OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2016 > Janvier 2016 > Pourquoi les opérateurs télécoms ont bloqué les appels via Whatsapp

Pourquoi les opérateurs télécoms ont bloqué les appels via Whatsapp

mercredi 6 janvier 2016

Régulation des télécoms

Maroc Télécom, Inwi et Méditel ont décidé de bloquer les appels VoIP touchant aussi bien Viber, Skype que WhatsApp. Une décision qui s’explique par le manque à gagner occasionné par ces appels gratuits qui bénéficient aux consommateurs et aux nouveaux acteurs de l’économie numérique. Décryptage.

Coup dur pour les adeptes, de plus en plus nombreux, des appels VoIP gratuits via les applications de voix sur IP (Viber, Skype ou WhatsApp). Après les tentatives unilatérales et à faible impact de Maroc Télécom, les trois opérateurs des télécommunications marocains – Maroc Telecom, Inwi et Méditel– se sont, apparemment, entendus cette fois-ci pour agir ensemble en bloquant les appels VoIP touchant aussi bien Viber, Skype que WhatsApp. En tout cas, le blocage est total sur les réseaux 3G et 4G des trois opérateurs. Seule exception, celle du wifi qui fonctionne par intermittence. Mais pour combien de temps encore ?

Y a-t-il des voies de recours face à ce blocage ? La réponse est a priori non. En effet, selon la réglementation de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT/DG n°04-04), relative au statut de la téléphonie sur IP et qui traite aussi bien le volet exploitation commerciale pour le public que le transport pour tiers du trafic, ces services d’appels ne peuvent être offerts que par des opérateurs détenteurs de licences. Or, si les trois opérateurs marocains disposent des licences, ce n’est pas le cas des autres acteurs de l’économie numérique implantés dans d’autres pays et qui tirent pleinement profit de ces nouvelles technologies.

Enorme manque à gagner

Il ne faut pas perdre de vue que la principale raison de ce blocage est d’ordre pécuniaire. En effet, les appels gratuits via les applications Viber, Skype et WhatsApp détournent du trafic à l’international et occasionnent un énorme manque à gagner pour les opérateurs télécoms qui ont débloqué plusieurs milliards de dirhams pour acquérir des licences 2G, 3G et maintenant 4G.

D’ailleurs, dans le cadre de la « Note d’orientation générale » visant le développement du secteur des télécommunications à l’horizon 2018, le gouvernement s’est fixé comme objectif d’endiguer la baisse du chiffre d’affaires du secteur occasionné par la baisse des tarifs et le « recours de plus en plus important aux applications de type OTT –Over the top (Viber, Skype, WhatsApp, etc.) qui risque d’impacter durablement les revenus des opérateurs et affaiblissant, de ce fait, leurs capacités d’investissements ».

10 milliards de dirhams de taxes et impôts

Bref, les opérateurs ont presque la bénédiction de l’Etat qui prêche aussi pour sa paroisse. Ces nouveaux trafics occasionnent effectivement un manque à gagner pour l’Etat qui perçoit moins de recettes fiscales du fait du détournement d’une partie du trafic devant revenir aux opérateurs locaux. Or, les recettes générées annuellement par les opérateurs télécoms sous forme d’impôts et diverses taxes dépassent largement les 10 milliards de dirhams.

Si le consommateur est gagnant, avec des appels gratuits via ces applications, ce sont surtout les nouveaux acteurs opérateurs de l’économie numérique qui se font du beurre sur le dos des opérateurs télécoms. En effet, ces acteurs, localisés dans des pays développés, tirent des bénéfices indirects des clients qu’ils recrutent avec des impacts indéniables sur leur chiffre d’affaires et surtout sur leur valorisation en bourse. C’est ainsi qu’on comprend que WhatsApp, une application offrant un service gratuit mais qui compte des centaines de millions d’utilisateurs, soit vendue à Facebook à 19 milliards de dollars ! En fait ce que WahsApp a vendu, c’est la base client des opérateurs télécoms.

Des coûts de communication à l’international très élevés

Reste que pour le consommateur, c’est un coup dur, d’autant plus que les coûts de communication à l’international, notamment vers certaines destinations, sont encore très élevés. Du coup, si la décision prise par les opérateurs est globalement légitime, il n’en demeure pas moins qu’ils doivent aussi tenir compte de l’évolution du marché, de la digitalisation et donc essayer de chercher une parade salutaire. L’évolution de ce marché ne permettra pas des retours en arrière et les opérateurs télécoms doivent composer avec cette réalité.

Enfin, notons aussi que la montée du terrorisme pousse de plus en plus d’Etats à forcer les citoyens à utiliser des moyens de communication mieux contrôlés localement. Ceci pour également expliquer cela.

Moussa Diop

(Source : Le 360, 6 janvier 2016)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6525/7520 Régulation des télécoms
  • 525/7520 Télécentres/Cybercentres
  • 5517/7520 Economie numérique
  • 2804/7520 Politique nationale
  • 7235/7520 Fintech
  • 779/7520 Noms de domaine
  • 2871/7520 Produits et services
  • 2237/7520 Faits divers/Contentieux
  • 1117/7520 Nouveau site web
  • 7520/7520 Infrastructures
  • 2606/7520 TIC pour l’éducation
  • 282/7520 Recherche
  • 366/7520 Projet
  • 4919/7520 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2652/7520 Sonatel/Orange
  • 2396/7520 Licences de télécommunications
  • 421/7520 Sudatel/Expresso
  • 2102/7520 Régulation des médias
  • 1894/7520 Applications
  • 1600/7520 Mouvements sociaux
  • 2494/7520 Données personnelles
  • 191/7520 Big Data/Données ouvertes
  • 906/7520 Mouvement consumériste
  • 549/7520 Médias
  • 978/7520 Appels internationaux entrants
  • 2626/7520 Formation
  • 140/7520 Logiciel libre
  • 3011/7520 Politiques africaines
  • 1868/7520 Fiscalité
  • 251/7520 Art et culture
  • 865/7520 Genre
  • 2483/7520 Point de vue
  • 1489/7520 Commerce électronique
  • 2307/7520 Manifestation
  • 529/7520 Presse en ligne
  • 187/7520 Piratage
  • 314/7520 Téléservices
  • 1448/7520 Biométrie/Identité numérique
  • 459/7520 Environnement/Santé
  • 552/7520 Législation/Réglementation
  • 662/7520 Gouvernance
  • 2588/7520 Portrait/Entretien
  • 222/7520 Radio
  • 1080/7520 TIC pour la santé
  • 409/7520 Propriété intellectuelle
  • 89/7520 Langues/Localisation
  • 1623/7520 Médias/Réseaux sociaux
  • 2849/7520 Téléphonie
  • 289/7520 Désengagement de l’Etat
  • 1506/7520 Internet
  • 175/7520 Collectivités locales
  • 648/7520 Dédouanement électronique
  • 1697/7520 Usages et comportements
  • 1549/7520 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 837/7520 Audiovisuel
  • 4784/7520 Transformation digitale
  • 582/7520 Affaire Global Voice
  • 297/7520 Géomatique/Géolocalisation
  • 471/7520 Service universel
  • 1009/7520 Sentel/Tigo
  • 265/7520 Vie politique
  • 2279/7520 Distinction/Nomination
  • 53/7520 Handicapés
  • 1042/7520 Enseignement à distance
  • 1024/7520 Contenus numériques
  • 889/7520 Gestion de l’ARTP
  • 271/7520 Radios communautaires
  • 2787/7520 Qualité de service
  • 699/7520 Privatisation/Libéralisation
  • 198/7520 SMSI
  • 698/7520 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3999/7520 Innovation/Entreprenariat
  • 2071/7520 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 69/7520 Internet des objets
  • 255/7520 Free Sénégal
  • 837/7520 Intelligence artificielle
  • 302/7520 Editorial
  • 44/7520 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous