OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2009 > Septembre > Rebondissement dans l’affaire Walf/Bsda : Le juge des référés ordonne la (…)

Rebondissement dans l’affaire Walf/Bsda : Le juge des référés ordonne la restitution du matériel saisi

mercredi 2 septembre 2009

Propriété intellectuelle

Selon le juge des référés, le Bsda a outrepassé ses droits en organisant la suspension des programmes de Walf Tv et radio. Il a ordonné la remise immédiate par le Bsda du matériel saisi le 27 août dernier. Cette nouvelle mesure prise au sujet du différend qui oppose l’entreprise de Sidy Lamine Niasse à la structure que dirige Mme Diabi Sybi, est intervenue hier dans la soirée, après la rencontre que le Premier Ministre Souleymane Ndéné Ndiaye a accordé au Pdg de Walfadjri et son équipe.

Les travailleurs du groupe WalFadjri avaient prévu de descendre dans les rues de Dakar, pour protester contre la suspension des programmes leur radio et télévision. Ce n’est certainement plus opportun. Hier, devant le juge des référés pour l’affaire qui les oppose au Bsda, ils ont eu raison sur l’organisme de gestion collective qui, de l’avis du juge, ne devrait pas, procéder à la saisie de matériel et à la fermeture de Walf Tv et radio. Le Bsda est, par conséquent, sommé de « retourner dans le plus bref délai (immédiatement) le matériel qu’il a saisi au niveau de Walfadjri, au risque de devoir payer une amende de 10 millions par jour ».

En clair, selon le juge des référés « le Bsda n’a aucun droit de procéder à la saisie d’un matériel encore moins de fermer une radio ou une télévision » informe Aïssatou Diop Fall, la directrice des programmes de Walf Tv, qui au sortir de cette audience, a signifié sa « totale satisfaction ». « Je suis totalement comblée de cette nouvelle mesure prise par le juge des référés. Nous venons de gagner devant le Bsda qui s’est fait petit au final. C’est une victoire  ! Une victoire du groupe Walfadjri qui jamais ne mourra contrairement à ce qu’ont toujours voulu nos détracteurs », déclare Aïssatou Diop Fall qui croit savoir que la presse « s’est rangée du côté du Bsda ». « Nous n’avions reçu le soutien de personne. Il y a eu une opération de dénigrement dans la presse contre le groupe Walfadjri et son patron Sidy Lamine Niasse. Et nous avions constaté que la presse ne nous a pas apporté son soutien. Cela a été notre seul combat contre tous. Mais Dieu est grand, nous venons de gagner » insiste-t-elle.

Interpellée sur ce retournement de situation alors que le groupe Walfadjri avait interjeté appel et que l’audience n’était prévue que pour le 18 novembre prochain, Aïssatou Diop Fall précise  : « Le premier juge Waly Faye s’est totalement trompé en rédigeant l’ordonnance qui a permis au Bsda de réaliser sa forfaiture. Il s’est fondé sur une loi qui n’existe plus. Une loi qui a été abrogée au Sénégal depuis belle lurette. » Aussi, la directrice des programme de Walf Tv de signaler que « si la loi a été finalement dite comme il se doit, c’est grâce au soutien de certaines bonnes volontés, à l’instar de Mme Aïda Diongue et de quelques ministres, mais notamment du Premier Ministre qui après avoir reçu ce matin (Ndlr  : hier) l’équipe de Walfadjri, n’a pas manqué de reconnaître au regard des documents qui lui ont été présentés, qu’il y a eu abus et que le Bsda ne devrait pas aller jusqu’à la suspension de la télévision et de la radio ».

Pour sa part, Aziz Dieng, le Président du conseil d’administration du Bsda confirme qu’une nouvelle ordonnance a été envoyée au Bsda afin que soit retourné à Walf son matériel. Pas trop bavard, il indique juste que « c’est une question juridique. Nous sommes avec nos avocats qui vont se pencher sur cette nouvelle donne et ils pourront mieux nous indiquer ce qui se fera de mieux ». Aussi M. Dieng se demande  : « Comment peut-on gagner sans avoir raison  ? »

