442 Régulation des médias
  • 637/2442 Applications
  • 524/2442 Mouvements sociaux
  • 810/2442 Données personnelles
  • 63/2442 Big Data/Données ouvertes
  • 296/2442 Mouvement consumériste
  • 180/2442 Médias
  • 321/2442 Appels internationaux entrants
  • 802/2442 Formation
  • 47/2442 Logiciel libre
  • 996/2442 Politiques africaines
  • 488/2442 Fiscalité
  • 83/2442 Art et culture
  • 290/2442 Genre
  • 842/2442 Point de vue
  • 515/2442 Commerce électronique
  • 731/2442 Manifestation
  • 159/2442 Presse en ligne
  • 62/2442 Piratage
  • 102/2442 Téléservices
  • 453/2442 Biométrie/Identité numérique
  • 153/2442 Environnement/Santé
  • 168/2442 Législation/Réglementation
  • 176/2442 Gouvernance
  • 873/2442 Portrait/Entretien
  • 72/2442 Radio
  • 370/2442 TIC pour la santé
  • 138/2442 Propriété intellectuelle
  • 29/2442 Langues/Localisation
  • 532/2442 Médias/Réseaux sociaux
  • 968/2442 Téléphonie
  • 95/2442 Désengagement de l’Etat
  • 505/2442 Internet
  • 57/2442 Collectivités locales
  • 204/2442 Dédouanement électronique
  • 551/2442 Usages et comportements
  • 513/2442 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 275/2442 Audiovisuel
  • 1547/2442 Transformation digitale
  • 191/2442 Affaire Global Voice
  • 78/2442 Géomatique/Géolocalisation
  • 159/2442 Service universel
  • 330/2442 Sentel/Tigo
  • 87/2442 Vie politique
  • 764/2442 Distinction/Nomination
  • 17/2442 Handicapés
  • 349/2442 Enseignement à distance
  • 341/2442 Contenus numériques
  • 292/2442 Gestion de l’ARTP
  • 89/2442 Radios communautaires
  • 872/2442 Qualité de service
  • 216/2442 Privatisation/Libéralisation
  • 66/2442 SMSI
  • 235/2442 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1440/2442 Innovation/Entreprenariat
  • 670/2442 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2442 Internet des objets
  • 85/2442 Free Sénégal
  • 289/2442 Intelligence artificielle
  • 97/2442 Editorial
  • 2/2442 Gaming/Jeux vidéos
  • 12/2442 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous