OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2018 > Octobre 2018 > Projet de Code des télécoms : Les internautes rejettent l’art. 27

Projet de Code des télécoms : Les internautes rejettent l’art. 27

lundi 22 octobre 2018

Liberté d’expression/Censure de l’Internet

Ce n’est plus qu’une question de jours avant que le projet de code des communications électroniques ne soit voté à l’Assemblée nationale. Le conseil des ministres l’a déjà adopté le 6 juin passé. Le hic est « qu’on tend vers une surveillance de masse si ce projet est adopté ». Pour l’ancien membre du collège de l’Artp, l’article 27 dudit projet ouvre une brèche aux opérateurs pour fausser la concurrence et à l’autorité de régulation de nous surveiller. « Avec l’article 27, les opérateurs et l’Artp peuvent décider de ce que les Sénégalais vont voir. Il y a 2 conséquences. Sur l’économie, on aura un internet à double vitesse. On va acheter un passe pour accéder et payer un autre tarif pour avoir un internet rapide. L’Artp et les opérateurs sont les nouveaux directeurs de publication d’internet au Sénégal. On tend doucement vers une surveillance de masse », a déclaré Ndiaga Guèye qui est aussi le président de l’association des utilisateurs des Tic (Asutic), au cours du Ndajé Tweetup tenu le samedi 20 octobre 2018 dernier, où il a été demandé l’amendement du dernier alinéa de l’article 27 dudit projet de code.

Ledit article 27 dit en son fameux dernier alinéa que « l’autorité de régulation peut autoriser ou imposer toute mesure de gestion du trafic qu’elle juge utile pour, notamment, préserver la concurrence dans le secteur des communications électroniques et veiller au traitement équitable des services similaires ». Il sera possible de réduire la bande passante pour accéder à un service au profit d’un autre. L’autorité de régulation peut dire que le site X ne sera pas accessible demain, car il aura beaucoup de trafic et cela risque de ralentir internet. Une situation qu’explique ainsi le journaliste-blogueur Pape Ismaïla Dieng : « La gestion de trafic est différente de celle du contenu. Mais elles sont liées. Prenons l’exemple de la circulation automobile. Gérer ce trafic revient à prendre les décisions pour faciliter le déplacement. Une route à sens unique. Sur internet c’est le même principe. On libère certaines bandes au profit d’autres. On peut se dire que la vidéo bouffe beaucoup de bande, par conséquent on pourrait la lire difficilement. Pour des mesures de gestion du trafic, on peut dire : on va baisser la qualité. On ne pourra plus accéder à une vidéo qui gêne un camp politique. Cela impacte forcément le contenu. Les opérateurs peuvent réduire une bande d’un service concurrent. On ne peut pas décider sur la base d’une probabilité. »

Pour Manel Fall, le conseiller technique au ministère des Postes et télécommunications, venu « parler de la démocratisation de l’accès à internet », il n’est nullement question de gestion du contenu. « Le projet de code parle de la gestion du trafic », a expliqué Manel Fall. Qui estime que l’actuel code des télécommunications n’est pas adopté, c’est pourquoi le gouvernement veut réguler le secteur. En tout état de cause, le journaliste Ibrahima Lissa Faye préfère attirer l’attention sur la capacité à garantir la liberté d’expression. « Les gens sont assez libres. Ils abordent les sujets sensibles même si parfois ils se laissent aller. Le Sénégal a une longue tradition de liberté. Mais elle est menacée aujourd’hui par l’article 27 alinéas 2 et 3 du projet de code des télécommunications. Il donne la possibilité aux opérateurs de gérer le trafic sur internet. On a quitté une situation de liberté pour atterrir dans une incertitude. La transparence de la Présidentielle est menacée », a-t-il dit.

Malick Gaye

(Source : Le Quotidien, 22 octobre 2018)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 9115/10314 Régulation des télécoms
  • 710/10314 Télécentres/Cybercentres
  • 6906/10314 Economie numérique
  • 3604/10314 Politique nationale
  • 10214/10314 Fintech
  • 1107/10314 Noms de domaine
  • 4020/10314 Produits et services
  • 3134/10314 Faits divers/Contentieux
  • 1582/10314 Nouveau site web
  • 10314/10314 Infrastructures
  • 3657/10314 TIC pour l’éducation
  • 391/10314 Recherche
  • 508/10314 Projet
  • 7079/10314 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 3937/10314 Sonatel/Orange
  • 3252/10314 Licences de télécommunications
  • 576/10314 Sudatel/Expresso
  • 2042/10314 Régulation des médias
  • 2612/10314 Applications
  • 2189/10314 Mouvements sociaux
  • 3393/10314 Données personnelles
  • 309/10314 Big Data/Données ouvertes
  • 1292/10314 Mouvement consumériste
  • 744/10314 Médias
  • 1304/10314 Appels internationaux entrants
  • 3341/10314 Formation
  • 196/10314 Logiciel libre
  • 4292/10314 Politiques africaines
  • 2046/10314 Fiscalité
  • 340/10314 Art et culture
  • 1207/10314 Genre
  • 3951/10314 Point de vue
  • 2103/10314 Commerce électronique
  • 3115/10314 Manifestation
  • 649/10314 Presse en ligne
  • 258/10314 Piratage
  • 420/10314 Téléservices
  • 2029/10314 Biométrie/Identité numérique
  • 651/10314 Environnement/Santé
  • 750/10314 Législation/Réglementation
  • 747/10314 Gouvernance
  • 3676/10314 Portrait/Entretien
  • 315/10314 Radio
  • 1571/10314 TIC pour la santé
  • 583/10314 Propriété intellectuelle
  • 116/10314 Langues/Localisation
  • 2228/10314 Médias/Réseaux sociaux
  • 4074/10314 Téléphonie
  • 384/10314 Désengagement de l’Etat
  • 2131/10314 Internet
  • 238/10314 Collectivités locales
  • 839/10314 Dédouanement électronique
  • 2404/10314 Usages et comportements
  • 2112/10314 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 1112/10314 Audiovisuel
  • 6760/10314 Transformation digitale
  • 774/10314 Affaire Global Voice
  • 359/10314 Géomatique/Géolocalisation
  • 674/10314 Service universel
  • 1339/10314 Sentel/Tigo
  • 354/10314 Vie politique
  • 3315/10314 Distinction/Nomination
  • 68/10314 Handicapés
  • 1434/10314 Enseignement à distance
  • 1469/10314 Contenus numériques
  • 1190/10314 Gestion de l’ARTP
  • 360/10314 Radios communautaires
  • 3709/10314 Qualité de service
  • 920/10314 Privatisation/Libéralisation
  • 270/10314 SMSI
  • 989/10314 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 5534/10314 Innovation/Entreprenariat
  • 2753/10314 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 92/10314 Internet des objets
  • 485/10314 Free Sénégal
  • 1597/10314 Intelligence artificielle
  • 403/10314 Editorial
  • 41/10314 Gaming/Jeux vidéos
  • 56/10314 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous