OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2003 > Août > Réinsertion sociale : Quand des « bonnes » gèrent un cyber

Réinsertion sociale : Quand des « bonnes » gèrent un cyber

lundi 18 août 2003

Genre

Immeuble Jëf-Jël au quartier Hersent à Thiès. Au deuxième étage de l’imposant édifice, une plaque annonce un cyber. Quoi de plus naturel dans ce quartier des plus populeux de Thiès et quelque peu distant du centre ville. Avec la floraison des cyber dans la ville, celui installé à l’immeuble Jëf-Jël ne peut être que tout « bénéf » pour les jeunes du coin, de plus en plus attirés par les merveilles du net.

Particularité du site : il va être géré par un groupe de jeunes filles, une quinzaine au total, pour la plupart d’anciennes employées de maisons habitant les quartiers Cité Senghor et Hersent. Des quartiers défavorisés, selon la terminologie en vogue dans la politique de lutte contre la pauvreté. C’est du reste cet aspect économique qui est à la base de l’arrivée des quinze filles au cyber de l’immeuble Jëf-Jël. En fait, vu leurs conditions sociales fort modestes, rien ne présageait de la venue de ces adolescentes dans un cyber pour le gérer.

L’histoire de ces jeunes filles est liée au Centre Emmanuel, une structure à caractère social qui s’occupe de la prise en charge des jeunes filles domestiques, en vue de leur réinsertion sociale dans leur milieu d’origine, généralement le milieu rural. Avec son antenne établie à Thiès en avril 2001, le Centre Emmanuel a pris en main 236 jeunes filles adolescentes, pour la plupart des bonnes. Ces filles ont vu leur capacité renforcée dans les domaines de la santé et de la reproduction, des « compétences de la vie », de l’éducation de base et dans le combat contre les violences et les abus sexuels, etc.

TROIS ANS D’ALPHABETISATION

Parallèlement, a été mené un programme d’alphabétisation qui doit théoriquement durer trois ans. Un programme du reste bien apprécié par les filles, si l’on en juge par le nombre sans cesse croissant qui a manifesté de l’intérêt à le faire dans les classes d’alphabétisation ouvertes dans les écoles élémentaires Kaba Sall et Demba Diakhaté. Dispensées l’après-midi pour permettre aux bonnes en activité d’y prendre part, les séances d’alphabétisation et les causeries sur les autres thèmes au programme des enseignements du Centre ont permis de mieux apprécier le niveau des adolescentes.

Cela a permis de retenir un groupe « jugé bon » d’une vingtaine de jeunes filles pour les mettre à l’informatique, grâce au soutien du projet de renforcement des adolescentes qui a démarré en mars 2002. Dans ce lot de filles, la majorité n’a pas dépassé le cycle élémentaire et celles qui n’ont pas été domestiques de maison se comptent sur les doigts d’une main. Soit elles sont à la maison à ne rien faire, soit elles sont vendeuses au coin d’une rue, à la gare routière ou au marché. Leur nouvelle occupation d’apprenant des bases de l’informatique obtenue gratuitement auprès du Centre Emmanuel éloigne tout ce petit monde de leurs activités antérieures.

Maintenant, tout est pour l’initiation au précieux outil. Les cours sont assurés en wolof, pendant une quinzaine de jours, par quatre moniteurs du projet de renforcement des adolescentes, entre novembre et décembre 2002. Une deuxième cohorte, d’une quinzaine de filles sélectionnées dans les mêmes conditions que la première, subira la même formation de deux semaines, entre avril et mai.

C’est principalement le premier groupe formé qui gère aujourd’hui le cyber des bonnes, sous la supervision de l’équipe locale du Centre Emmanuel que dirige François Serge Badji. De vingt filles au départ, le groupe s’est réduit à une quinzaine avec le mariage de cinq d’entre elles. Elles sont constituées en groupes qui se relaient dans la semaine dans la gestion du cyber. Cette gestion qui vient de démarrer, il y a tout juste une dizaine de jours, après une cérémonie de lancement tout en couleurs, avec la présence du directeur de la jeunesse et des principaux soutiens que sont l’Unicef et le Fonds des Nations-Unies pour le partenariat interechange (Unfip), semble augurer de bonnes perspectives, si l’on en juge par les premières fréquentations et l’engouement que le cyber suscite, notamment chez les autres filles du Centre Emmanuel. On envisage d’ailleurs d’autres sessions de formation pour les filles qui le désirent, toujours avec l’appui du Projet de renforcement des capacités des adolescentes.

VERS LA CREATION D’UN GIE

Pour celles déjà formées dont le groupe qui a été responsabilisé au niveau de la gestion du cyber, cela ne saurait constituer une fin en soi. Le souhait de François Serge Badji, c’est de les voir dépasser leur ancien statut de bonnes pour faire autre chose. Une réinsertion pour tout dire. Ce à quoi elles aspirent toutes, depuis qu’elles ont mis un doigt sur un clavier. Les perspectives ne manquent pas, du moins dans un programme du projet à venir et où il est question de mettre en place un Gie et de développer un volet miro crédit. Ce serait un peu dans la continuité du financement de la transformation des fruits et légumes au profit de soixante jeunes filles déshéritées à Pire (département de Tivaouane), toujours à l’actif du Projet de renforcement des capacités des adolescentes.

En attendant, les « bonnes » informaticiennes ne manquent pas de rêves. Qui pour gérer leurs propres cyber, d’autres pour aller travailler dans un bureau ou servir dans un projet. Leur statut d’ex-domestiques, elles ont oublié ou presque. D’autre part avec les fondamentaux de l’informatique qu’ils ont appris, le souhait de leurs encadreurs est de les voir les démultiplier chez les autres. Soit à titre privé, soit par le canal du Centre Emmanuel.

Birane GNING

(Source : Le Quotidien 18 aout 2003)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4500/5248 Régulation des télécoms
  • 351/5248 Télécentres/Cybercentres
  • 3507/5248 Economie numérique
  • 2458/5248 Politique nationale
  • 5248/5248 Fintech
  • 524/5248 Noms de domaine
  • 2223/5248 Produits et services
  • 1472/5248 Faits divers/Contentieux
  • 865/5248 Nouveau site web
  • 5046/5248 Infrastructures
  • 1683/5248 TIC pour l’éducation
  • 187/5248 Recherche
  • 244/5248 Projet
  • 3564/5248 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1849/5248 Sonatel/Orange
  • 1632/5248 Licences de télécommunications
  • 296/5248 Sudatel/Expresso
  • 1013/5248 Régulation des médias
  • 1336/5248 Applications
  • 1074/5248 Mouvements sociaux
  • 1690/5248 Données personnelles
  • 126/5248 Big Data/Données ouvertes
  • 599/5248 Mouvement consumériste
  • 365/5248 Médias
  • 684/5248 Appels internationaux entrants
  • 1660/5248 Formation
  • 161/5248 Logiciel libre
  • 2487/5248 Politiques africaines
  • 1112/5248 Fiscalité
  • 167/5248 Art et culture
  • 578/5248 Genre
  • 1694/5248 Point de vue
  • 1116/5248 Commerce électronique
  • 1481/5248 Manifestation
  • 323/5248 Presse en ligne
  • 134/5248 Piratage
  • 204/5248 Téléservices
  • 1005/5248 Biométrie/Identité numérique
  • 310/5248 Environnement/Santé
  • 339/5248 Législation/Réglementation
  • 523/5248 Gouvernance
  • 1803/5248 Portrait/Entretien
  • 146/5248 Radio
  • 795/5248 TIC pour la santé
  • 365/5248 Propriété intellectuelle
  • 58/5248 Langues/Localisation
  • 1063/5248 Médias/Réseaux sociaux
  • 1944/5248 Téléphonie
  • 195/5248 Désengagement de l’Etat
  • 1019/5248 Internet
  • 121/5248 Collectivités locales
  • 470/5248 Dédouanement électronique
  • 1261/5248 Usages et comportements
  • 1040/5248 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 567/5248 Audiovisuel
  • 3911/5248 Transformation digitale
  • 388/5248 Affaire Global Voice
  • 159/5248 Géomatique/Géolocalisation
  • 317/5248 Service universel
  • 667/5248 Sentel/Tigo
  • 177/5248 Vie politique
  • 1529/5248 Distinction/Nomination
  • 35/5248 Handicapés
  • 692/5248 Enseignement à distance
  • 690/5248 Contenus numériques
  • 587/5248 Gestion de l’ARTP
  • 190/5248 Radios communautaires
  • 1765/5248 Qualité de service
  • 434/5248 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5248 SMSI
  • 466/5248 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2752/5248 Innovation/Entreprenariat
  • 1353/5248 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5248 Internet des objets
  • 172/5248 Free Sénégal
  • 773/5248 Intelligence artificielle
  • 196/5248 Editorial
  • 2/5248 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5248 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous