OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2016 > Juin 2016 > RD Congo : la brusque envolée des prix de l’internet passe mal

RD Congo : la brusque envolée des prix de l’internet passe mal

samedi 11 juin 2016

Régulation des télécoms

Le mécontentement gronde parmi la population face à une envolée brutale des prix de l’internet en République démocratique du Congo, où gouvernement et opérateurs de télécommunications se renvoient mutuellement la responsabilité de cette hausse.

Fin mai, le groupe sud-africain Vodacom, premier opérateur de télécommunications du pays a commencé à faire payer 100 dollars (88 euros) au lieu de 28 dollars son forfait mensuel pour 4 Gbit de données.

Chez le groupe français Orange, numéro 2 avec le rachat et l’intégration en cours de son concurrent Tigo, le forfait équivalent a presque doublé, passant de 35 à 62 dollars, tandis que le prix du forfait 5 Gbit triplait chez Airtel, filiale du groupe indien Bharti.

Pour le même prix qu’avant, « je n’arrive plus à télécharger que trois fichiers » de schémas, se plaint Lupsin Enginzi, étudiant en architecture à Kinshasa, à la sortie d’un point de vente.

« Notre budget a quasiment quintuplé », témoigne Israël Mutala, directeur du site d’agrégation d’informations 7sur7.cd. La fréquentation du site chute et « nous sommes asphyxiés », ajoute-t-il.

Un député de la majorité, Patrick Muyaya, a demandé au gouvernement de venir répondre aux questions des élus en séance. Dans un entretien à l’AFP, il invite l’État à prendre des mesures pour faire « baisser au plus bas les prix » de l’accès à internet.

L’immense majorité de la population congolaise se débat dans la grande pauvreté et l’accès au web est loin d’être à la portée de tous, mais la hausse généralisée des tarifs entretient une rumeur selon laquelle le gouvernement chercherait à empêcher les gens de communiquer ou de s’informer.

« Moi je crois que c’est politique », déclare ainsi Ezbora Lubamba, gestionnaire d’un cybercafé, rappelant le « black-out » de janvier 2015, lorsque les réseaux sociaux et services de messagerie avaient été coupés pendant plusieurs semaines, sur ordre du gouvernement, à la suite d’émeutes hostiles au président Joseph Kabila.

La RDC est habituée à la violence politique. La perspective d’une présidentielle avant la fin de l’année s’éloigne chaque jour et la crispation grandit entre la majorité et l’opposition à M. Kabila, dont le mandat s’achève en décembre et à qui la Constitution interdit de se représenter.

Jeudi, l ?Union nationale de la presse du Congo, réputée proche du pouvoir, a publié un communiqué dénonçant la hausse des prix de l’internet comme « une répression qui ne veut pas dire son nom ».

– Harcèlement fiscal –

« Faux et archi-faux », répond le ministre des Télécommunications Thomas Luhaka, qui a demandé fin mai à l’autorité de régulation du secteur d’enquêter sur la hausse des tarifs qui, selon lui « frise » l’entente illégale.

Les opérateurs, eux, se font discrets. Mais plusieurs sources au sein de l’industrie expliquent que la hausse a des raisons exclusivement économiques.

Fin 2015, « nous, tous les opérateurs, avions prévenu que nous ne pouvions plus continuer comme cela », déclare-t-on ainsi dans l’équipe de direction d’un opérateur.

Mais le gouvernement a été sourd à cette supplique, ajoute-t-on, en référence à la hausse de la taxe sur le chiffre d’affaire, augmentée d’un point dans la loi de finances 2016 pour atteindre 3%.

La hausse des prix est « normale » en ce qu’elle correspond à une réalité économique, dit-on chez un autre opérateur.

Alors que les finances publiques sont durement frappées par la baisse des cours des matières premières et que les compagnies minières tirent la langue, les opérateurs se plaignent d’un véritable « harcèlement fiscal ».

Mi-mars, ils ont été contraints de mettre en oeuvre une coûteuse procédure d’identification des abonnés au cours de laquelle ils disent avoir perdu 10 à 20% de clients.

En avril, alors que la monnaie nationale dévissait par rapport au dollar, entraînant une certaine inflation, le gouvernement les a empêchés d’ajuster le prix de vente des recharges téléphoniques.

« Nous travaillions à perte sur la data » et tant que la téléphonie permettait de compenser, c’était tenable, mais on ne peut pas poursuivre indéfiniment une politique « ruineuse », explique-t-on chez un opérateur.

« Deux groupes qui vendaient particulièrement à perte ont craqué et relevé leurs prix. Tout le monde s’observe et très vite les autres ont suivi », dit un autre, « il n’y a rien de coordonné ».

(Source : Jeune Afrique, 11 juin 2016)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4436/5549 Régulation des télécoms
  • 357/5549 Télécentres/Cybercentres
  • 3694/5549 Economie numérique
  • 1784/5549 Politique nationale
  • 4950/5549 Fintech
  • 537/5549 Noms de domaine
  • 2087/5549 Produits et services
  • 1517/5549 Faits divers/Contentieux
  • 747/5549 Nouveau site web
  • 5549/5549 Infrastructures
  • 2153/5549 TIC pour l’éducation
  • 190/5549 Recherche
  • 250/5549 Projet
  • 4601/5549 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1858/5549 Sonatel/Orange
  • 1655/5549 Licences de télécommunications
  • 282/5549 Sudatel/Expresso
  • 1016/5549 Régulation des médias
  • 1359/5549 Applications
  • 1357/5549 Mouvements sociaux
  • 1749/5549 Données personnelles
  • 141/5549 Big Data/Données ouvertes
  • 602/5549 Mouvement consumériste
  • 385/5549 Médias
  • 657/5549 Appels internationaux entrants
  • 1621/5549 Formation
  • 95/5549 Logiciel libre
  • 2170/5549 Politiques africaines
  • 1079/5549 Fiscalité
  • 173/5549 Art et culture
  • 592/5549 Genre
  • 1850/5549 Point de vue
  • 1163/5549 Commerce électronique
  • 1481/5549 Manifestation
  • 323/5549 Presse en ligne
  • 125/5549 Piratage
  • 211/5549 Téléservices
  • 952/5549 Biométrie/Identité numérique
  • 390/5549 Environnement/Santé
  • 615/5549 Législation/Réglementation
  • 362/5549 Gouvernance
  • 1781/5549 Portrait/Entretien
  • 146/5549 Radio
  • 762/5549 TIC pour la santé
  • 281/5549 Propriété intellectuelle
  • 58/5549 Langues/Localisation
  • 1177/5549 Médias/Réseaux sociaux
  • 2014/5549 Téléphonie
  • 193/5549 Désengagement de l’Etat
  • 1042/5549 Internet
  • 115/5549 Collectivités locales
  • 416/5549 Dédouanement électronique
  • 1435/5549 Usages et comportements
  • 1125/5549 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 555/5549 Audiovisuel
  • 3434/5549 Transformation digitale
  • 392/5549 Affaire Global Voice
  • 341/5549 Géomatique/Géolocalisation
  • 412/5549 Service universel
  • 699/5549 Sentel/Tigo
  • 177/5549 Vie politique
  • 1686/5549 Distinction/Nomination
  • 34/5549 Handicapés
  • 706/5549 Enseignement à distance
  • 731/5549 Contenus numériques
  • 590/5549 Gestion de l’ARTP
  • 181/5549 Radios communautaires
  • 2023/5549 Qualité de service
  • 542/5549 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5549 SMSI
  • 533/5549 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2778/5549 Innovation/Entreprenariat
  • 1543/5549 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5549 Internet des objets
  • 173/5549 Free Sénégal
  • 874/5549 Intelligence artificielle
  • 199/5549 Editorial
  • 11/5549 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5549 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous