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Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2010 > Octobre > Prix des licences 3G en Afrique : comment sont-ils fixés ?

Prix des licences 3G en Afrique : comment sont-ils fixés ?

jeudi 21 octobre 2010

Licences de télécommunications

A la fin du mois de septembre dernier, Moussa Benhamadi, le Ministre des TICs et de la Poste annonçait le lancement probable des services 3G en Algérie pour 2011. Cette déclaration fait suite à d’autres déclarations similaires de pays africains annonçant leur intention de proposer des licences 3G. Le Gouvernement du Gabon a par exemple lancé en juillet dernier un appel d’offre invitant des opérateurs à construire et à gérer un réseau mobile 3G. Le Burkina Faso et le la Côte d’Ivoire se sont aussi engagés dans cette même voie. Cependant dans de nombreux pays en Afrique sub-saharienne, l’attribution de licence 3G n’a pas encore été faite. En analysant les prix des licences 3G déjà attribuées en Afrique, Isabelle Gross s’interroge sur leur pertinence en tant que modèle pour des régulateurs et des ministres des TICs engagés dans le processus d’attribution de licence 3G.

Le Gouvernement tunisien a récemment attribué une licence 3G à l’opérateur historique Tunisie Telecom pour un montant de 80 millions de dollars US. En Juin 2010, le pays comptait environ 11.5 millions d’usagers de la téléphonie mobile avec Tunisie Telecom détenant une part de marché de l’ordre de 49%. Par conséquent le coût de la licence 3G rapporté au nombre d’abonnés mobiles de Tunisie Telecom se traduit par un coût d’acquisition de 14.2 dollars US par abonné. Dans l’hypothèse ou l’adoption des services 3G ne toucherait que 10% des abonnés mobiles de Tunisie Telecom, le coût d’acquisition de la licence 3G augmenterait à 142 dollars US par abonné, un investissement que l’opérateur peut toujours envisagé d’amortir après quelques années de service.

En 2006, le Maroc a attribué des licences 3G à Maroc Telecom, Meditel et Maroc Connect (mieux connu aujourd’hui sous le label Wana) pour un montant de 40 millions de dollars US chacune. A cette époque, le nombre total d’usagers de la téléphonie mobile s’élevait à environ 16 millions. Si le coût total des licences 3G (120 millions de dollars US) est reporté au nombre d’abonnés au mobile, le coût d’acquisition de la licence 3G équivaut à 7.5 dollars US par abonné.

En mars 2007, les trois plus grands opérateurs mobiles au Nigéria, MTN Nigeria, Celtel Nigeria (qui opère aujourd’hui sous le label Zain et sans doute bientôt sous celui de son nouveau propriétaire, Bharti-Airtel) et Globacom Limited ainsi qu’Alheri Engineering, une société moins connue se sont vus attribuer des licences 3G pour un
montant de 150 millions de dollars US chacune. Le Gouvernement nigérian a quant à lui collecté un montant total de 600 millions de dollars US. A cette époque, le nombre d’usagers de la téléphonie mobile était de l’ordre de 32 millions au Nigéria et le coût d’acquisition de la licence s’établissait donc à environ 19 dollars US par abonné.

Le Kenya a attribué la première licence 3G à l’opérateur mobile Safaricom en 2007 pour un montant de 25 millions de dollars US. Suites aux récentes pressions des autres opérateurs mobiles, l’autorité de régulation des télécoms au Kenya (Communications Commission of Kenya - CCK) a revu à la baisse le prix de la licence 3G. Selon Charles Njoroge, le Directeur Général de la CCK « conformément à notre politique qui nous amène à ajuster de temps à autre le prix des licences pour différents services pour attirer plus d’acteurs dans le marché pour le bénéfice des consommateurs, la CCK vient de réduire récemment le prix initial d’accès au spectre haut-débit de 25 millions de dollars US à 10 millions de dollars US ». Avec quatre opérateurs mobiles en activité, l’autorité de régulation peut compter sur un montant 40 millions de dollars US pour l’attribution des licences 3G. Le Kenya qui compte
environ 20 millions d’abonnés mobiles, a le coût d’acquisition d’une licence 3G par abonné le plus bas à 2 dollars US par abonné.

Lorsque l’Egypte a décidé d’attribuer des licences 3G, l’autorité de régulation des télécoms (National Telecommunication Authority - NTRA) a fixé la barre bien plus haut. Le prix d’une licence 3G (pour l’opérateur historique Mobinil et Vodafone Egypt) a été fixé à 20% du prix de la licence 2G/3G attribué au troisième opérateur mobile en 2006. Comme la valeur de l’offre gagnante pour la troisième licence mobile était de 2.89 milliards de dollars US, le coût d’acquisition d’une licence 3G est passé à 578 millions de dollars US pour Mobinil. Au regard des 8 millions d’abonnés que comptait Mobinil, le coût d’acquisition de licence a été de 73 dollars US par abonné. Si l’on estime que seul 10% de l’ensemble des usagers vont s’abonner à des services 3G, le coût d’acquisition pourrait grimper jusqu’à 730 dollars US par abonné pour Mobinil.

Les exemples ci-dessus soulignent d’importantes différences dans les prix des licences 3G. Le coût d’acquisition par abonné est presque 37 fois plus élevé au Kenya qu’en Egypte. Les opérateurs mobiles du Nigéria ont quant à eux payé presque dix fois plus que leurs homologues au Kenya. Quels ont été les critères retenus pour définir le prix des licences 3G ? La taille potentielle du marché des services de données ou la richesse économique de la population ?

Le Nigéria avec une population d’environ 160 millions d’habitants est quatre fois plus grand que le Kenya (avec une population d’environ 39 millions d’habitants) mais la population de l’Egypte (80 millions d’habitants) est seulement la moitié de celle du Nigéria. En analysant le produit intérieur brut annuel par habitant, en parité de pouvoir d’achat (PPA), l’Egypte est à 6,123 dollars US suivi du Nigéria à 2,249 dollars US et du Kenya à 1,730 dollars US (données 2009 du FMI). Bien que l’Egypte ne soit pas le plus grand pays par population dans ce groupe, il dispose du produit intérieur brut annuel par habitant le plus élevé et par conséquent ses habitants disposent potentiellement de plus d’argent à dépenser dans des services de données que le Nigéria et le Kenya. Sur la base des critères ci-dessus, des pays d’Afrique, petits et pauvres, devront réfléchir sérieusement

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