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Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2024 > Mars 2024 > Réponses aux question fréquemment posées sur la panne du câble sous-marin de (…)

Réponses aux question fréquemment posées sur la panne du câble sous-marin de MainOne

vendredi 15 mars 2024

Qualité de service

1. Quelle est la cause de la panne du réseau ?

Le jeudi 14 mars 2024, à 7h43 GMT, nous avons rencontré une panne sur le réseau MainOne. Les conclusions préliminaires et les investigations plus approfondies ont révélé que la panne était due à un incident externe ayant entraîné une coupure de notre système de câbles sous-marins, dans l’océan Atlantique au large de la Côte d’Ivoire, le long de la côte de l’Afrique de l’Ouest.

2. Combien de temps durera cette panne ? Et quand pensez-vous que les réparations seront terminées ?

Nous avons un accord de maintenance avec Atlantic Cable Maintenance and Repair Agreement (ACMA) pour fournir des services de réparation du câble sous-marin. Il faut d’abord identifier et affecter un navire, le navire doit récupérer les pièces de rechange nécessaires à la réparation, puis naviguer vers l’emplacement de la panne pour effectuer les travaux de réparation. Ensuite, afin de terminer la réparation, la section affectée du câble sous-marin devra être tirée des fonds marins jusqu’au navire où elle sera épissée par des techniciens qualifiés. Après la réparation, les joints seront inspectés et testés pour déceler tout défaut, puis le câble sous-marin sera redescendu jusqu’au fond marin et guidé vers une bonne position. Ce processus peut prendre 1 à 2 semaines pour les réparations, tandis qu’environ 2 à 3 semaines de temps de transit peuvent être nécessaires pour que le navire récupère les pièces de rechange et navigue de l’Europe vers l’Afrique de l’Ouest une fois le navire mobilisé.

3. Qu’est-ce qui a pu causer la panne en mer ?

La plupart des défauts des câbles sous-marins résultent d’activités humaines telles que la pêche et le mouillage dans les eaux peu profondes près des côtes, de catastrophes naturelles telles que les tremblements de terre, les glissements de terrain et enfin de pannes d’équipement. Compte tenu de la distance de la terre et de la profondeur du câble d’environ 3 km au point de faille, toute cause d’origine humaine – ancres de navires, pêche, forage, etc. a été immédiatement exclue. Notre analyse préliminaire suggère qu’une certaine forme d’activité sismique sur le fond marin a entraîné une rupture du câble, mais nous obtiendrons plus de données lorsque le câble sera récupéré lors de l’opération de réparation.

4. Est-il probable que cette coupure de câble soit intentionnelle ?

Peu probable étant donné l’emplacement et la profondeur du câble, et comme indiqué ci-dessus, nous avons de fortes indications sur la cause probable.

5. Quels navires spécifiques sont affectés à la réparation des dégâts, et pouvez-vous fournir des détails à ce sujet ?

Nous travaillons avec l’Atlantic Cable Maintenance and Repair Agreement (ACMA) qui déploiera le navire et ne sommes pas en mesure de fournir plus d’informations pour le moment.

6. Qu’est-ce que cela signifie pour nos clients ?

Les services internationaux sur notre câble au sud de l’atterrissage au Sénégal ont été perturbés. Cela a entraîné une panne des services Internet pour la majorité de nos clients. Nous reconnaissons l’impact de la panne et travaillons sans relâche pour mettre à disposition une capacité de restauration pour un soulagement temporaire, lorsque cela est possible. Malgré que nous disposions d’une capacité de restauration préconfigurée sur d’autres systèmes de câble, malheureusement, ces systèmes de câble sont également actuellement en panne. Depuis, nous avons acquis de la capacité sur les réseaux de câblodistribution disponibles, mais nous n’avons pas trouvé de capacité facilement disponible pour rétablir complètement les services à tous nos clients.

7. MainOne a déclaré un cas de force majeure ; cela signifie-t-il que nous ne paierons pas de pénalités pour interruption de service ?

Un cas de force majeure décrit une activité indépendante de notre contrôle raisonnable, par ex. émeutes, tremblements de terre, etc. Les contrats commerciaux incluent généralement une telle clause qui permet aux prestataires de services de suspendre leurs obligations contractuelles pendant la durée de ces perturbations. Néanmoins, nous nous efforçons de fournir des services de restauration au plus grand nombre possible de nos clients et de terminer les réparations du système de câbles en un temps record.

8. Comment se fait-il que MainOne soit prompt à déclarer un cas de force majeure ?

MainOne a déclaré un cas de force majeure à la suite des tests du système de câble et lorsque nous disposions de suffisamment de données techniques issues de l’évaluation préliminaire pour indiquer qu’une activité sous-marine en était la cause probable. Nous pensons qu’il est important d’informer nos clients des détails du problème étant donné l’ampleur de la situation afin de définir leurs attentes et de prendre des dispositions d’urgence pendant que les réparations sont en cours.

9. Comment se fait-il que MainOne n’ait pas mis en place un plan de redondance suffisant pour atténuer les interruptions de service ?

MainOne a des accords de restauration avec d’autres opérateurs, mais malheureusement, ces systèmes de câbles sont également touchés par des pannes en ce moment. Notre câble sous-marin transporte une partie importante du trafic international vers l’Afrique de l’Ouest et fournit des services à plusieurs pays, d’où l’ampleur de l’impact.

10. Que se passe-t-il maintenant ?

Nous rétablissons activement les services dans la mesure du possible et mobilisons un navire pour sa réparation et nous informerons dès fois que nous aurons plus de détails.

11. Comment pouvons-nous mieux protéger notre câble sous-marin afin que cette panne ne se reproduise plus ?

Le câble MainOne est très bien protégé, comme le montre le nombre d’incidents survenus sur notre système de câble depuis sa création en 2010. Nous avons pris les devants en Afrique de l’Ouest en créant le Comité international de protection des câbles (ICPC) et en organisant des associations de propriétaires de câbles marins au Nigeria et au Ghana, qui sensibilisent aux avantages stratégiques des câbles sous-marins et aux réglementations et mesures proactives visant à minimiser les dommages aux câbles sous-marins.

Nous sommes très optimistes sur le fait que notre câble sera réparé comme prévu et que les services seront entièrement rétablis afin que nous puissions continuer à fonctionner avec l’intégrité continue du câble sous-marin.

(Source MainOne, 15 mâts 2024)
Mars


Traduit de l’anglais par Osiris

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