Pour rappel, c’est le jeudi 27 août 2009, que le Bureau sénégalais des droits d’auteur (Bsda) avait procédé à la fermeture de Walfadjri Télévision et radio. Depuis lors, plusieurs autorités ainsi que certaines organisations se sont levées pour protester contre l’ordonnance ayant permis de procéder à cette suspension. C’est le cas par exemple de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho), qui, dans un communiqué parvenu hier à la Rédaction, exprime sa profonde tristesse face à ce conflit « totalement absurde qui oppose le Bsda au groupe de presse Walfadjri. Ce conflit ayant abouti à une décision de justice absurde, grave et catastrophique sur tous les plans avec la suspension des programmes de la radio et la télévision de Walf ».
Exhortant les deux parties à engager des négociations, l’organisation de défense des droits humains demande à l’Etat de prendre « immédiatement toutes les initiatives utiles pour la reprise des émissions ». Et d’inviter « solennellement les parties en conflit à privilégier des solutions négociées dans un climat apaisé et serein pour l’intérêt du Sénégal ». Puisqu’à l’analyse de la Raddho, « une telle décision prive le groupe de recettes et les artistes d’un formidable moyen de promotion de leurs œuvres, les auditeurs et téléspectateurs de Walf du Sénégal et à travers le monde sont privés de leur émission préférée et pire encore, les travailleurs sont sans leur outil de travail ». Toute chose qui du reste amènent Alioune Tine et ses collègues à faire remarquer qu’« aucune des deux parties et encore moins les populations n’ont intérêt à laisser perdurer cette situation pour le moins dévastatrice pour l’image du Sénégal et son pluralisme démocratique et médiatique ».

Gilles Arsène Tchedji

(Source : Le quoitiden, 2 septembre 2009)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 5435/5969 Régulation des télécoms
  • 406/5969 Télécentres/Cybercentres
  • 4358/5969 Economie numérique
  • 2201/5969 Politique nationale
  • 5969/5969 Fintech
  • 636/5969 Noms de domaine
  • 2340/5969 Produits et services
  • 1800/5969 Faits divers/Contentieux
  • 842/5969 Nouveau site web
  • 5827/5969 Infrastructures
  • 2251/5969 TIC pour l’éducation
  • 220/5969 Recherche
  • 279/5969 Projet
  • 4345/5969 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2177/5969 Sonatel/Orange
  • 1923/5969 Licences de télécommunications
  • 335/5969 Sudatel/Expresso
  • 1185/5969 Régulation des médias
  • 1499/5969 Applications
  • 1258/5969 Mouvements sociaux
  • 2025/5969 Données personnelles
  • 318/5969 Big Data/Données ouvertes
  • 702/5969 Mouvement consumériste
  • 437/5969 Médias
  • 754/5969 Appels internationaux entrants
  • 2126/5969 Formation
  • 114/5969 Logiciel libre
  • 2530/5969 Politiques africaines
  • 1154/5969 Fiscalité
  • 246/5969 Art et culture
  • 672/5969 Genre
  • 2072/5969 Point de vue
  • 1228/5969 Commerce électronique
  • 1759/5969 Manifestation
  • 370/5969 Presse en ligne
  • 146/5969 Piratage
  • 232/5969 Téléservices
  • 1203/5969 Biométrie/Identité numérique
  • 375/5969 Environnement/Santé
  • 401/5969 Législation/Réglementation
  • 511/5969 Gouvernance
  • 2114/5969 Portrait/Entretien
  • 176/5969 Radio
  • 879/5969 TIC pour la santé
  • 318/5969 Propriété intellectuelle
  • 71/5969 Langues/Localisation
  • 1291/5969 Médias/Réseaux sociaux
  • 2479/5969 Téléphonie
  • 226/5969 Désengagement de l’Etat
  • 1356/5969 Internet
  • 141/5969 Collectivités locales
  • 484/5969 Dédouanement électronique
  • 1404/5969 Usages et comportements
  • 1254/5969 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 632/5969 Audiovisuel
  • 4124/5969 Transformation digitale
  • 459/5969 Affaire Global Voice
  • 222/5969 Géomatique/Géolocalisation
  • 456/5969 Service universel
  • 761/5969 Sentel/Tigo
  • 215/5969 Vie politique
  • 1843/5969 Distinction/Nomination
  • 38/5969 Handicapés
  • 855/5969 Enseignement à distance
  • 819/5969 Contenus numériques
  • 671/5969 Gestion de l’ARTP
  • 206/5969 Radios communautaires
  • 2398/5969 Qualité de service
  • 515/5969 Privatisation/Libéralisation
  • 151/5969 SMSI
  • 608/5969 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3442/5969 Innovation/Entreprenariat
  • 1597/5969 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 50/5969 Internet des objets
  • 199/5969 Free Sénégal
  • 878/5969 Intelligence artificielle
  • 226/5969 Editorial
  • 24/5969 Gaming/Jeux vidéos
  • 31/5969 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous